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Test Blu-ray : Section 99 – Quartier de Haute Sécurité
Deux ans après Bone Tomahawk, western mâtiné d’horreur qui explosait littéralement avec son final-choc absolument répugnant, S.Craig Zahler revient avec dans sa besace un autre film de genre dégénéré et absolument fou. On vous prévient donc d’entrée de jeu : le film a beau naviguer dans un genre absolument différent du premier (le film de prison en l’occurrence), Section 99 - Quartier de Haute Sécurité n’en est pas moins à nouveau un film complètement taré, dissimulé derrière un sérieux de façade durant ses deux premiers tiers et nous proposant dans son dernier acte un véritable déchainement d’ultra-violence et de brutalité extrême à ne pas mettre devant tous les yeux. Bien sûr, la décontraction avec laquelle le cinéaste enchaine les horreurs dans la dernière partie du film a un côté vraiment surréaliste et cartoonesque (certains plans, tels que celui du visage à la peau complètement arrachée, semblent tout droit sortis de la série animée Happy tree friends), mais beaucoup de spectateurs risquent cependant aussi d’être choqués, voire même de ne pas réussir à aller au bout du long-métrage.
Test Blu-ray : Action ou vérité
Un concept aussi chtarbé que celui d'Action ou vérité nécessitait une folie furieuse et décomplexée, qui aurait été propice aux dérives et aux excès en tous genres... que le film de Jeff Wadlow se refuse obstinément à délivrer.
Test DVD : Stephanie
A l'instar de Brett Ratner ou Francis Lawrence, Akiva Goldsman fait partie de ces scénaristes et metteurs en scène Hollywoodiens dont les projets ne trouvent que très occasionnellement grâce aux yeux de la critique internationale, et s'avèrent par conséquent souvent montrés du doigt par les cinéphiles un peu partout à travers le monde.
Test DVD : Instalife
S'il s'avère plus intéressant qu'une bonne partie des comédies américaines qui sortent dans les salles françaises à longueur d'année, et s'il marque sans le plus petit doute possible la naissance d'un réel « auteur » de cinéma en la personne de Matt Spicer, Instalife fait néanmoins de cette race -relativement récente- de films américains qui embarrassent fortement les producteurs et distributeurs à travers le monde. Mais si le film n'a pas trouvé de distributeur pour une programmation dans les salles françaises et débarque aujourd'hui directement en DVD, ce n'est pas à cause d'éventuels défauts ou de critiques assassines : c'est juste qu'Instalife ne rentre réellement dans aucune « case » prédéterminée, de celles qui arrangeraient bien tout le monde afin de le vendre dans le monde entier.
Test Blu-ray : Pacific rim – Uprising
Une des caractéristiques les plus notables du blockbuster américain depuis le milieu des années 90 réside dans l’appropriation décomplexée des grands concepts, genres et autres éléments narratifs et visuels de l’animation japonaise. Petit à petit, le cinéma à grand spectacle américain a digéré les différents gimmicks des mangas et OAV de fantasy / science-fiction, jusqu’à trouver la bonne recette, le bon équilibre afin de faire prendre, entre autres, la fameuse recette du film de « super-héros » qui semble aujourd’hui indétrônable dans le monde du divertissement.
Test Blu-ray : Lady bird
L’actrice Greta Gerwig (Frances Ha) a glané plusieurs nominations aux Oscars (dont film et réalisatrice) pour Lady bird, chronique de personnages fragiles en butte avec les aléas de la vie.
