Test Blu-ray : Song to Song

0
Sensible, grandiose, bouleversant, Song to Song fait partie de ces films qui ont tendance, lorsqu'ils se terminent, à provoquer chez le spectateur un sentiment de vide quasi-cosmique, l'impression diffuse et durable d'avoir vu une œuvre à la fois monumentale et presque trop « grande » pour lui – comme si même le fait d'en parler -et encore plus d'en rédiger une critique- était vain, désespérément vain dans le sens où le film par lui-même exprime déjà tout, et d'une façon autrement plus limpide que nous ne pourrions jamais l'approcher avec des mots. Comme tous les films de Terrence Malick ou presque, Song to Song se « vit » beaucoup plus qu'il ne s'analyse ou ne se raconte. C'est rare dans une vie de cinéphile, quand un film parvient à lui-seul à imposer le silence, surtout de la part de cinéphiles aussi bavards que nous autres sur critique-film, qui aimons tout particulièrement, comme tous les critiques, parler pour ne rien dire au final de plus que quelques évidences.

Test DVD : Un monstre à mille têtes

5
Dans sa dénonciation des injustices, Rodrigo Plá continue, dans "Le monstre à mille têtes", de mettre le doigt là où ça fait mal, s'attaquant cette fois ci à la corruption qui règne dans son pays d'adoption (mais, sans doute, dans de nombreux autres pays) dans certaines compagnies d'assurance liées à la santé (toutes, peut-être!), à la désinvolture et au cynisme de leurs dirigeants qui se soucient davantage de la santé de leur compte en banque que de celle de leurs clients.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Cinema Paradiso

Le regard dans le rétroviseur que Cinéma Paradiso opère avec insistance se solde par une forme suprême de nostalgie. La structure narrative du film a beau être simple, il s’en dégage un ton qui nous affecte sincèrement...

Test Blu-ray : California

0
Réalisé par Michele Lupo en 1977, Adios California est surtout connu auprès des amateurs pour être l'un des derniers représentants du western spaghetti. 1977/1978, c'est en effet la fin d’une époque, qui n'aura donc duré qu'une petite quinzaine d'années...

Test DVD : Tempête de sable

0
C'est Pyramide Vidéo qui édite aujourd'hui Tempête de sable en vidéo, et l'éditeur a fait le choix, somme toute logique (étant donné, de ne proposer le film d’Elite Zexer que sur support DVD. Et malgré la présence régulière d'un bruit vidéo un peu trop envahissant, inhérent aux limites techniques d'un encodage DVD, on est en présence d'un master parfait, à la définition précise et aux couleurs vives, sans le moindre petit problème d'encodage à l'horizon. Côté son, la VO arabe est proposée, au choix, dans un mixage Dolby Digital 5.1 discrètement spatialisé, mais nous réservant quelques beaux moments de dynamisme acoustique (surtout dans la restitution des échos), soit dans un plus classique encodage Dolby Digital 2.0, toujours parfaitement net et clair. Bref, c'est du tout bon.

Test Blu-ray : Mr. Wolff

0
Gavin O’Connor enchaîne les projets à vitesse grand V – à peine avait-on eu le temps de découvrir l'intéressant Jane got a gun que son nouveau film, intitulé Mr. Wolff, débarquait sur les écrans français. Mr. Wolff en V.O, c'est The accountant – alors, qu'on se le dise, Ben Affleck revient, et il est accountant. Accountant du tout, même. Ha ! Ha ! Sur ce bon mot qui, j'en suis sûr, vous a fait hurler de rire devant votre écran (là on touche vraiment des cimes au niveau de l'humour), revenons à notre film : Mr. Wolff suit donc la trajectoire d'un expert-comptable autiste et génie des mathématiques aux activités louches, incarné par un Ben Affleck dont le jeu tout en sobriété mono-expressive colle parfaitement à la personnalité froide et calculatrice (de poche) de Christian Wolff.

