Conseils cinéma pour un #confinement en famille

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Disney+ et LucasFilm Limited.



#1 – #6 : 6 films de Steven Spielberg

Jurassic Park en 1993, il déclarait

Et puis il serait bien temps de réhabiliter Jurassic Park (1993) et Jurassic Park – Le monde perdu (1997). Le monde perdu Jurassic Park – Le monde perduHypnose), le père Spielby étant déjà trop occupé par les préparatifs de son Amistad. Au final, le film marquera tout aussi durablement les mémoires que son prédecesseur : des dinosaures vicieux, une réalisation au diapason, un T-Rex gone wild


Amblin Entertainment

Aux côtés de Steven Spielberg, certains cinéastes se seront également spécialisés dans le grand cinéma de divertissement familial, chez Amblin, LucasFilm ou Touchstone Pictures. De la même façon que pour le cinéma de Tonton Spielby, il semble absolument inutile de revenir sur les formidables Indiana Jones en culottes courtes explorant les grottes dans Les goonies, ou sur les classiques incontournables de Robert Zemeckis, tels que la trilogie Retour vers le futurQui veut la peau de Roger Rabbit ?

Gremlins (quoi que rappelez-vous de la révélation de Phoebe Cates si vous regardez le film avec des enfants qui croient encore au Père Noël), ou encore Gremlins 2, Explorers ou

On pense forcément aussi au chef d’œuvre (souvent) oublié de la filmographie de Joe Dante, Les banlieusards, qui s’est forgé, avec les années, une solide réputation de film culte. Satire enlevée et brillante de l’american way of lifeLes goonies et Gremlins. Flirtant occasionnellement avec le fantastique (la présentation de la maison des Klopeck) voire même le cartoon live (le passage de Hart à travers l’abri de jardin), Les banlieusards bénéficie de plus d’une version française pas piquée des hannetons, dont de nombreux cinéphiles l’ayant découvert durant leurs jeunes années connaissent des répliques par cœur (, etc). Portant un regard à la fois tendre et acerbe sur ses personnages, Joe Dante et son scénariste Dana Olsen se régalent de leurs petites mesquineries d’usage, et livrent une comédie dressant un portrait finalement plutôt réaliste des petits tracas de voisinage qui empoisonnent la vie des banlieusards du monde entier. Un portrait d’autant plus réussi que son acuité et son regard fonctionnent toujours aussi bien presque trente ans après la sortie du film en salles.

Et puis bien sûr, il y a Le voyage fantastique

Mais Amblin EntertainmentMen in BlackMiBWild Wild West en 1999.


AmblinGoonies cuvée 2006 évoque irrésistiblement les réussites Spielbergiennes des années 80, telles que , Retour vers le futur ou GremlinsLa guerre des Mondes


L’immense succès critique et populaire du charmant Little Miss Sunshine

Ce schéma, c’est donc celui de Little Miss Sunshine. Mais on l’a également retrouvé il y a un peu plus de 10 ans dans Tellement proches, le chef d’œuvre d’ et Eric Toledano. C’est simple, efficace, et ça marche prodigieusement bien. Excellente comédie, oscillant entre les passages hilarants mais tellement bien vus (le repas chez le beau-frère, les engueulades entre Vincent Elbaz et Isabelle Carré) et les passages beaucoup plus fantaisistes, voire surréalistes (la romance entre Omar Sy et Joséphine de Meaux, la métamorphose juive du personnage de Audrey Dana), le film de Nakache et Toledano conserve une homogénéité surprenante, et un impact sur nos zygomatiques toujours aussi efficace malgré le temps et les visionnages répétés.

Tellement proches

En 2014, ce sont Eric Lartigau, secondé par Victoria Bedos et Stanislas Carré de Malberg au scénario, qui ont fait le choix de réutiliser le schéma narratif de Little Miss Sunshine avec La famille Bélier

En deux mots comme en cent, s’il ne parviendra pas forcément à convaincre totalement les adultes, le film d’Eric Lartigau atteindra tout de même sa cible sans trop de difficultés, tout en charmant complètement les enfants. Se reposant sur une recette éprouvée et efficace, La famille Bélier

Aussi efficace que les grands classiques de la Science-Fiction paranoïaque des années 50, plastiquement aussi soigné et réussi que les productions Disney, Le géant de ferAmblin dans les années 80 (ou que le récent – et formidable – Monster House Le géant de fer

