Test Blu-ray : Les vécés étaient fermés de l’intérieur
Au début des années 70, Marcel Gotlib et Patrice Leconte, collègues au sein de la rédaction de Pilote, commencent l'adaptation des aventures de Bougret et Charolles, créées par Gotlib et publiées dans Rubrique-à-brac ; après plusieurs mois de tournage et autant de soucis de production, Les vécés étaient fermés de l'intérieur sortira finalement sur les écrans français en janvier 1976, dans l'indifférence générale.
Test Blu-ray : Incarnate
Au fil des années, Jason Blum s’est constitué, comme Roger Corman avant lui, un cheptel de cinéastes « maison », à la différence près que Blum ne mise pas systématiquement sur de jeunes cinéastes, mais va aussi taper dans les réalisateurs de la « A List » Hollywoodienne désireux de décompresser loin des gros studios.
Test Blu-ray : Paterson
Si vous avez un jour aimé un film de Jim Jarmusch, il y a de fortes chances que vous aimeriez également tous les autres ! En effet, la filmographie du réalisateur brille par une incroyable cohérence dans la forme et le fond, à laquelle il est en même temps compréhensible de rester hermétiquement fermé. En tout cas, Paterson y ajoute un élément honorable
Test DVD : La bataille géante de boules de neige
Ne vous laissez pas tromper par le titre bon enfant, La bataille géante de boule de neige possède une tonalité sombre, malgré une bonne dose d'humour (notamment grâce à un adorable Saint-Bernard péteur), des personnages bien conçus et attachants (dont un incorrigible pacifiste) et une animation passe-partout. Il s'agit plus d'une allégorie détournée de la guerre (l'un des enfants a d'ailleurs perdu son père lors d'un conflit non identifié) que d'un simple divertissement d'action, sans que cela ne soit exagérément appuyé. Les adultes sont étrangement absents lors de ces affrontements malgré son implacable dérive. La fin de ce conte familial loin d'être innocent devrait tirer quelques larmes aux plus petits. La chanson de fin est interprétée par Céline Dion.
Test Blu-ray : Norm
Loin d'être une bête féroce, Norm est un ours polaire guère qui se laisse bien facilement attendrir par ses proies au lieu de les croquer. Il possède le même pouvoir que son grand-père, le roi de l'Arctique, celui de pouvoir se faire comprendre des humains. Guère pris au sérieux pas sa communauté, il va affirmer ses capacités de leader lorsque Mister Greene, un vil entrepreneur, va tenter d'installer des maisons modernes sur la banquise, sans se soucier des conséquences sur la faune locale.
Test Blu-ray : Joyeux bordel !
Soirées trop arrosées, virées nocturnes, mariages « out of control »... Le thème de la fête qui dérape et devient incontrôlable est au cœur de la comédie américaine depuis quelques années, en particulier depuis le succès de Very bad trip en 2009. Si les films se rattachant à ce thème comportent un certain nombre de « passages obligés » et finissent forcément un peu par tous se ressembler vaguement, Joyeux Bordel ! parvient néanmoins à tirer son épingle du jeu grâce à un élément souvent négligé dans ce genre de comédies : une batterie de personnages, tous soignés, attachants, relativement crédibles et traités sur un pied d’égalité par une narration qui leur permet d’exister au-delà de la simple « silhouette » uniquement destinée à amener un rire ou un sourire au spectateur.
Test DVD : Cigarettes et chocolat chaud
L’immense succès critique et populaire du charmant Little Miss Sunshine en 2006 a influencé de nombreux cinéastes et auteurs français, et ouvert la voie à de nombreux films apparaissant aujourd’hui comme des « enfants » du road movie familial de Jonathan Dayton et Valerie Faris. Des rejetons le plus souvent très agréables par ailleurs, reprenant non seulement le flambeau du « feel good movie » mais également celui du portrait de famille légèrement barrée et/ou dysfonctionnelle.