Livre : Andreï Tarkovski – Journal : 1970-1986

Un simple constat des salles achalandées de la cinémathèque française, lors du cycle consacré à Andreï Tarkovski, suffit à réfuter l’idée communément admise qu’un cinéma abstrait, à la lenteur imposante et solennelle, soit destiné à une élite intellectuelle. Au contraire, le cinéaste russe est peut-être l’un des rares artistes cinématographique du 20ème siècle, avec Stanley Kubrick et David Lynch, à avoir su allier exigence artistique et succès « populaire ». Du moins en France, où le cinéaste a toujours été considéré comme un immense metteur en scène par une grande majorité de la critique. Certes, un certain snobisme peut expliquer cet attrait pour Tarkovski mais cela n’explique pas tout. Cependant, l’opacité et le caractère sibyllin de ses longs-métrages a également profondément clivé les spectateurs reprochant, pour certains, leurs caractères trop abscons ou hermétique. Ces quelques réserves n’empêchent pas d’attirer un large public à la seule mention du nom de Tarkovski lors de diverses projections, à la cinémathèque ou ailleurs. Son œuvre comporte peu de films - 7 en tout, en plus de 2 moyens-métrages, et un court – mais aucun n’est à renier, bien au contraire. Son décès en 1986, peu après avoir achevé le montage du Sacrifice, l’a définitivement fait entrer au sein du cercle très restreint des cinéastes cultes. L’actualité récente autour du réalisateur de Solaris – rétrospective à la cinémathèque française, restauration, publication et réédition d’ouvrages… – permet de se (re)plonger dans les écrits de Tarkovski qui, en sus de son œuvre cinématographique, s’est longuement interrogé sur la spécificité du cinéma, s’émancipant peu à peu des théories de Serguei Eisenstein sur le montage, afin de trouver son propre langage cinématographique (voir Le Temps Scellé).

Test Blu-ray : Bleeder

0
Témoin d’une agression sauvage dans une boîte de nuit, perpétrée par Louis et des collègues à lui, Leo va peu à peu s’enfoncer dans un silence et un mal-être profond. Ce dernier est un être laconique, peu disert (une caractéristique récurrente chez les personnages de Refn), ne trouvant qu’avec difficulté les mots pour s’exprimer. Jugeant ses perspectives d’avenir bouchées, Leo déraisonne au fur et à mesure que l’histoire avance. Ainsi, son comportement oscille entre une violence exutoire, pulsionnelle et cathartique à l’égard de sa conjointe

Test DVD : Dissidente

C’est Blaq Out qui nous permet aujourd'hui de (re)découvrir Dissidente au format DVD. Habitué au support DVD depuis de nombreuses années, l’éditeur fait honneur aux derniers balbutiements du support, avec une image d’une belle précision...

Test DVD : Peaky Blinders – Saison 1

Servie par un casting quatre étoiles, mais aussi par une photo et une reconstitution historique aux petits oignons, Peaky Blinders revisite avec brio (« avec qui ? ») les heures sombres de l’Angleterre industrielle au lendemain de la Grande Guerre...

Test Blu-ray : Slumber Party Massacre / Fête sanglante

Gros succès de l'ère VHS, le film Slumber Party Massacre, alias Fête sanglante, réalisé en 1982 par Amy Holden Jones sous la houlette de Roger Corman, possède une aura assez culte chez les amateurs les plus acharnés de slashers.

Test Blu-ray : The Gate II

Ayant prouvé avec The Gate qu’il pouvait obtenir d’excellents résultats avec un budget limité, le réalisateur Tibor Takács s’est donc décidé à remettre le couvert en 1990, trois ans environ après le premier film.

Derniers articles

Test Blu-ray : L’Homme qui rétrécit

Aucun spectateur n’entre dans L’Homme qui rétrécit sans un petit sourire en coin, celui qu’on réserve aux projets qui semblent à la fois impossibles et irrésistibles. Remaker un classique de la SF paranoïaque des années 50, confier le rôle principal à Jean Dujardin, et surtout mettre Jan Kounen derrière la caméra… il fallait oser.

Comment le cinéma canadien dépeint l’univers des casinos et leurs coulisses

0
Le Canada a développé une tradition cinématographique variée, où l'univers du jeu trouve une place particulière. Contrairement aux clichés hollywoodiens, les réalisateurs canadiens ont...

Comment fonctionnent les jackpots dans les casinos en ligne : avis d’expert DudeSpin Casino...

0
Même avec une petite mise, vous avez une chance de remporter un gros gain. Grâce à l'accumulation du jackpot progressif, des émotions vives et...

Test DVD : La voix de Hind Rajab

Un film bouleversant qui a obtenu le Grand Prix du Jury lors de la dernière Biennale de Venise.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Running Man

Aucun besoin de se replonger dans les VHS poussiéreuses pour comprendre que ce Running Man version 2025 ne cherche pas à jouer dans la même cour que l’icône bodybuildée de 1987.