Les Anniversaires du mois de mars 2017

0
230

Voici la liste des grands noms du cinéma qui célébreront un important pendant le mois de mars 2017 :

 

Le mercredi 1er mars

Harry Belafonte (90 ans) : tout juste de neuf jours plus jeune que son ami proche et contemporain Sidney Poitier, ce chanteur américain n’a guère eu le même impact que ce dernier dans le domaine de la représentation de la population afro-américaine dans le cinéma hollywoodien. En tout et pour tout, il n’a en effet interprété qu’une dizaine de rôles, dans des films comme Carmen Jones de Otto Preminger, Le Monde la chair et le diable de Ranald McDougall, Le Coup de l’escalier de Robert Wise, Uptown Saturday Night de Sidney Poitier, ainsi que plus récemment White man de Desmond Nakano, Kansas City de Robert Altman et Bobby de Emilio Estevez. Car c’est avant tout en tant qu’ambassadeur de rythmes caribéens et avocat véhément des droits de l’homme qu’il s’est fait une place de choix dans la culture populaire américaine de la deuxième moitié du siècle dernier. Pour son inlassable implication dans toutes sortes d’œuvres humanitaires, il a reçu en 2014 le Jean Hersholt Award de l’Académie du cinéma américain, l’occasion pour lui de tenir un discours de remerciement à la fois percutant et gracieux. Les critiques de New York lui avaient attribué leur prix du Meilleur acteur dans un second rôle en 1996 pour Kansas City.


Le lundi 6 mars

(70 ans) : depuis près de vingt ans, les films de ce réalisateur américain ne rencontrent plus le succès. Que ce soit le récent Ainsi va la vie, La Rumeur court ou Une vie à deux, nous titubons d’une déception à l’autre avec les films de Rob Reiner, qui avait pourtant su orchestrer quelques divertissements de qualité auparavant, Stand by me, Quand Harry rencontre Sally, Misery, Des hommes d’honneur et Le Président et Miss Wade en tête. A moins que ses derniers films les plus réussis, tel que Un été magique, n’aient joui de malchance en sortant à peine en dehors des écrans américains. Toujours est-il que nous ne retenons point notre souffle dans l’attente de son prochain film, une biographie du président Lyndon B. Johnson, interprété par Woody Harrelson. Parallèlement à sa carrière de réalisateur, Reiner est également acteur, surtout connu pour son rôle de Meathead dans la série à succès des années 1970 « All in the Family », mais collaborant de même avec des confrères comme Danny DeVito (Balance maman hors du train), Mike Nichols (Bons baisers d’Hollywood), Woody Allen (Coups de feu sur Broadway), Nora Ephron (Joyeux Noël) et Martin Scorsese (Le Loup de Wall Street). Rob Reiner a été nommé à l’Oscar en tant que producteur du Meilleur Film Des hommes d’honneur en 1993. Il a été nommé à neuf reprises aux Golden Globes et trois fois aux Directors Guild Awards. Il est le fils de et a été marié avec la réalisatrice Penny Marshall pendant les années ’70.


Le mercredi 8 mars

(70 ans) : les chansons écrites par cette auteure-compositrice américaine ne comptent certes pas parmi les sommets de la musique populaire américaine des années 1970-90. Elle a néanmoins su contribuer quelques paroles mémorables, notamment dans des films comme Les Anges aux poings serrés de James Clavell (« Off and running »), le James Bond L’Espion qui m’aimait de Lewis Gilbert (« Nobody does it better »), Merci d’avoir été ma femme de Alan J. Pakula (« Starting over »), Elle de Blake Edwards (« Don’t call it love »), Arthur de Steve Gordon (« Arthur’s Theme »), Continental divide de Michael Apted (« Never say goodbye »), Making love de Arthur Hiller (« Making love »), Coup double de Jeff Kanew (« They don’t make them like they used to »), Trois hommes et un bébé de Leonard Nimoy (« The Minute I saw you »), Buster de David Green (« A groovy kind of love »), Junior de Ivan Reitman (« Look what love has done »), Excalibur L’Epée magique de Frederik Du Chau (« The Prayer ») et Grace is gone de James C. Strouse (« Grace is gone »). Elle a été nommée à six reprises à l’Oscar de la Meilleure chanson et l’a gagné en 1982 pour « Arthur’s Theme » de Arthur, aux côtés de son mari de l’époque, le compositeur Burt Bacharach. Elle a été nommée onze fois aux Golden Globes et l’a gagné deux fois, pour Arthur et pour « The Prayer » de Excalibur L’Epée magique en 1999.