Test Blu-ray : Le dîner de cons – Réédition 2017
Plus gros succès en salles de la carrière de Francis Veber (même son chef d’œuvre La chèvre n’avait attiré « que » sept millions de spectateurs dans les salles obscures en 1981), Le dîner de cons demeure, presque vingt ans après sa sortie, une comédie toujours aussi efficace, courte, rythmée et surtout très drôle, enchainant une série de passages assez irrésistibles, dont beaucoup sont depuis devenus carrément cultes (« Ah bon il a pas de prénom ? »). Si bien sûr l’héritage du théâtre est toujours très présent au cœur du film (on ne bouge quasiment pas de l’appartement de tout le film), cela n’empêche en rien l’ensemble de fonctionner parfaitement, au point d’en devenir un véritable modèle de vaudeville, aux rouages certes un poil apparents, mais toujours efficaces et inspirés. Une belle réussite.
Test Blu-ray : Don’t breathe – La maison des ténèbres
Comme à son habitude, Sony Pictures nous livre avec Don’t breathe – La maison des ténèbres une galette Blu-ray en tous points irréprochable. Le master est d’une superbe précision, affichant un piqué d’une précision absolue, les couleurs montrent une belle pêche, les noirs sont solides et profonds ; c’est du très beau boulot, rendant pleinement honneur au travail sur la photo nocturne de Pedro Luque, adaptée à un tournage en numérique avec la caméra Arri Alexa Plus. Côté son, VF et VO sont proposés en DTS-HD Master Audio 5.1, et les deux mixages imposent un solide dynamisme, dont le spectateur profitera surtout durant les scènes d’horreur et les scènes en extérieur, qui proposent de multiples détails sonores parfaitement rendus et spatialisés.
Test Blu-ray : Ballerina
Ballerina nous fait découvrir les coulisses de la danse classique, même les moins glorieuses, tout en nous dévoilant comment vivre pleinement sa passion. Nous sommes emportés dans cette compétition dynamique grâce aux musiques très rythmées et retravaillées qui mêlent le classique aux courants musicaux actuels, les rendant ainsi accessibles à tous. Pour finir l’année sur une pointe de poésie, accompagnons Félicie et Victor pour vivre nos rêves dans l’une des plus belles villes du monde.
Test Blu-ray : Premier contact
Voir Denis Villeneuve, grand cinéaste contemporain pratiquant un cinéma totalement affranchi des diktats des gros studios, sachant allier somptuosité de la forme et faculté à interroger notre morale en confrontant ses personnages à des situations radicales, s’attaquer à la science-fiction, avait forcément de quoi provoquer l’excitation des spectateurs en manque de spectacle intelligent. Dépeignant avec Premier contact la fameuse arrivée sur Terre de vaisseaux extra-terrestres dont nul ne sait s’ils sont là avec des intentions pacifiques ou pour détruire l’espèce humaine, on peut dire qu’il investit un genre usé jusqu’à la corde, déjà riche d’œuvres définitives sur le sujet. On pense bien évidemment à l’ultime Rencontres du 3ème type, du moins dans un premier temps. Le Contact de Robert Zemeckis n’est également pas loin, avec cette linguiste chargée d’interpréter les paroles d’entités dont l’homme ne peut s’empêcher, fidèle à ses principes guerriers, de se méfier, et d’envisager leur anéantissement pur et simple.
Test Blu-ray : Forsaken – Retour à Fowler City
Formellement soigné, interprété avec conviction et proposant un récit limpide et sans surprise pour tout amateur du genre qui se respecte, Forsaken – Retour à Fowler City tente de renouer avec une certaine tradition du western classique : pas forcément celle du « grand » western épique à la John Ford, mais plutôt celle des dizaines de séries B fières et appliquées ayant inondé les écrans durant les années 40 à 60, et dont on retrouverait régulièrement des traces durant les décennies suivantes, notamment dans le cinéma de Walter Hill.



















