Fringe Saison 5 Episode 1 – Transilience Thought Unifier Model-11

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est de retour, et pour sa dernière saison, Joel Wyman a pris une décision assez ambitieuse : reprendre à la fin du 19ème épisode de la saison précédente, Letters in Transit, c’est-à-dire en 2036, dans une dystopie où les ont envahi la Terre et instauré une dictature qui renvoie clairement au IIIème Reich et au régime de Vichy.

Le problème qu’avait Letters of Transit et qui subsiste dans cet épisode, c’est que les sont ici des « méchants » caricaturaux sans la moindre touche d’ambiguïté. C’est particulièrement décevant quand on connaît le talent avec lequel la série a su créer des savants fous aux motivations nobles mais aux moyens répréhensibles, et la fascination que peuvent susciter des mondes comme ceux de 1984 ou Bienvenue à Gattaca, mais passons. Il faudra bien faire avec ce monde pour les 13 derniers épisodes, et est une nette amélioration par rapport au finale de la saison précédente.

On y retrouve tout l’optimisme qui caractérise finalement avec l’image du pissenlit. Elle ouvre l’épisode avec le flashback dans lequel Etta en souffle les pétales, et le ferme dans cette scène où Walter, recherchant du réconfort et une nouvelle perspective en écoutant Only You de Wazoo (un morceau d’électropop des années 80), aperçoit un pissenlit poussant au milieu du bitume. C’est une très belle image qui résume une idée présente dans la série depuis longtemps : l’homme est un être merveilleux, capable du pire comme du meilleur, toujours capable de trouver la lumière à la sortie du tunnel. La confrontation entre Walter et Windmarck pousse d’ailleurs à s’interroger sur ce qui a bien pu arriver pour rendre les si insensibles et froids, bien qu’il semble malheureusement improbable que la série prenne le temps de s’attarder sur la question. Ils représentent quelque part tout ce que Walter avait si peur de devenir qu’il en avait demandé à Bell de lui retirer une partie de son cerveau.

C’est un épisode assez inégal, avec des scènes géniales et d’autres désespérantes. Les retrouvailles entre Olivia et sa fille sont impeccablement jouées par  : on sent l’ambivalence entre la joie de retrouver Etta après l’avoir perdue, et le chagrin de ne pas l’avoir vu grandir. A côté de ça, sa discussion avec Peter, dans laquelle Olivia se transforme en psychanalyste de comptoir, est juste ridicule. De la même manière, on ne sait pas très bien si on doit rire ou pleurer quand Markham confesse son amour pour Olivia…

ne perd par contre pas de vue son côté excentrique et décalé. La réaction de Walter à la nourriture de 2036 est excellente, et les petites références qui vont bien sont toujours là, entre Etta qui se demande si elle a déjà entendu « Resistance is futile » quelque part et Peter qui affirme, très sûr de lui, que c’est toujours le fil rouge qu’il faut couper… sauf quand c’est le blanc.

Au final, il est assez admirable que se soit lancé tête la première dans cet univers, abandonnant totalement la structure policière des origines pour raconter une dernière histoire sur 13 épisodes. Cette première était prometteuse par certains aspects, mais le côté caricatural de ces vilains reste un problème.

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