Duel : Piège de cristal contre L’Arme fatale

1
187
Duel : Piège de cristal contre L'Arme fatale

Duel : Piège de cristal contre L'Arme fatale

Sagas totalement cultes des années 80, L’Arme fatale et  ont marqué toute une génération. On a tous une saga préférée, un épisode que l’on favorise à un autre. Alors entre Piège de cristal et L’Arme fatale, quel est le meilleur film d’action de la fin des années 80 ?

Premier arrivé, premier servi ?

D’un point de vue logique, on pourrait dire que L’Arme fatale est le point de départ entre les deux franchises, toutes deux produites par le bourrin Joel Silver. Réalisé par Richard Donner, le premier film ne s’avère pas très original et suit logiquement l’avènement du buddy-movie instauré quelques années plus tôt par Walter Hill et son qui mettait pour la première fois en scène un duo improbable (un flic blanc et un truand noir) sur la piste de tueurs sanguinaires. Pourtant, le film de Richard Donner réussit à rebooster le genre en dosant parfaitement humour et action tout en négligeant ni ses personnages ni son intrigue.

La nouvelle génération

Piège de cristal, lui, suit tout simplement la « mode » des films d’action avec son héros fracassant des gangsters tout en changeant radicalement les codes du genre : le héros, c’est ici l’impensable Bruce Willis, star du petit écran qui fait rire tout le monde dans la série « Clair de lune« . Pourtant, dévoilant ses muscles et son humour on ne peut plus cynique, l’acteur devient immédiatement une star du cinéma d’action nouvelle génération : un héros malgré lui, un héros qui morfle, qui saigne, qui manque de mourir plusieurs fois, un héros auquel on s’attache et dont on craint l’issue. Exit donc les Stallone, Schwarzenneger ou encore Seagal, John McClane devient un héros tout bonnement humain à la fois plus sympathique mais aussi plus réaliste.

Deux films sortis à un an d’écart, deux blockbusters qui ont radicalement fait évoluer le film d’action en proposant de vrais héros humains au possible. Quand Martin Riggs est un flic suicidaire dépressif allant vers l’action quitte à en trépasser, John McClane, lui, est un flic tient à la vie et qui se trouve tout simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Les deux tentent de survivre avec panache et surtout avec humour, ne désespérant jamais dans les pires situations (Riggs saute du haut d’un immeuble menotté à son « prisonnier » lorsque celui-ci refuse de coopérer tandis que McClane s’attaque tout simplement à une bande de terroristes, seul et pieds nus).

Un combat équitable ?

En termes de chiffres, les faits sont là : c’est Piège de cristal qui s’en sort le mieux. Le film de Richard Donner a couté 15 millions de dollars et en a récolté 120 millions au box-office. Celui de John McTiernan a en revanche presque couté le double (28 millions) mais a explosé le record de son prédécesseur avec 140 millions de dollars de recettes, soit 5 millions supplémentaires gagnés par rapport à L’Arme fatale.

Niveau popularité, difficile de dire lequel est le préféré des aficionados, L’Arme fatale étant un pur buddy-movie classique mais terriblement efficace alors que Piège de cristal est un véritable renouvellement du cinéma d’action avec un héros solitaire aidé ici et là mais agissant toujours en solo. Le premier film est une enquête policière originale (à prendre avec des pincettes), le second est un survival urbain en huis-clos tiré d’un roman méconnu. Le premier joue la carte de la rivalité entre flics, le deuxième celle d’un flic cynique loin de chez lui qui, manque de bol, va attirer les emmerdes comme un aimant.

De plus, si l’on veut aller jusqu’au bout des choses, Piège de cristal s’avère beaucoup plus violent, énergique et culte que son rival. Avec des répliques cultes en veux-tu en voilà et des séquences explosives à tout va, le long-métrage rentre plus facilement dans les mémoires. « Yippie-Ki-Yay pauvre con« , « Sur 9 millions de terroristes dans le monde, j’en tue un il a les pieds plus petits qu’ma sœur… » ou encore « Mais qui est au volant, Stevie Wonder ? » Des phrases rentrées dans le panthéon des répliques cultes, entre autres. L’Arme fatale possède tout de même son petit lot de punchlines racées telles « J’pourrais vous lire vos droits mais rien qu’à voir vos gueules j’suis sûr que vous les connaissez déjà » et le fameux « J’ai passé l’âge de ces conneries » bien que, comme tout bon buddy-movie qui se respecte, il est ici surtout question de répartie entre les deux flics que tout oppose.

L'Arme Fatale

Make your choice

En conclusion, on peut dire que si Piège de cristal n’est pas forcément le plus « connu » des deux films, c’est en tout cas le plus apprécié généralement, la plupart des cinéphiles citeront plus facilement ce dernier à l’inverse de L’Arme fatale. La saga de Richard Donner n’a de plus pas forcément suivi le même parcours en cours de route, rajoutant plus d’humour et de situations dites « familiales » plus grandiloquentes autour de ses nombreux personnages tandis que dans les quatre Die Hard, seul John McClane évolue plus ou moins, les scénaristes ne s’attardant qu’avec minutie sur sa vie personnelle chaotique (perte de sa femme dans le 3, sauvetage de sa fille dans le 4). Après, tout est bon dans le cochon et si vous aimez les films d’action drôles et sauvages, vous n’avez pas pu passer à côté de ces deux films cultes, générationnels et sans aucun doute intemporels.

Et vous, lequel est votre préféré ?

 

On vous laisse avec deux vidéos de Faux Raccord, pour montrer qu’il y a du dossier dans les deux films !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Ss2KWJBh9Fs[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9Z_ipsJx6Xo[/youtube]

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici