#Noël approche : BAD BOYS – L’intégrale en Coffret Blu-ray 4K Ultra-HD

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– L’intégrale en Coffret Blu-ray 4K Ultra-HD

Mine de rien, de confinement(s) en couvre-feu(x), les fêtes de fin d’année approchent tout de même à grands pas, et les éditeurs vidéo français ont tranquillement commencé à enchaîner les sorties 4K à destination de ce bon vieux Papa Noël. A quelques jours d’un réveillon de Noël 2020 qui promet décidément de ne pas vraiment être comme tous les autres, vient de sortir de sa hotte quelques-uns de ses plus grands classiques dans des coffrets 4K de luxe spécialement conçus pour que vous puissiez les trouver au pied du sapin.

Unanimement reconnue comme une des franchises les plus enthousiasmantes du cinéma d’action contemporain, la saga Bad Boys est constituée de trois films, dont les sorties très espacées dans le temps puisque la trilogie entamée en 1995 s’est achevée en 2020. Pour les fêtes, l’intégrale Bad Boys passe donc le cap de la 4K : l’occasion idéale de (re)découvrir les aventures riches en action survoltée de Mike et Marcus !

Bad Boys : Démarrage en trombe pour la saga

Bad boys marque les débuts de , fraîchement débarqué de la publicité qui dès ce premier film s’imposera quasiment comme « LE » réalisateur que l’intelligentsia adorerait détester pour les dix années à venir. Cinéaste de la forme, volontiers adepte de la vulgarité, du bling bling et de l’emphase, Michael Bay marquerait de suite son territoire en se faisant l’apôtre d’une certaine efficacité certes teintée de mauvais goût et de surenchère pyrotechnique. Un adepte du « cool », affichant sans complexe une vision pour le moins décontractée du médium cinéma, ouvertement clippesque et ultra-cut.

Pour autant, et même si dès ce premier film Bay réussissait à imposer une véritable signature visuelle – notamment avec son fameux plan à 360 degrés au cœur duquel la caméra tourne lentement autour de ses deux personnages en train de se relever – on ne pourra s’empêcher de penser qu’avant d’être à 100% un film de Michael Bay, Bad boys est sans doute avant tout un film estampillé du sceau de ses producteurs, Don Simpson et Jerry Bruckheimer. Recyclant sans vergogne des éléments issus d’autres franchises du genre, le film de Bay rappelle énormément le travail de Tony Scott sur Le flic de Beverly Hills 2, dont il recycle l’esthétique, l’abondance de filtres – notamment orangés – ou encore la violence, la vulgarité et même certaines idées, telles que celle d’utiliser de gros camions de chantier à des fins d’action spectaculaire.

Retrouvez l’intégralité de notre critique de Bad Boys en cliquant sur ce lien !

: Le meilleur film d’action de tous les temps ?

En revanche, la production de Bad boys II a débuté au moment idéal, profitant de quelques années de « flottement » au cours desquelles les productions menées par le mogul Jerry Bruckheimer ont commencé à décliner. Après le choc Matrix en 1999, puis avec le 11 Septembre qui est également venu bouleverser la donne, Bruckheimer n’était plus en phase avec le cinéma d’action, réitérant de vieilles recettes qui ne marchaient plus aussi bien qu’auparavant (60 secondes chrono, Bad company…). Conscient qu’il ne comprenait plus rien au genre, le producteur a probablement lâché la bride à Michael Bay en lui confiant les pleins pouvoirs. Et le cinéaste d’orchestrer pour l’occasion une grand-messe du chaos filmique, dynamitant / pervertissant de l’intérieur tous les codes et la narration par trop balisée du blockbuster Hollywoodien…

Faisant fi de toute évolution dramatique (et même de toute cohérence !), multipliant les plans absolument cinglés et les mouvements de caméra les plus vulgaires et les plus décadents, Bad boys II s’impose dès lors comme un majeur tendu bien haut à la critique internationale. Dès ses premières minutes, le film atomise littéralement son modèle de 1995 en poussant tous les curseurs à leur maximum, jusqu’au point de non-retour. Clinquant, spectaculaire, innovant. On ne compte plus en effet les idées folles portées à l’écran, permises par un budget confortable et une maitrise formelle absolue. Une course-poursuite durant laquelle des truands déversent sur leurs poursuivants les bagnoles d’un camion porte-voitures, un gunfight « circulaire » avec la caméra qui tourne à 360 degrés alors que les personnages se tirent dessus, une autre course-poursuite avec une ambulance à destination de la morgue semant les cadavres en route… On en passe et des meilleures, le tout s’orientant vers un final ultra-bourrin en forme de relecture badass de Commando, également largement agrémentée d’un gros clin d’œil au Police Story de Jackie Chan…

En somme, Bad boys II s’impose comme une véritable – et vibrante – ode au mauvais goût le plus racoleur, aux gags les plus gras, aux visuels les plus putassiers et les plus invraisemblables. Une explosion de bruit et de fureur, de folie et de couleurs. Bad boys II, c’est la quintessence d’un cinéma trash qui s’assume pleinement et sans complexes, fier d’être bête et méchant, fier de son inanité. Michael Bay s’y affranchit de toutes les contraintes du cinéma traditionnel (narration, évolution des personnages), se refuse même à impliquer émotionnellement le spectateur afin de développer un style absolument unique, visuel et sensitif, hallucinant et halluciné.

Retrouvez l’intégralité de notre critique de Bad Boys II en cliquant sur ce lien !

 : Retour aux affaires et passage de relais

Bad boys for life est réalisé par et . Grands fans du style Michael Bay et de la franchise Bad boys, ils se sont appropriés une partie du champ lexical de la saga, reprenant par exemple le fameux plan à 360 degrés au cœur duquel la caméra tourne lentement autour de ses deux personnages en train de se relever, le même que dans le premier film en effet miroir, le personnages regardant en effet du côté gauche de l’écran quand ceux de Bad boys regardaient vers la droite. Une façon élégante de souligner qu’en 1995, Mike et Marcus avaient l’avenir devant eux, alors qu’aujourd’hui, leur regard est d’avantage tourné vers leur passé… Car (Mike) a 51 ans, et (Marcus) en a 55 – et le moins que l’on puisse dire, c’est que les héros sont fatigués…

D’une façon finalement assez logique, dès les premières minutes de Bad boys for life, on comprend à la mine bouffie de Will Smith et au double-menton de Martin Lawrence que le déluge d’action et les expérimentations visuelles et sonores de Bad boys II ne seront pas à l’ordre du jour. Tant mieux dans un sens, car les deux papys flingueurs n’auraient pas pu suivre le rythme, même si une idée de transmission et de passage de relais vers une équipe de jeunes – étonnamment cohérente et sympathique d’ailleurs – est bien ici à l’ordre du jour. Point non plus de mise en scène en mode trash, de plans séquences décomplexés suivant des trajectoires impossibles, retour à une certaine sobriété, une certaine modestie, qui permettra au climax prenant place au Mexique – et s’imposant comme la seule vraie séquence d’action du film – de se lâcher totalement et de nous proposer un très grand spectacle visuel.

Face aux difficultés du duo d’acteurs principaux d’assumer physiquement une bonne scène d’action, cette bande de petits jeunes permettra à Adil El Arbi et Bilall Fallah de donner le change jusqu’à l’impressionnante scène finale, prenant place dans une église abandonnée au Mexique. Cette dernière nous offrira d’ailleurs le quota de fun et de frissons de plaisir attendus, amplifiés il faut l’avouer tout au long du métrage par le talent de formalistes des deux cinéastes belges, qui sont suffisamment malins pour imposer des plans tantôt efficaces et très solides (l’arrivée de l’hélico durant la scène du side-car, le plan sur un Will Smith enchaînant trois mecs à la John Wick pendant la scène du garage), tantôt vraiment bien vus et innovants, avec notamment « LE » plan du film, du jamais vu, qui vaut à lui seul la découverte de Bad boys for life avec le personnage de Rita (Paola Núñez) qui tire vers le plafond avec la caméra qui pivote à 90 degrés. Un plan qui a méchamment de la gueule et qui fait plaisir, tout comme le recours « raisonnable » aux effets spéciaux numériques, le film marquant une nette préférence pour les effets réalisés à même le plateau.

Retrouvez l’intégralité de notre critique de Bad Boys for life en cliquant sur ce lien !

Le coffret Blu-ray 4K Ultra-HD

Redécouvrir la saga Bad Boys – et en particulier le deuxième opus – en 4K tient réellement du rêve éveillé. Il faut dire aussi que Michael Bay, très souvent décrié en son temps, avait livré avec Bad Boys II le film idéal pour le support Ultra-Haute-Définition… Avec vingt ans d’avance ! Véritable explosion de son et de couleurs, la franchise atteint avec ce transfert 4K Ultra-HD l’une des images les plus exceptionnelles auxquelles on puisse rêver. La qualité d’image est incroyable, proposant une impressionnante amélioration de la résolution et de l’étalonnage des couleurs HDR. Les textures sont incroyables, denses et profondes, et le tout s’imposera auprès du spectateur – forcément bouche bée – avec une précision chirurgicale. Le rendu du grain cinéma est également un peu plus fin que sur les équivalents Blu-ray des films de la saga. C’est donc du grand Art : il s’agit de transferts 4K Ultra-HD de tout premier ordre, qui risquent fort de devenir de véritables références en termes d’image et de son.

Parce côté son, cette intégrale Bad Boys nous propose en VO une bande-son Dolby Atmos qui tue du début à la fin. Prévenez les voisins, car ça va vraiment dépoter. Le rendu acoustique des trois films est tonitruant, d’un dynamisme de tous les instants maîtrisant peine l’intégralité des canaux de diffusion. Les mixages tirent pleinement parti de chaque haut-parleur, et chaque détail sonore prendra son importance avec finesse et puissance. D’une précision et d’une fluidité totale, ces mixages permettront de créer une immersion parfaite pour le spectateur, littéralement bringuebalé dans le chaos des nombreuses scènes d’action de la saga. Chapeau bas à Sony Pictures, qui nous livre ici une présentation optimale pour les trois films de la franchise. Du côté des versions françaises, ces dernières sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1 et s’imposent sans peine par leur dynamisme de tous les instants, proposant des effets parfois surprenants et spatialisés du tonnerre, dont l’impact est encore renforcé par un caisson de basses carrément survitanimé. La répartition et le placement des voix est très subtil et le tout délivre une parfaite efficacité, c’est superbe. Bien sûr, elles s’avèrent tout de même en retrait par rapport à leurs homologues en VO et auront globalement un peu de mal à tenir la distance en comparaison, mais parvient néanmoins à nous proposer une immersion folle.

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