Test Blu-ray : Cinquante nuances plus claires
S’il faut admettre qu’il s’agit d’un cas de figure relativement rare, il existe cependant certains romans qui « gagnent » indubitablement à se voir adaptés au cinéma. Il s’agit là d’un vaste et interminable débat, que nous ne ferons ici qu’effleurer du doigt, mais beaucoup d’observateurs conviendront avec l’auteur de ces lignes de la faiblesse d’écriture qui caractérisait la trilogie littéraire d’E.L. James initiée par le roman 50 nuances de Grey, qui se révéla contre toute attente un immense succès de librairie, confinant presque au phénomène de société. Suivant les pérégrinations érotiques d’une jeune femme dont la particularité était d’être une geignarde de première, les trois premiers romans développaient une bien piètre image de la femme contemporaine. La trame sentimentalo-érotique s’étant largement essoufflée à la fin du deuxième livre, qui mêlait la découverte des délices du « plug anal » et l’annonce du mariage d’Ana et de Christian Grey ; le troisième roman 50 nuances plus claires ajoutait donc aux ébats des jeunes mariés une espèce d’intrigue vaguement policière, un mystère de seconde zone qui permettait enfin à E.L. James de proposer autre chose que les sempiternelles remises en question de sa pleureuse d’héroïne, qui se découvrait de plus enceinte dans ce volume.
Test DVD : Pentagon Papers
Steven Spielberg n’est pas seulement un grand directeur d’acteurs, c’est aussi un metteur en scène incroyable (qui n’a lui non plus plus rien à prouver), dans le sens purement visuel (et sonore) du terme. Encore une fois, il est accompagné de son chef-opérateur fétiche, Janus Kaminski, avec qui il élabore des petits plans-séquence réussissant à être vertigineux sans jamais être tape-à-l’œil.
Test Blu-ray : Les heures sombres
C’est Universal Pictures qui permettra donc aujourd’hui aux fans et aux retardataires de voir et revoir Les heures sombres sur support Blu-ray, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’éditeur a vraiment soigné sa copie niveau master. L’image est sublime, la définition est d’une précision à couper le souffle, nous offrant un piqué réellement impressionnant, mettant en valeur la formidable photo du film signée Bruno Delbonnel, collaborateur régulier de Jean-Pierre Jeunet. Les couleurs et surtout les noirs ne dépareillent pas, et contribuent à proposer une immersion totale dans le film de Joe Wright. Pour ce qui est du son, la VO s’offre un puissant mixage Dolby Atmos, qui sera décodé en l’absence de matériel adéquat en Dolby TrueHD, et la VF nous est proposé dans un spectaculaire Dolby Digital + : ampleur et dynamisme échevelé sont au rendez-vous, le tout présentant de plus une finesse acoustique remarquable, l'idéal pour une immersion absolue au cœur du métrage.
Test DVD : Tremors 6 – A cold day in hell
On ne change pas une équipe qui gagne : trois ans après le succès de Tremors 5 en vidéo, Don Michael Paul (réalisateur) et John Whelpley (scénariste) ont donc remis le couvert avec Tremors 6 : A cold day to Hell, qui permet à Michael Gross de renouer avec son rôle fétiche de Burt Gummer, et au spectateur de se replonger dans la nostalgie en repensant à la saga initiée en 1990 par le chef d’œuvre de Ron Underwood.
Test DVD : A Ghost Story
Très beau moment de cinéma, A ghost story repose sur une vision unique de David Lowery. La construction évanescente du récit et l’inventivité de la mise en scène, avec plans lents et cadre particulier de l’image, possèdent une originalité précieuse.
Test Blu-ray : Le bonhomme de neige
Avec son style direct et un peu « bourrin », le romancier norvégien Jo Nesbø s’est créé une place à part dans le petit monde glacial et distancié du polar nordique. Si son approche du roman policier demeure relativement proche de celle proposée par ses confrères écrivains d’Europe du Nord (on est certes loin des provocations en tous genres pratiquées par l’irlandais Sam Millar par exemple), sa « patte » est tout de même reconnaissable par un attachement certain pour l’outrance, notamment dans la description des errances misanthropes de son personnage fétiche, l’inspecteur Harry Hole, qui permet à Nesbø de revisiter l’image classique du flic seul contre tous, accro à la clope et la boisson mais doué pour résoudre les enquêtes. Sous la plume de l’auteur, Hole deviendra une espèce d’enquêteur semi-clodo, que l’on retrouvera à ce jour dans un peu plus de dix romans, certes inégaux mais développant un certain goût du « malsain ».