Le samedi 18 mars

(70 ans) : au fil d’une carrière longue de plus de quarante ans, cet acteur français a su gagner une place de choix dans le cœur du public français. Il fait partie de cette génération d’acteurs fiables, qui ne cumulent pas les succès tonitruants, mais dont chaque interprétation – ou presque – fait preuve d’une humanité et d’une modestie forcément séduisantes. Chesnais avait fait ses premiers pas au cinéma dès le milieu des années 1970 dans des films comme Les Naufragés de l’île de la Tortue de Jacques Rozier et Le Dossier 51 de Michel Deville. Pendant les années ’80, il avait entre autres participé à L’Empreinte des géants de Robert Enrico, La Provinciale de Claude Goretta et La Lectrice de Michel Deville, ainsi que pendant la décennie suivante à Il y a des jours et des lunes et La Belle histoire de Claude Lelouch, L’Autrichienne de Pierre Granier-Deferre, Netchaïev est de retour de Jacques Deray, Triplex de Georges Lautner, La Pagaille de Pascal Thomas, Aux petits bonheurs de Michel Deville, Post coïtum animal triste de Brigitte Roüan, Les Enfants du siècle de Diane Kurys et Kennedy et moi de Sam Karmann. Au début des années 2000, il réalise son seul long-métrage à ce jour, Charmant garçon, dans lequel il joue également, avant de retourner devant la caméra chez Manuel Poirier (Te quiero), Rémi Waterhouse (Mille millièmes), Alexandre Arcady (Mariage mixte), Philippe Harel (Tu vas rire mais je te quitte), Stéphane Brizé (Je ne suis pas là pour être aimé), Michel Leclerc (J’invente rien), Julian Schnabel (Le Scaphandre et le papillon), Danièle Thompson (Le Code a changé), Jean Becker (Bienvenue parmi nous), Marion Vernoux (Les Beaux jours) et Diastème (Juillet août). Il a gagné le César du Meilleur acteur dans un second rôle en 1989 pour La Lectrice et a également été nommé pour Je ne suis pas là pour être aimé et Les Beaux jours.


Le dimanche 19 mars

(70 ans) : très recherchée pendant les années 1980, cette actrice américaine a néanmoins su se réinventer au fil du temps pour ne pas complètement disparaître de l’actualité. Elle s’était en effet imposée dès ses premiers films, à savoir Le Monde selon Garp de George Roy Hill, Les Copains d’abord de Lawrence Kasdan et Le Meilleur de Barry Levinson. Elle avait alors enchaîné sur des rôles principaux mémorables dans A double tranchant de Richard Marquand, Liaison fatale de Adrian Lyne et Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears – César du Meilleur Film étranger en 1990. Puis vint une descente subite aux seconds rôles, toujours interprétés avec la même intensité, entre autres dans Le Mystère von Bulow de Barbet Schroeder, Hamlet de Franco Zeffirelli, Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg, La Maison aux esprits de Bille August, Le Journal de Ron Howard, Mary Reilly de Stephen Frears, Mars attacks de Tim Burton et Air Force One de Wolfgang Petersen, entrecoupée de rares rôles plus importants dans La Tentation de Vénus de Istvan Szabo, Les 101 dalmatiens de Stephen Herek, Paradise Road de Bruce Beresford et Cookie’s Fortune de Robert Altman. A partir des années 2000, c’est surtout grâce à la télévision que Glenn Close trouve du travail, par exemple dans le téléfilm « The Lion in Winter » de Andreï Konchalovski et les séries « The Shield » et les cinq saisons de « Damages ». Pendant ce temps, le cinéma ne la fait tourner que dans Ce que je sais d’elle d’un simple regard, Nine lives et Albert Nobbs de Rodrigo Garcia, 102 dalmatiens de Kevin Lima, Le Divorce de James Ivory, Et l’homme créa la femme de Frank Oz, Evening de Lajos Koltai, Les Gardiens de la galaxie de James Gunn, La Fabuleuse Gilly Hopkins de Stephen Herek et Warcraft Le commencement de Duncan Jones. Avec ses six nominations aux Oscars, accumulées entre Le Monde selon Garp et Albert Nobbs, Glenn Close est l’actrice vivante la plus souvent nommée sans jamais remporter le trophée convoité. Elle a eu légèrement plus de chance aux Golden Globes (treize nominations et deux prix pour « The Lion in Winter » et « Damages ») et aux Emmies (quatorze nominations et trois prix).

