Test Blu-ray : Ash vs Evil Dead – Saison 1

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Ash vs – Saison 1

 
 
États-Unis : 2015
Titre original : –
Créateurs : , ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 5h10 environ
Genre : Série TV, Horreur, Comédie
Date de sortie DVD/BR : 16 décembre 2016

 

 

Ash Williams, ex tueur de démons, vient de passer ses 30 dernières années à vivre dans un camping-car et à bosser comme vendeur dans un magasin. Mais un soir, fortement alcoolisé, il fait l’erreur de lire le Nécronomicon qui fait revenir les Cadavéreux… Ash doit reprendre du service pour sauver le monde, mais cette fois, il n’est plus seul pour combattre les forces du Mal. Il sera aidé de Pablo et Kelly, deux vendeurs du magasin où il travaille…

 

 

La saison

[5/5]

Depuis la sortie de I – L’armée des ténèbres en 1992, des rumeurs concernant la mise en chantier d’une suite aux aventures d’Ash Williams ont régulièrement filtré à Hollywood, en particulier après les années 2000 et l’explosion de l’Internet « domestique ». Aux alentours de 2007 en particulier, tout semblait réuni pour orchestrer le retour d’Ash dans un nouveau film d’horreur, toujours mis en scène par , qui venait de se libérer de ses engagements vis-à-vis de la franchise Spider-man. Mais ce come-back tant attendu par les fanboys du monde entier a semble-t-il été court-circuité par la réalisation en 2013 du sympathique remake d’ premier du nom, mis en scène par Fede Alvarez.

Qu’à cela ne tienne : le retour d’Ash confronté à des hordes de « cadavéreux » verrait finalement bien le jour en 2015 grâce au Network américain Starz (Spartacus, Black sails…) ; qui coproduit le show avec Renaissance Pictures. Et force est de constater que la série, qui s’intitule Ash vs , probablement afin de marquer une rupture nette avec le remake et de souligner le retour aux affaires de , est un véritable rêve de geek devenu réalité.

Car Campbell, 58 ans, qui nous avait déjà bien fait marrer en s’amusant lui-même de son statut d’icône vieillissante dans Bubba Ho-tep (2002) et My name is Bruce (2007), se régale à nouveau à se vautrer dans l’autodérision, et son personnage de Ash ne lui épargne rien : toujours aussi limité, frimeur et imbu de sa personne, il en prendra littéralement « plein la gueule » au fil des dix épisodes que compte la première saison, dans un déluge de gags visuels « musclés » directement hérité des 3 Stooges qu’adorent tant Sam et Ted Raimi. Développant un scénario cohérent avec les trois premiers épisodes, tout en installant un nombre confortable de personnages nouveaux et attachants, la série mélange habilement l’humour et l’horreur.

Bénéficiant visiblement d’une totale liberté créative, l’équipe de scénaristes réunie autour des frères Raimi et de (tous trois crédités en tant que créateurs du show) se lâche totalement, nous proposant un récit empruntant dans un premier temps beaucoup au road movie pour se fixer, lors des trois derniers épisodes de la saison, dans la « cabane dans les bois », lieu de décor unique d’ et . Les gags fusent littéralement, audacieux et parfois bien « trash », de même que les dérives « gore », qui s’accumulent au fil des épisodes d’une façon encore jamais vue au cœur d’une série TV, tous networks et époques confondues. L’imagination des scénaristes ne trouvera ses limites que dans la mise en images du show, certains effets spéciaux numériques s’avérant un peu ratés, alors que les effets spéciaux old school réalisés à même le plateau sont quant à eux beaucoup plus réussis. Cela dit, même ces quelques approximations techniques ne parviendront pas à venir gâcher le pied monstrueux que prendra le spectateur devant cette première saison d’Ash vs  : les trois premiers films de la saga bénéficiaient également d’effets spéciaux rudimentaires et parfois approximatifs, sans que cela n’ait jamais gêné personne outre mesure.