Sous l’impulsion du chef d’œuvre de Steven Spielberg Indiana Jones et le temple maudit, nombre de films ont eu le loisir de donner une nouvelle image du « serial » au fil des années 80, avec des bandes d’action/aventure décomplexées contenant leur lot de malédictions pirates, de triades chinoises, de revenants momifiés, de serpents venimeux, de tombeaux profanés, de tribus cannibales ou encore de diamants dérobés. Film assez méconnu, même au sein de la filmographie de Chuck Norris, Le temple d’or s’inscrit dans cette lignée de touchantes odes au carton pâte : le film de Jack Lee Thompson (qui se spécialisera, en fin de carrière, dans les actioners avec Charles Bronson) affiche dans son récit une sincérité vraiment désarmante, et déclare son amour immodéré à la fois pour les récits d’aventures exotiques teintés de mystère et pour le machisme affiché des héros de western : les deux héros sont en effet de purs beaufs, présentés dés le début du film comme des « individus peu recommandables et pas très fut-fut », et passent leur temps à se balancer des vannes en se marrant. Par conséquent, le film égratigne forcément un peu l’image de Tchouque Nourrice, qui, durant tout le film, parade cigarillo au bec, passe pour un abruti fini, et parvient finalement à provoquer le rire à intervalles réguliers, de façon tout à fait inattendue. Et c’est bien cela qui fait la rareté de ce film dans la filmo de Tchouk Maurice : habituellement, c’est le côté « bigger than life » du héros qui amuse le spectateur, allié au premier degré forcené des intrigues et des bastons : avec Le temple d’or, c’est la seule fois où Tchouc Mourriss joue la carte de l’humour d’une façon consciente, le film se révélant rapidement un régal de second degré rigolard.

Réalisés en 1990 et 1992 par Chris Colombus, sur des scénarios signés par le cultissime John Hughes, Maman, j’ai raté l’avion et sa suite Maman, j’ai encore raté l’avion sont devenus, au fil des années et des rediffusions télé, deux petits classiques indémodables de la comédie familiale. Ces deux premiers films étaient portés par la personnalité du jeune Macaulay Culkin, qui incarnait Kevin McCallister, adorable petit diable blond au visage d’ange – on notera que la part obscure de Macaulay Culkin serait utilisée quelques années plus tard par Joseph Ruben dans Le bon fils (1993). Ouvertement cartoonesques, très rythmés et déployant des trésors d’imagination dans les pièges tenus à des bandits de pacotille, les deux premiers films de la saga Maman, j’ai raté l’avion s’avèrent d’excellents divertissements familiaux, pleins de bons sentiments et très influencés par le dessin animé.

Pour l’anecdote, et afin de démontrer à quel point les premiers Maman, j’ai raté l’avionMaman, j’ai encore raté l’avion.

Pour les fans hardcore et les courageux, la franchise comporte en réalité cinq films. Dans le troisième, intitulé Maman, je m’occupe des méchants ! (Raja Gosnell, 1997), Culkin ne sera plus de la partie, laissant la place à Alex D. Linz qui incarnera un autre enfant espiègle aux prises avec des cambrioleurs. Le film a la particularité d’également mettre en scène Scarlett Johansson, alors âgée de 13 ans. Dans le quatrième film Maman, je suis seul contre tous (qui était en fait destiné à une diffusion sur le câble), retour au personnage de Kevin McCallister, incarné cette fois par le jeune Mike Weinberg. La franchise a également donné naissance à un cinquième film en 2012, toujours à destination du câble US et intitulé Maman, la maison est hantée

de Steven Spielberg, proposant au spectateur de suivre la touchante rencontre avec un robot doté de sentiments, Short circuitTonnerre de feu et Wargames en 1983. Sauf que bien sûr ici, Badham centre son récit sur un robot, N°5 (dont le design sera recyclé quelques années plus tard par Pixar dans Wall-EPolice AcademyShort circuit

La fièvre du samedi soir

Babe, le cochon devenu berger ou des imparables productions made in PixarBabe, le cochon devenu bergerBabe, le cochon devenu berger

Beetlejuice Beetlejuice

Mais dans BeetlejuiceBeaucoup de bruit pour rienBeetlejuiceBeetlejuice

Avec seulement 82.000 entrées enregistrées dans les salles françaises en 2016, Dofus – Livre 1 : n’a certainement pas rencontré son public, et encore moins le succès espéré. Pourtant, ce premier film de cinéma des studios Ankama Animations, dérivé du jeu et du manga du même nom, mais aussi et surtout de la série d’animation Dofus : Aux trésors de Kerubim (2013), aurait clairement mérité de casser la baraque au box-office. Développant un univers original et cohérent, se basant sur une animation fluide et énergique (certes influencée par le manga, mais conservant un ton et un univers assez uniques, encore plus dans le cinéma français), le film de Jean-Jacques Denis et Anthony Roux a pour lui un pep’s et une identité visuelle indéniables, mélangeant la drôlerie, la fantaisie et même l’émotion dans un maelstrom joyeusement bordélique et porté par une musique forte et immersive signée Guillaume Houzé et interprétée par l’ONL, l’Orchestre National de Lille.