(65 ans) : le dernier nabab de Hollywood, c’est lui ! Ce producteur américain ne brille peut-être pas par ses succès commerciaux en série. Il maîtrise par contre à la perfection la machine promotionnelle pour décrocher des nominations aux Oscars et parfois des prix, comme démontré très récemment par Lion de Garth Davis, nommé à six reprises quoique reparti bredouille de la dernière cérémonie des Oscars. Avec son frère cadet Bob Weinstein, il a d’abord exercé la magie du producteur-distributeur tout puissant et donc simultanément respecté et haï au sein de la société Miramax, sous l’étroite surveillance du studio Disney. Parmi ses réussites les plus éclatantes pendant cette période comptent True romance de Tony Scott, Pulp Fiction – Palme d’or au Festival de Cannes en 1994 – et Jackie Brown de de Quentin Tarantino, Le Patient anglais de Anthony Minghella – Oscar du Meilleur Film en 1997 –, la série des Scream de Wes Craven, Will Hunting de Gus Van Sant, Shakespeare in love de John Madden – Oscar du Meilleur Film en 1999 –, L’œuvre de Dieu la part du diable et Le Chocolat de Lasse Hallström, Gangs of New York et Aviator de Martin Scorsese, Chicago de Rob Marshall – Oscar du Meilleur Film en 2003 –, Fahrenheit 9/11 de Michael Moore – Palme d’or au Festival de Cannes en 2004 – et Neverland de Marc Forster. Après avoir été écartés de Miramax en 2005, les frères fondent leur propre structure de production et de distribution, The Weinstein Company, qui depuis a été entre autres responsable de John Rambo de Sylvester Stallone, The Reader de Stephen Daldry, Inglourious Basterds, Django unchained et Les Huit salopards de Quentin Tarantino, Le Discours d’un roi de Tom Hooper – Oscar du Meilleur Film en 2011 –, Happiness Therapy de David O. Russell, Le Majordome de Lee Daniels, Big eyes de Tim Burton et Carol de Todd Haynes. Harvey Weinstein a personnellement gagné l’Oscar du Meilleur Film en tant que producteur de Shakespeare in Love et il a été nommé une deuxième fois pour Gangs of New York.


Le lundi 20 mars

Carl Reiner (95 ans) : pour les jeunes générations, Carl Reiner est surtout connu en tant qu’acteur pour son rôle de Saul Bloom dans les trois aventures de Danny Ocean mises en scène par Steven Soderbergh. Auparavant, sa carrière devant la caméra remonte jusqu’aux balbutiements de la télévision au début des années 1950, puis au cinéma dans des films comme Le Mort récalcitrant de George Marshall, Le Piment de la vie, Gare à la peinture et Les Russes arrivent les Russes arrivent de Norman Jewison, Un monde fou fou fou fou de Stanley Kramer, Suicidez-moi docteur de Burt Reynolds, Les Taudis de Beverly Hills de Tamara Jenkins et donc Ocean’s Eleven et ses deux suites. Il dispose également d’une filmographie plus que respectable en tant que réalisateur de comédies telles que Oh god avec George Burns, Le Seul et unique avec Henry Winkler, Un vrai schnock, Les Cadavres ne portent pas de costard, L’Homme aux deux cerveaux et Solo pour deux avec Steve Martin, Vacances d’enfer avec John Candy, L’Amour dans de beaux draps avec Kirstie Alley, Fatal instinct avec Armand Assante et C’est ça l’amour ? avec Bette Midler. Carl Reiner a cependant eu ses plus grands succès en tant que scénariste et producteur de télévision, soit grâce à sa collaboration avec des géants de la comédie à l’américaine comme Sid Caesar et Mel Brooks, soit en étant responsable de la série extrêmement populaire dans les années ’60 « The Dick Van Dyke Show ». De ses quinze nominations aux Emmies, Carl Reiner a gagné neuf, dont cinq pour « The Dick Van Dyke Show ». Il est le père du réalisateur Rob Reiner (Quand Harry rencontre Sally).

