Critique Express : Star Wars, Episode I – La menace fantôme

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Star Wars, Episode I – La menace fantôme

États-Unis : 1999
Titre original : Star Wars, Episode I – The Phantom Menace
Réalisation : George Lucas
Scénario : George Lucas
Acteurs : Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman
Durée : 2h16
Genre : Science-Fiction
Date de sortie cinéma : 13 octobre 1999
Disponible en SVOD sur Disney+

Note : 2/5

Bloqués sur la planète Tatooine après avoir secouru la Reine Amidala (Natalie Portman), l’apprenti Jedi Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) et son maître Qui-Gon Jinn (Liam Neeson) rencontrent un jeune esclave : Anakin Skywalker. Grace à la Force, le jeune garçon recouvre sa liberté et quitte sa planète pour devenir un Jedi. De retour sur Naboo, Anakin et la Reine doivent faire face à une invasion, pendant que les deux Jedi affrontent le terrible Dark Maul. Ils se rendent rapidement compte que cette invasion n’est que la première étape d’un plan mené par les Sith, serviteurs du côté obscure de la Force…

Premier film de la « nouvelle » trilogie consacrée à La guerre des étoiles, Star Wars, Episode I : La menace fantôme se devait de frapper fort, afin de prouver aux fans purs et durs que Le retour du Jedi n’avait été qu’une erreur de parcours, un petit couac en forme de concession débilitante au public familial. Comme pour contrarier son monde, Lucas a réussi à faire l’inverse, au point même de faire passer Le retour du Jedi pour un chef d’œuvre absolu : cet exploit, il l’a réussi en mettant au centre de son récit un enfant (oui, comme dans Jumanji) accompagné par un Jedi transparent et surtout par le personnage le plus nullissime et affligeant que le cinéma n’ait jamais porté : Jar Jar Binks. Avec un seul personnage – malheureusement très présent – Lucas parvenait à rendre son film insupportable, et à violer les rêves et les espoirs de millions de jeunes et moins jeunes fans de l’univers Star Wars à travers le monde.

Ce ratage est d’autant plus agaçant que Star Wars, Episode I : La menace fantôme introduit, en parallèle avec Jar Jar Binks, un personnage vraiment fascinant mais très largement sous-exploité – quelques minutes et puis s’en vont. On pense bien sûr au guerrier Sith Dark Maul, avec sa tête tatouée de rouge et son double sabre laser (les filles en rêvent). Interprété par Ray Park, le personnage réussit à rehausser vivement l’intérêt du spectateur pendant ses cinq ou six minutes de présence à l’écran. Sans cette présence trouble et magnétique et deux-trois accords d’un John Williams en grande forme, le film n’aurait pas le moindre intérêt.

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