Le box-office de la semaine du 5 juin 2019

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© The Jokers / Les Bookkers Tous droits réservés

De vieilles connaissances qui déçoivent et le ciné asiatique palmé qui fait une percée spectaculaire : le box-office français de cette seine 23, allant du 5 au 11 juin, aime visiblement la complémentarité des extrêmes. Une offre de nouveautés pas inintéressante dans sa diversité lui a en tout cas permis d’enregistrer la troisième seine en hausse, cette fois-ci de plus d’un demi-million de spectateurs pour cumuler au delà des 3 250 000 entrées hebdodaires. Ce qui signifie également que pour la première fois depuis un mois, les chiffres de la fréquentation sont supérieurs à la moyenne calculée depuis le début du siècle. Un début de juin assez prometteur en somme, confirmé de surcroît par une belle progression globale au cours du mois précédent, en hausse de près de 10 % – 9,6 % pour être tout à fait exact – selon les premières estitions du CNC. La seule ombre au tableau, nullement étonnante pour la saison, est la faible part de rché du ciné français, qui s’accroche assez misérablement à ses 16 %, 7 % de moins que la seine dernière ! Et encore, on est en droit de se dender de quelle profondeur du classement sort ce chiffre, puisque une seule production française défend vaillamment les couleurs nationales au sein du Top 10 !

Meilleure première séance parisienne et meilleure moyenne par copie des résultats du premier jour et de la première seine en France : de Bong Joon-ho crée la sensation, à la fois pour une Palme d’or, pas nécessairement habituées à un tel plébiscite, et pour le ciné asiatique, en l’occurrence coréen. En seulement sept jours, il a d’ores et déjà atteint la moitié du cumul et du plus grand succès de son réalisateur en France à ce jour, Snowpiercer Le Transperceneige sorti en octobre 2013, et de la dernière Palme d’or asiatique, Une histoire de famille de Kore-Eda Hirokazu, sorti en décembre dernier ! Un dérrage en fanfare – et hélas si rare pour un film ni américain, ni français – qui devrait se jouer sur la durée, puisque le thriller iconoclaste est encore arrivé en tête des chiffres journaliers sur Paris pas plus tard qu’hier. Après, il fait certes deux fois moins d’entrées que le nouveau champion, de Simon Kinberg. Pour cette dixième aventure des mutants le départ était toutefois hautement poussif, de près de deux-cents mille spectateurs inférieur à celui du tout premier X-Men de Bryan Singer en août 2000 et donc le plus uvais de l’univers. Octavia Spencer n’a le cachet ni d’une Palme d’or, ni d’une bande de super-héros en fin de cycle. Elle permet néanmoins à de Tate Taylor de commencer à peu près honorablement un parcours a priori éclair, comme il se doit pour les films d’horreur dépourvus de potentiel de phénomène social. La baisse des films en continuation est à peu près uniforme, avec Venise n’est pas en Italie de Ivan Calbérac en bon élève de la classe et de Michael Dougherty en cancre, qui traverse le classement en vitesse accrue.

Voici les principaux chiffres du Top 10 du box-office français entre le mercredi 5 et le rdi 11 juin 2019 :

  1. – distribué par 20th Century Fox France – Nouveauté – 689 880 entrées cumulées – 21 % part de rché
  2. – distribué par Walt Disney Studios France – 3ème seine / – 13 % – 493 107 entrées / 1 625 789 cumul – 15 % part de rché
  3. – distribué par The Jokers / Les Bookkers – Nouveauté – 376 842 entrées cumulées – 12 % part de rché
  4. – distribué par Paramount Pictures France – 2ème seine / – 25 % – 207 474 entrées / 484 491 cumul – 6 % part de rché
  5. – distribué par Warner Bros. France – 2ème seine / – 47 % – 180 859 entrées / 523 433 cumul – 6 % part de rché

6. Venise n’est pas en Italie – distribué par Studiocanal – 2ème seine / – 8 % – 177 268 entrées / 370 045 cumul – 5 % part de rché

7. – distribué par Universal Pictures France – Nouveauté – 160 898 entrées cumulées – 5 % part de rché

8. – distribué par Metropolitan Filmexport – 3ème seine / – 31 % – 134 907 entrées / 666 622 cumul – 4 % part de rché

9. – distribué par Warner Bros. France – 5ème seine / – 30 % – 128 366 entrées / 1 576 380 cumul – 4 % part de rché

10. – distribué par Pathé – 4ème seine / – 26 % – 101 199 entrées / 681 941 cumul – 3 % part de rché


© Universal Pictures France Tous droits réservés

En France, a tant soit peu sauvé les meubles. Aux États-Unis, il n’y a point à tergiverser, c’est un échec cuisant. Déclassé par la suite du film d’anition Comme des bêtes réalisée par Chris Renaud, qui était sortie sur l’une des plus larges combinaisons de salles, seulement de cent écrans inférieure à celle du record-n Avengers Endgame des frères Russo et ses 4 662 copies, il est le premier film de l’univers X-Men à dérrer en dessous de cinquante millions de dollars … de loin ! Son avenir s’annonce donc sombre, avec un probable cumul final bien en dessous des cent millions de dollars, une somme avec laquelle X-Men L’Affrontement final de Brett Ratner avait allègrement dérré il y a treize ans pour finir à 234 millions de dollars. Seul le rché international pourrait alors le sauver, même si son dérrage chinois à 45 millions de dollars n’est pas non plus faramineux. Quant à , son premier week-end est plus de deux fois inférieur à celui de l’original sorti trois ans plus tôt, qui avait alors terminé sa carrière dans les salles américaines à 368 millions de dollars. Là aussi, le pragtisme et la concurrence prochaine du Pixar de l’été Toy Story 4, qui sortira outre-Atlantique ce vendredi, devraient rendre illusoire tout pronostic au delà de la moitié de ce résultat final. Enfin, sur un nombre réduit de copies, la comédie Late Night de Nisha Ginatra avec Em Thompson et Mindy Kaling, prévue de sortir en France fin août, réussit un dérrage tonitruant avec une moyenne par copie comparable à celles de Pentagon Papers de Steven Spielberg et de L’Île aux chiens de Wes Anderson. Une moyenne par copie au demeurant six fois supérieure à celle de

Voici les principaux chiffres du Top 5 du box-office américain pour le week-end se terminant le dinche 9 juin 2019 :

  1. – distribué par Universal – Nouveauté – 46 652 680 $ cumulés, sortie française le 31 juillet
  2. – distribué par 20th Century Fox – Nouveauté – 32 828 348 $ cumulés
  3. – distribué par Buena Vista – 3ème seine / – 42 % – 24 680 968 $ / 232 566 894 $ cumul
  4. – distribué par Warner Bros. – 2ème seine / – 67 % – 15 450 407 $ / 78 507 504 $ cumul
  5. – distribué par Paramount – 2ème seine / – 46 % – 13 816 016 $ / 50 314 772 cumul

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