(60 ans) : à l’image de Glenn Close, cette actrice américaine a connu son époque de gloire dans les années ’80, toutefois sans trouver des rôles adéquats par la suite. Après son premier rôle dans le dernier film de Elia Kazan, Le Dernier nabab en 1976, suivi de Le Récidiviste de Ulu Grosbard, elle commence une longue et fructueuse collaboration avec son futur mari, le réalisateur Nicolas Roeg, en 1980 avec Enquête sur une passion. Elle tournera pour lui dans quatre films supplémentaires : Eureka, Une nuit de réflexion, Track 29, Cold Heaven, ainsi que l’épisode du film collectif Aria. En parallèle, elle a joué dans La Veuve noire de Bob Rafelson, Preuve à l’appui de Michael Crichton, La Putain de Ken Russell et Kafka de Steven Soderbergh. A partir des années ’90, elle se faisait beaucoup plus rare, n’apparaissant que dans Les Mille et une vies d’Hector de Bill Forsyth, Sexcrimes de John McNaughton, Danny Balint de Henry Bean et Spider-Man 3 de Sam Raimi.

(60 ans) : l’un des plus influents réalisateurs afro-américains pendant une vingtaine d’années, à partir du milieu des années ’80, Spike Lee peine récemment à reprendre son souffle créatif. Alors que des confrères comme Lee Daniels et Barry Jenkins ont depuis repris le flambeau de la représentation au cinéma de la population afro-américaine – de même que dans un registre presque exclusivement comique Tyler Perry –, Spike Lee a un peu précocement atteint l’âge de l’éminence grise, symbolisé par son Oscar d’honneur obtenu en 2015, ainsi qu’un César d’honneur douze ans plus tôt. Ses premiers films étaient pourtant pleins de rage et de fureur, comme le montrent Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, Do the right thing avec Danny Aiello, Mo’Better Blues, Malcolm X et He got game avec Denzel Washington, Jungle fever avec Wesley Snipes, Crooklyn avec Delroy Lindo, Clockers avec Harvey Keitel, Girl Six avec Isaiah Washington, Get on the bus avec André Braugher, The Very Black Show avec Damon Wayans et She hate me avec Anthony Mackie. A partir de 1999 et Summer of Sam avec John Leguizamo, Spike Lee avait de temps en temps quitté son terrain de prédilection de l’étude des rapports raciaux aux Etats-Unis, un élargissement d’horizon thématique dont les réussites les plus impressionnantes étaient La 25ème heure avec Edward Norton et Inside Man L’Homme de l’intérieur avec Jodie Foster. Ses films suivants étaient hélas décevants, comme le remake de Old boy avec Josh Brolin, voire jugés trop peu porteurs pour sortir sur le marché français, comme Miracle à Santa-Anna avec Derek Luke et Chi-Raq avec Nick Cannon. Spike Lee a été nommé deux fois aux Oscars, pour le Meilleur scénario original de Do the right thing en 1990 et pour le long-métrage documentaire 4 Little girls huit ans plus tard.


Le mercredi 22 mars

(80 ans) : le nom de ce compositeur américain est étroitement associé à celui du réalisateur David Lynch, pour lequel il a écrit la musique de pas moins de six films : Blue velvet, Sailor & Lula – Palme d’or au Festival de Cannes en 1990 –, Twin Peaks Les 7 derniers jours de Laura Palmer, Lost Highway, Une histoire vraie et Mulholland Drive. Il a également composé pour Norman Mailer (Les Vrais durs ne dansent pas), Joel Schumacher (Cousins), Paul Schrader (Etrange séduction, Les Amants éternels, Auto Focus et Dominion), Jean-Pierre Jeunet (La Cité des enfants perdus et Un long dimanche de fiançailles), Mark Pellington (Arlington Road), Jane Campion (Holy Smoke), Danny Boyle (La Plage), Nicole Garcia (L’Adversaire), Eli Roth (Cabin fever Fièvre noire) et Walter Salles (Dark water). Angelo Badalamenti a été nommé à deux reprises aux Golden Globes pour Une histoire vraie et Mulholland Drive. Il a reçu trois nominations aux Emmies pour la série « Twin Peaks » en 1990. Enfin, ses deux films avec Jean-Pierre Jeunet lui ont valu autant de nominations aux César en 1996 et 2005.