Intéressant aussi dans sa façon d’aborder les notions de bien et de mal sans une ombre de manichéisme, Dofus – Livre 1 : JulithDofus – Livre 1 : Julith est donc une grande et belle réussite, et qui plus est une réussite – Cocorico – 100% française, puisqu’Ankama a produit l’intégralité du film dans ses studios de Roubaix.


Révélé au public par S.O.S. fantômesLa petite boutique des horreurs, sorti sur les écrans du monde entier en 1989, et qui réunirait presque quatre millions et demi de français dans les salles obscures.

Et puis surtout, Rocketeer (1991), Jumanji (1995), (2001) et The wolfman Disney Re-Animator

à sa juste valeur, il va falloir se plier à un certain nombre de codes hérités de divers supports culturels. Et comme pour apprécier à 100% des films tels que La guerre des étoiles, Babe, le cochon devenu berger ou encore des films tels que la saga Toy StoryPrincess Bride de Rob Reiner.

Et il faut avouer que

Hommage couplé aux Monster Movies à la King KongHammer, Wallace et Gromit – Le mystère du lapin-garouWallace et Gromit – Le mystère du lapin-garouSleepy HollowHammer pour se trouver une identité forte et durable.

Dans les années 90, le duo Tom Shadyac / a donné naissance à une comédie restée dans les annales, le tordant , détective chiens et chats : un film très réussi et drôle, mais qu’un attachement à un humour très vulgaire et orienté empêche d’atteindre le statut de film « familial » – on ne le conseillera certes peut-être pas aux moins de 10 ans. Par la suite néanmoins, les deux lascars avaient remis le couvert en délaissant le mauvais goût forcené, en s’attelant à présenter au public Menteur, menteur, une comédie familiale à laquelle on pourra certes peut-être reprocher un côté un peu « gnan-gnan », mais s’avérant suffisamment riche en morceaux de bravoure de la part de Jim Carrey pour provoquer le rire et remporter une adhésion franche et massive. Ne faisons donc pas la fine bouche : le retour de Jim Carrey à la comédie se faisait sur les bases solides d’une fructueuse collaboration passée, et nous réserve suffisamment d’éclats de rire francs et massifs pour être qualifié de mini-classique de la comédie US.

 

#36 : Happy Gilmore (Dennis Dugan, 1996)

Adam Sandler détient à son palmarès trois comédies absolument imparables, méritant sans conteste de le faire passer à la postérité de la grande poilade cinématographique : la première se nomme Happy Gilmore (1996), la deuxième Little Nicky (2000) et la troisième Rien que pour vos cheveux (2008). Trois grandes réussites comiques qui remontent à une époque pas si lointaine durant laquelle le trublion issu du « Saturday Night Live » parvenait à porter et accompagner ses comédies jusque dans les salles obscures. La plus « familiale » de ces trois réussites grandioses est sans conteste également la moins connue des trois, soit Happy Gilmore (également connu chez nous sous le titre Termina-Golf) ou la difficile reconversion d’un joueur de hockey sur glace dans le monde très codé du golf. Une belle façon d’élargir l’horizon artistique de vos enfants, qui connaissent probablement déjà un peu Adam Sandler sans le savoir, à travers les films de la saga Hôtel Transylvanie.

 

# Ajout de dernière minute : Le secret de Térabithia (, 2007)

Ah, putain, on avait failli l’oublier, celui-là. On arrive donc finalement à 37 films, à visionner durant les 15 jours de vacances scolaires ; si vous n’avez pas le temps de tous les voir, gardez-en quelques-uns sous le coude, car on ne sait pas réellement combien de jours supplémentaires de confinement seront annoncées prochainement…

Mais comment a-t-on pu oublier Le secret de Térabithia ? Les amateurs d’animation et de formats courts le savent bien, Gábor Csupó est un artiste important, d’une créativité débordante, dont les projets ne prennent jamais leur public pour des abrutis, qu’il s’adresse à des enfants ou à des adultes. A l’origine de la nouvelle vague de dessins animés produits et diffusés par Nickelodeon dans les années 90 (initiée par le succès des Razmoket), Csupo a proposé, avec sa compagne de l’époque Arlene Klasky, des séries aussi géniales et innovantes que, pêle-mêle, Aaah ! Drôles de monstres, La famille Delajungle ou Duckman.

Le secret de Térabithia démontrait à nouveau toute la créativité et l’intelligence du réalisateur. Reprenant des thèmes chers à Tim Burton que ce dernier a délaissé depuis son virage ô combien cynique vers un cinéma ultra-marketing, Csupó signait une magnifique ode à l’imagination, qui prenait le risque d’aborder des sujets difficiles, tels que la façon très personnelle dont chacun appréhende le deuil d’une personne proche. Personnel, touchant, et par moments vraiment poignant, Le secret de Térabithia est un des films pour enfants les plus intelligents que l’on ait vu depuis longtemps. Une nouvelle réussite à mettre au crédit du génie hongrois Gábor Csupó.

 

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