D’un point de vue narratif, le récit fonctionne parfaitement, enchainant les moments de bravoure sans jamais donner l’impression d’être redondant ou répétitif – quelques idées vraiment excellentes émaillent l’ensemble de la saison, les clins d’yeux aux films de la saga et autres caméos sont absolument réjouissants, cette course en avant s’achevant sur un final nihiliste qui rappellera beaucoup à ceux qui l’ont vu la dernière séquence du « director’s cut » de L’armée des ténèbres. Les acteurs, réunis derrière un impérial crevant littéralement l’écran, font pour certains déjà partie de la « famille » Raimi : on retrouvera donc avec plaisir Lucy Lawless, qui incarnait Xena la guerrière dans la série éponyme créée par Rob Tapert (son mari et accessoirement producteur de la trilogie ) Kelson Henderson ou encore Peter Feeney (vus dans Hercule et/ou Xena) aux côtés de nouveaux venus attachants, tels que et dans les rôles de Kelly et Pablo. Formellement, les réalisateurs ont visiblement pu bénéficier de budgets relativement confortables, et nous proposent au détour de quelques cadrages des plans iconiques complètement fous ou des séquences d’un dynamisme absolu. La plupart d’entre eux sont de toutes façons d’excellents professionnels, formés aux contraintes de la réalisation de séries TV depuis de nombreuses années (une majorité d’entre eux étaient déjà régulièrement derrière la caméra sur Hercule et Xena), tournant vite et livrant des produits efficaces et techniquement carrés. On notera également la présence de lui-même à la réalisation du premier épisode, et quelques épisodes réalisés par Michael J. Bassett, un habitué du genre horrifique puisqu’il a réalisé entre 2002 et 2012 les films La tranchée, Wilderness, Solomon Kane et Silent Hill 2 : Révélation.

Bref, qu’ajouter de plus sinon qu’avec Ash vs , Starz et ont réalisé, sans la moindre concession apparente, la série que tous les fans de films d’horreur des années 80 attendaient avec impatience ? On trépigne donc maintenant d’impatience en attendant la sortie en Blu-ray / DVD de la deuxième saison, et on compte fébrilement les mois en attendant la diffusion sur Starz de la troisième, dont la diffusion devrait selon toute logique commencer aux alentours du mois de septembre 2017.

 

 

Le coffret Blu-ray

[5/5]

C’est qui sort aujourd’hui la première saison d’Ash vs sur support Blu-ray, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’éditeur a plutôt soigné sa copie : le résultat est superbe, définition au taquet, piqué d’une précision redoutable, couleurs éclatantes de naturel… Les scènes nocturnes, évidemment nombreuses, notamment sur les trois derniers épisodes, ne marquent par ailleurs aucune baisse de définition – on est vraiment en présence d’un beau coffret, proposant un excellent boulot technique. Même constat d’excellence pour les pistes son : la VO est mixée en Dolby TrueHD 7.1 et s’impose sans peine par son dynamisme de tous les instants, proposant des effets parfois surprenants et cartoonesques, dont l’impact est encore renforcé par un caisson de basses survitanimé. La répartition et le placement des voix est très subtil et le tout délivre une parfaite efficacité, c’est absolument grandiose. La VF proposée en Dolby Digital 5.1 a forcément un peu de mal à tenir la distance en comparaison, mais parvient néanmoins à nous proposer une bonne immersion. On notera que le doublage d’Ash est assuré par Thierry Mercier, qui succède à Patrick Floersheim, décédé en mars 2016, et qui doublait le personnage dans la cultissime VF d’I – L’armée des ténèbres.

Du côté des suppléments, on trouvera un making of d’une quinzaine de minutes et bourré de spoilers (un carton prévient néanmoins le spectateur en préambule), revenant épisode par épisode sur les différents « challenges » qui animaient l’équipe technique. On y apprend notamment que a manqué de s’étouffer sous les geysers de sang qui lui inondaient le visage sur le tournage de la scène qui l’oppose à son patron Mr Roper, au début du deuxième épisode. Le reste des suppléments est composé de deux courtes featurettes promo composées d’extraits de la saison (moins de trois minutes chacune), et intitulées Comment tuer une deadite (le terme adéquat utilisé dans la VF étant un « cadavéreux ») et Best of de la saison. De quoi prolonger le plaisir une petite vingtaine de minutes après avoir terminé le visionnage, même si, on l’avoue, au moment d’éjecter le deuxième Blu-ray du coffret, l’envie est forte d’y remettre le premier pour se refaire la saison en entier pour la deuxième / troisième / quatrième / cinquième fois [rayer la mention inutile].

 

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