Le jeudi 23 mars

Michael Haneke (75 ans) : arrivé sur le tard à la réalisation de films de cinéma, après un détour par la télévision, ce réalisateur allemand compte au moins depuis le début du siècle parmi les cinéastes majeurs du cinéma européen et mondial. Habitué du Festival de Cannes, où il devrait présenter avec une probabilité écrasante son nouveau film Happy end avec Isabelle Huppert au mois de mai et où il fait partie du club exclusif des réalisateurs aux deux Palmes d’or, lauréat de l’Oscar du Meilleur Film étranger et de trois César, honoré par la Cinémathèque Française avec une rétrospective à l’automne 2009, Haneke n’a plus rien à prouver. Il persévère pourtant dans son style austère et cynique, qui nous fait attendre avec impatience chacun de ses nouveaux films. Après des débuts plutôt discrets, avec Le Septième continent, Benny’s vidéo avec Ulrich Mühe et 71 fragments d’une chronologie du hasard, Haneke choque pour la première fois un public moins confidentiel avec Funny games, présenté en compétition au Festival de Cannes en 1997. Il récidive avec Code inconnu avec Juliette Binoche, puis La Pianiste avec Isabelle Huppert et Benoît Magimel, Grand prix du jury et double prix d’interprétation à Cannes en 2001. Il retrouve Isabelle Huppert dans Le Temps du loup, avant de décrocher un nouveau prix à Cannes, cette fois celui du Meilleur réalisateur pour Caché avec Juliette Binoche et Daniel Auteuil. Un détour par le cinéma américain avec Funny games U.S. avec Naomi Watts et Tim Roth plus tard, il est désormais temps pour sa double consécration suprême, grâce aux deux Palmes d’or consécutives en 2009 et 2012 pour Le Ruban blanc et Amour. Pour ce dernier, il sera également nommé à l’Oscar du Meilleur réalisateur et du Meilleur scénario original. Parallèlement à son activité filmique, Michael Haneke est un metteur en scène d’opéra très prisé à la fois à Paris et à Vienne. Il avait fait l’objet du documentaire Michael Haneke Profession réalisateur de Yves Montmayeur, qui était sorti au cinéma en France en mai 2014.


Le lundi 27 mars

(75 ans) : ce mois-ci, Theresa Russell peut se consoler de ne pas être la seule à ne pas avoir su prolonger sa renommée au delà de sa période faste. Une vedette et un jeune premier incontournable dans les années 1970, cet acteur anglais a encore beaucoup tourné à la télévision par la suite, mais sans renouveler le succès de ses films les plus populaires comme Cabaret de Bob Fosse, Les Trois mousquetaires et ses suites de Richard Lester, Le Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, L’Âge de cristal de Michael Anderson et L’Île du docteur Moreau de Don Taylor. Après ses débuts au milieu des années ’60 dans Accident de Joseph Losey, La Mégère apprivoisée et Roméo et Juliette de Franco Zeffirelli, 2 Anglaises en délire de Desmond Davis, Le guru de James Ivory et Justine de George Cukor, Michael York avait également joué pendant la décennie suivante dans La Poudre d’escampette de Philippe De Broca, Zeppelin de Etienne Périer, Les Horizons perdus de Charles Jarrott, Coupable sans visage de Michael Anderson, Sept nuits au Japon de Lewis Gilbert, Mon beau légionnaire de Marty Feldman et Opération intrépide de Peter Carter. A partir des années ’80, ses rôles au cinéma se faisaient de plus en plus rares, malgré Au nom de tous les miens de Robert Enrico, Le Succès à tout prix de Jerzy Skolimowski, L’Aube de Miklos Jancso, Austin Powers de Jay Roach, Studio 54 de Mark Christopher et Bruegel Le Moulin et la croix de Lech Majewski. Il a été nommé à l’Emmy dans la catégorie du Meilleur acteur invité en 2001 pour la série « The Lot ».


