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Critique Express : L’inconnue

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L’inconnue 

France, Italien Canada : 2026
Titre original : –
Réalisation : Arthur Harari
Scénario : Arthur Harari, Lucas Harari, Vincent Poymiro, d’après la BD « Le cas David Zimmerman » de Lucas et Arthur Harari
Interprètes : Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville
Distribution : Pathé Films
Durée : 2h20
Genre : Drame, Thriller, Fantastique
Date de sortie : 26 août 2026

1/5

Synopsis : À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Alors qu’il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme dans la foule, ne peut en détacher le regard, la suit… Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue.

Arthur Harari : le réalisateur de Onoda – 10 000 nuits dans la jungle, film d’ouverture de la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2021, sorti en plein cœur de l’été, en juillet de la même année (sans doute une erreur de la part de son distributeur !), film qui n’avait réuni que 45 000 spectateurs dans les salles lors de cette sortie alors qu’il s’agissait d’un des meilleurs films de l’année 2021 ; co-scénariste de Anatomie d’une chute, Palme d’Or du Festival de Cannes 2023, film oscarisé, césarisé, etc., pour tout dire un des grands films du siècle. Autant dire que L’inconnue, son nouveau film était attendu avec impatience au Festival de Cannes 2026 où il était en compétition et … d’où il est reparti bredouille. A dire vrai, vu le niveau consternant de ce film adapté d’une BD des frères Arthur et Lucas Harari, le contraire eut été étonnant : c’est un film froid, sans âme, ne dégageant aucune émotion, souvent totalement incompréhensible et qui oblige le spectateur à se désoler et à s’ennuyer pendant 2 heures et 20 minutes. Film sur l’identité, parait-il, avec des âmes, des personnalités qui passent d’un corps à l’autre lors d’un coït.

Comme on a du mal à comprendre quoi que ce soit à la vision du film, on peut passer son temps à s’attacher à des détails susceptibles, peut-être, de faire sens. On peut commencer par analyser la façon dont se déroulent les coïts : ils sont mécaniques, exempts de la moindre tendresse, c’est pénétration directe. En fait, ils s’apparentent à des viols et ce sont ces coïts, et seulement ceux-ci, qui aboutissent à un échange de corps. Autre détail : il y a dans le film une femme qui est d’origine allemande et un personnage juif : cette femme est du genre opulente alors que le personnage juif est maigrichon. Sans doute un clin d’œil appuyé à la Shoah ! Et puis, il y a le nom du personnage principal : David Zimmerman ! Fouillons un peu ce détail là : tout d’abord, pour celles et ceux qui l’ignoreraient, Zimmerman est le véritable patronyme de Bob Dylan ! Quant à David, c’est le prénom de David Blue, un des meilleurs amis de … Bob Dylan. Bob Dylan qui est une référence artistique et intellectuelle pour Arthur Harari, qui est l’auteur et l’interprète d’une chanson ayant pour titre « The man in me » (non, les paroles ne font pas référence à un échange de corps !), Bob Dylan a qui le réalisateur Todd Haynes a consacré un film qui parle vraiment d’identité, I’m not there, dans lequel le rôle du chanteur a été confié à 6 interprètes différents, dont une femme, Cate Blanchett. Bob Dylan, dont on entend la chanson « It’s all over now, Baby Blue » (Oui : Blue, comme David) à la fin du film. Que de détails qui font sens mais qui n’arrivent pas à transformer ce brouet indigeste en plat comestible !

 

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