Community Saison 4 Episode 1 – History 101

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Qu’est-ce qui fait de une série déjà culte ? Les constantes références et parodies, les prises de libertés visuelles, les blagues « meta » ?

David Guarascio et Moses Port, les pauvres hères chargés de remplacer le créateur de la série, , semblent le penser. est probablement l’épisode le plus « meta » que la série ait fait, entre la scène d’ouverture dans laquelle les personnages se demandent si quelque chose a changé, (Pierce) remplacé par Fred Willard dans l’imagination d’, la peur de ce dernier a l’idée que tout cela arrive bientôt à sa fin… On y retrouve aussi d’autres éléments si spécifiques à la série : un passage en dessin animé, des références à et même un univers alternatif !

Et pourtant, ce n’est pas vraiment . , c’est un peu le Canada Dry de l’épisode de . Sur le papier, ça a tous les éléments pour être génial, y compris le fait que la question qui préoccupe n’est pas du tout ridicule : arriver au bout de ses études supérieures est certainement un moment de transition majeur, avec toutes les incertitudes que ça implique, mais… ça ne prend pas. Le tout semble forcé, surchargé et un peu caricatural. La parodie de n’est finalement qu’une espèce de concours un peu stupide (à comparer avec, disons, les épisodes paintball), on passe très vite d’un fil à l’autre et les transitions ne semblent pas aussi naturelles qu’avant. La petite aventure d’ et , notamment, est complètement en décalage avec le reste de l’épisode, et ne fonctionne pas du tout. Une qui tente excessivement d’être moins sérieuse peut très bien fonctionner (on se rappellera notamment de son alter ego de Corpus Christi, Caroline), mais pas ici, dans un épisode surchargé où est complètement secondaire.

Community Saison 4 Episode 1

L’une des lueurs d’espoir, c’est la relation entre et . Ils n’ont que peu de scènes dans «  », mais elles émanent d’un dynamisme qui échappe au reste de l’épisode, sans doute parce que c’est un territoire inconnu qui n’a jamais été exploité par Harmon, ce qui laisse les nouveaux scénaristes libres d’imprimer leur marque sans êtres esclaves de ce qui est venu avant eux. Quelque part, cet épisode essaie d’être du classique sans vraiment comprendre ce qui faisait marcher la série. Une grande partie du plaisir qui va avec un cette série est l’idée qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Ici, on voit venir chaque réplique à des kilomètres (Don’t ask ? … Don’t tell).

Bref, est un épisode de sitcom. Ce n’est pas un mauvais épisode de sitcom, il y a notamment plusieurs bonnes répliques ou gags visuels (la pub pour Blonde/Blind en particulier) et la trame tournant autour des peurs d’ est assez réussie, mais cela reste une déception.

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