Albi 2018 : Girl
D'un point de vue purement médical, changer de sexe devient petit à petit anodin, grâce à une intervention chirurgicale, accompagnée d'un traitement hormonal, qui n'ont plus de secrets pour les spécialistes. Or, le seul progrès de la science ne suffira jamais à dédramatiser la communauté transgenre, à en faire une banalité sociale en lieu et place de l'attraction de foire que les hommes et les femmes ayant franchi ce pas décisif restent hélas jusqu'à ce jour.
Albi 2018 : Qui a tué Lady Winsley ?
Les meilleurs policiers sont ceux pour qui l'identité de l'assassin est secondaire, où le chemin parcouru avant d'arriver à la grande révélation finale importe plus que le petit jeu de devinette par procuration, auquel le détective dans l'âme qu'on est malgré tout se prête trop facilement. Présenté en avant-première au Festival d'Albi, Qui a tué Lady Winsley ? est de ceux-là.
Arras 2018 : Genesis
Vue de loin, à travers le filtre des médias occidentaux, la Hongrie a l'air d'être un pays hermétiquement enfermé dans son opposition à tout ce que l'Europe propose, notamment en matière de gestion des flux migratoires. Sa position géographique l'expose en effet au moins indirectement à cette problématique brûlante de notre temps, auquel son cinéma avait répondu sur le ton de la sublimation fantastique avec La Lune de Jupiter de Kornel Mundruczo, sorti il y a deux ans en France.
Critique : Yomeddine
En mai dernier, un miracle s'est produit sur la Croisette : "Yomeddine", un "petit" film égyptien, ayant comme principaux interprètes un lépreux et un gamin de 10 ans, s'est retrouvé en lice pour l'obtention de la prestigieuse Palme d'Or.
Critique : L’enfance d’un maître
Il n'est pas fréquent de pouvoir "rencontrer" sur une période de 25 ans un jeune homme chargé du poids d'avoir été désigné dès sa naissance comme étant la réincarnation d'un lama bouddhiste et maître de méditation de grande réputation.
Arras 2018 : The Reports on Sarah and Saleem
Les fronts entre les Palestiniens et les Israéliens sont plus que jamais tranchés dans une hostilité aveugle, sans terrain d'entente possible. Tous les vendredis, la jeunesse de la bande de Gaza crie sa détresse à la clôture qui la sépare de ce qu'elle ne considère nullement comme une terre promise. Les gouvernements populistes aux États-Unis et au Brésil se font de surcroît un malin plaisir de jeter de l'huile sur le feu, en transférant leurs ambassades dans la ville coupée en deux de Jérusalem.
Arras 2018 : Ma mère est folle
Nous savons bien sûr parfaitement que la vedette de Ma mère est folle est Fanny Ardant, une actrice que nous apprécions habituellement, grâce à son charme irrésistible qui passe à la fois par son grand sourire et par une profondeur de jeu qui ne trouve hélas pas toujours les rôles qu'elle mériterait.
Arras 2018 : La Dernière folie de Claire Darling
Julie Bertuccelli est décidément une réalisatrice à part. Dans chacun de ses films, elle conçoit des univers singuliers, des espaces cinématographiques dont elle établit les règles avec une autonomie téméraire. Présenté en avant-première à l'Arras Film Festival, La Dernière folie de Claire Darling se montre à la hauteur de ses ambitions artistiques, grâce à son intrigue assez farfelue, une fantaisie mi-légère, mi-grave dont la structure temporelle a de quoi étonner.
Arras 2018 : L’Ordre des médecins
Que celui qui aime bien se rendre à l'hôpital lève la main … ! Il n'y a rien d'étonnant à ce que le commun des mortels ait horreur de ces lieux dédiés à la mauvaise santé, voire à l'agonie, où l'on rentre jamais volontairement et où même la simple présence en tant que visiteur fout le cafard. Tandis que la télévision aime s'y glisser par le biais de séries à succès, dont chaque décennie paraît avoir au moins une, le cinéma est beaucoup plus circonspect à l'idée d'imposer pendant une heure ou deux le quotidien déprimant des blouses blanches aux spectateurs.
Arras 2018 : Au bout des doigts
A Paris, les gares et les métros sont toujours bondés. On y trouve un peu de tout, par exemple des hommes et des femmes qui ont osé franchir le mur invisible du périphérique pour tenter leur chance dans la capitale. Et dans la plupart des gares, la SNCF a installé des pianos en libre accès, une sorte de service public à l'égard des mélomanes les plus doués qui souhaitent se dégourdir les doigts en attendant leur train.
Arras 2018 : The Bookshop
Le parcours professionnel de la réalisatrice espagnole Isabel Coixet n'aura jamais fini de nous stupéfier. Ses films ne déplacent certes pas les foules, mais elle a réussi à tourner à un rythme régulier depuis le début du siècle. Tant mieux pour elle, serait-on tenté de dire, alors que les métiers du cinéma sont toujours assez fermés aux femmes, notamment sur la péninsule ibérique.
Arras 2018 : Une intime conviction
Le système judiciaire en France fonctionne-t-il ? Il faut croire que oui, puisque on n'en entend que rarement parler dans les médias, lors des initiatives gouvernementales qui cherchent à trop bousculer le statu quo ou bien quand telle ou telle affaire ayant défrayé la chronique arrive enfin devant les juges.



