Le mercredi 29 mars

(60 ans) : difficile de devenir une star internationale, quand on est un acteur français. En ce moment, cette opportunité indiffère visiblement l’oscarisé Jean Dujardin, tandis que le césarisé Omar Sy cultive apparemment encore quelques ambitions en cette direction. Parmi les rares frenchies qui ont réussi au moins temporairement l’exploit compte Christophe Lambert, connu surtout à l’étranger pour son rôle emblématique de Highlander dans le film de Russell Mulcahy. Mais chez lui aussi, le temps des sollicitations incessantes se résume à une période assez courte, en l’occurrence la deuxième moitié des années ’80. Avant, on pouvait le découvrir dans Putain d’histoire d’amour de Gilles Béhat et Légitime violence de Serge Leroy. Choisi pour incarner Tarzan dans Greystoke La Légende de Tarzan de Hugh Hudson, un échec cuisant au box-office américain mais apprécié par le public français, Lambert enchaînait avec des rôles majeurs dans Paroles et musique de Elie Chouraqui, Subway de Luc Besson, pour lequel il gagna le César du Meilleur acteur en 1986, puis le phénomène international Highlander. Le choix de projets plutôt ambitieux comme I love you de Marco Ferreri, Le Sicilien de Michael Cimino et Le Complot de Agnieszka Holland freinait un temps sa carrière. Après une nouvelle parenthèse américaine, ponctuée de Highlander Le Retour de Russell Mulcahy, Face à face de Carl Schenkel, Fortress de Stuart Gordon, La Proie de J.F. Lawton, Mortal kombat de Paul W.S. Anderson et Adrénaline de Albert Pyun, Lambert était rentré en France pour Hercule & Sherlock de Jeannot Szwarc et Arlette de Claude Zidi, avant de tenter sa chance en Italie avec Nirvana de Gabriele Salvatores. Avant le bide monumental de Vercingétorix de Jacques Dorfmann en 2001, il était à l’affiche de Resurrection de Russell Mulcahy et Fortress 2 Réincarnation de Geoff Murphy. Depuis, sa liaison avec Sophie Marceau a plus fait parler de lui que ses films, comme Le Lièvre de Vatanen de Marc Rivière, La Disparue de Deauville de Sophie Marceau, White material de Claire Denis, Un + une et Chacun sa vie de Claude Lelouch, qui sortira deux semaines avant son anniversaire.


Le jeudi 30 mars

(80 ans) : membre éminent des légendes vivantes d’Hollywood grâce à son travail parcimonieux, mais de qualité en tant qu’acteur, réalisateur, scénariste et producteur, Warren Beatty n’avait pas vraiment besoin d’un prétexte supplémentaire pour se trouver dans les feux croisés de l’actualité. C’était sans compter avec le cafouillage à la fin de la dernière cérémonie des Oscars, où il aurait dû présenter dignement l’Oscar du Meilleur Film en compagnie de sa partenaire dans le légendaire Bonnie et Clyde de Arthur Penn, Faye Dunaway. Comme l’humanité entière le sait, cela ne s’est pas du tout passé comme prévu. Puisque Beatty n’est point un boulimique de travail, il y a de fortes chances que l’on n’entendra plus parler de lui après ce scandale, dont il était l’acteur aussi involontaire que déboussolé. Après avoir tenu ses premiers rôles à la télévision à la fin des années 1950, il fait une entrée fracassante au cinéma en 1961 grâce à La Fièvre dans le sang de Elia Kazan. Il poursuit sur sa lancée du rôle du beau séducteur malicieux avec Le Visage du plaisir de José Quintero, L’Ange de la violence de John Frankenheimer, Lilith de Robert Rossen, Mickey One de Arthur Penn, Promise her anything de Arthur Hiller et Le Gentleman de Londres de Jack Smight. Il s’investit pour la première fois en tant que producteur dans Bonnie et Clyde et sera par la suite le producteur des films qu’il réalisera. Avant de passer une première fois derrière la caméra pour Le Ciel peut attendre en 1978, il jouit d’une aura de star engagée et intouchable grâce à Las Vegas un couple de George Stevens, John McCabe de Robert Altman, Dollars de Richard Brooks, A cause d’un assassinat de Alan J. Pakula, Shampoo de Hal Ashby et La Bonne fortune de Mike Nichols. Une fois la casquette de réalisateur fermement vissée sur sa tête, il ne jouera plus que dans quatre films d’autres réalisateurs, dont seul Bugsy de Barry Levinson est un succès, face aux échecs parfois historiques de Ishtar de Elaine May, Rendez-vous avec le destin de Glenn Gordon Caron et Potins mondains & amnésies partielles de Peter Chelsom. Ses propres films jouissent néanmoins d’un prestige considérable, comme le démontrent l’épopée historique Reds en 1981, l’adaptation de bande dessinée Dick Tracy en 1990 et la satire politique Bulworth en 1998. Son dernier film, L’Exception à la règle, où il incarne Howard Hughes, a malheureusement eu si peu de succès aux Etats-Unis en novembre dernier, que sa sortie française a été prestement déprogrammée. Warren Beatty a été nommé à quatorze reprise aux Oscars et a gagné celui du Meilleur réalisateur en 1982 pour Reds. Il a gagné le prix honorifique Irving G. Thalberg en 2000. Il a reçu le prix du American Film Institute pour l’ensemble de son œuvre en 2008 et un Lion d’or d’honneur au Festival de Venise en 1998. Il est le frère cadet de l’actrice Shirley MacLaine (La Garçonnière) et il est marié depuis près de vingt-cinq ans avec l’actrice Annette Bening (20th Century Women).

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici