Critique : Le Procès du siècle
Que reste-t-il à dire sur la Shoah ? Les moindres détails de ce crime atroce contre l'humanité ont été vulgarisés dans des commémorations et des mises en gardes régulières, le tout relayé par le biais du cinéma sous la houlette de réalisateurs d'envergure tels que Alain Resnais, Marcel Ophüls, Claude Lanzmann et Steven Spielberg.
The Dynamiter
Pour cet autre long métrage en compétition au Festival de Deauville 2011, on prend les mêmes et on recommence. Un premier film, écrit et réalisé par Matthew Gordon, et un thème qui marque la naissance d'un nouveau courant dans le cinéma américain : la solitude des enfants, abandonnés par les parents, les poussant à prendre leur propre vie en main et à laisser leur enfance de côté.
Critique : Le Soleil brille pour tout le monde
John Ford revendiquait ce long-métrage comme l'un de ses préférés et précisait même dans le livre Amis américains de Bertrand Tavernier que le personnage principal était proche de lui. Le juge Priest (tout un programme) n'est-il que l'homme débonnaire aimé à tout prix de ses ouailles ou est-il un homme d'une autre trempe ?
Critique : Reportage fatal (Shakedown)
À l'occasion de la sortie de Night Call, critique de ce chef d'oeuvre du film noir avec un personnage de photographe en quête de scoops racoleurs qui n'est pas sans lien avec le sinistre Louis Bloom interprété par Jake Gyllenhaal.
Biarritz 2020 : La Fortaleza
Pour le jeune réalisateur vénézuélien Jorge Thielen Armand, le cinéma paraît être avant tout une histoire de famille. Après avoir tourné en 2016 son premier long-métrage La soledad – à ne pas confondre avec le film espagnol du même nom de Jaime Rosales – dans la maison familiale, son deuxième, présenté en compétition au Festival de Biarritz, pousse l'identification avec l'histoire personnelle des Thielen encore plus loin.
Lola Montès
Un cirque gigantesque à la Nouvelle-Orléans, vers 1880. On y représente la vie extraordinaire de Lola Montès, 'une des courtisanes les plus fêtées de son époque et qui fut anoblie comtesse de Landsfeld par le roi de Bavière avant d'être chassée de ce pays par des émeutiers. Aujourd'hui, elle est réduite à jouer, sous la conduite d'un écuyer complaisant et lui aussi amoureux d'elle, sa "scandaleuse carrière de femme fatale".
Arras 2018 : Genesis
Vue de loin, à travers le filtre des médias occidentaux, la Hongrie a l'air d'être un pays hermétiquement enfermé dans son opposition à tout ce que l'Europe propose, notamment en matière de gestion des flux migratoires. Sa position géographique l'expose en effet au moins indirectement à cette problématique brûlante de notre temps, auquel son cinéma avait répondu sur le ton de la sublimation fantastique avec La Lune de Jupiter de Kornel Mundruczo, sorti il y a deux ans en France.
W.E.
Non contente de toujours remplir les salles de concert à cinquante ans passés, Madonna passe derrière la caméra pour la deuxième fois après un premier essai plutôt controversé : Obscénité et vertu. La madonne nous entraîne dans l'envers du décor de l'une des histoires d'amour les plus scandaleuses du siècle dernier, à savoir la romance entre une jeune américaine mariée, Wallis Simpson, et le jeune roi d'Angleterre Edward VIII.
Les lumières de la ville
Charlot vagabond vient en aide à une jeune fleuriste aveugle et suite à un quiproquo involontaire se fait passer pour un homme riche. A force de travail et avec l'aide d'un milliardaire qu'il a sauvé de la noyade, il réunit assez d'argent pour que la jeune fille recouvre la vue.
Critique : Capitaine Phillips
Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips, commandant du bateau, et Muse, le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent…
Critique : Sonate pour Roos
Un film qui parle avec beaucoup de dignité d'un sujet difficile.
Critique : Tramontane
Quelle place le cinéma, un art visuel par excellence, réserve-t-il à la cécité ? Est-il en mesure d’en rendre compte d’une façon radicale, susceptible de simuler la perte d’un sens chez le spectateur, au risque de produire un film proprement impossible à regarder ? Pareille perte de repères avait été tentée pour le cas vaguement comparable de la surdité dans le film ukrainien The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy, sorti il y a deux ans et demi, lui aussi présenté à la Semaine de la critique de Cannes, où les nombreuses répliques en langue des signes n’avaient volontairement pas été sous-titrées.



















