Test Blu-ray : My beautiful boy

0
Y a-t-il un plus grand fléau social que la drogue ? Elle détruit tout sur son passage, du plus petit, le cercle familial, au plus grand, l’équilibre des états en proie à une guerre sanglante contre les narcotrafiquants, comme par exemple le Mexique. Bref, il n’y a que misère et désarroi à tirer de cette spirale morbide menant presque sans exception à la mort de l’homme dans tout ce qui le caractérise. My beautiful boy en tire néanmoins une histoire particulièrement émouvante, loin des sphères criminelles qui avaient rendu Traffic de Steven Soderbergh si f

Test DVD : Lost in the Night

0
Avec Lost in the Night, Amat Escalante délaisse le fantastique tordu de La Région sauvage pour aborder de front le genre policier, avec lequel il avait déjà flirté ces dernières années en réalisant quelques épisodes de la série Narcos : Mexico pour Netflix.

Test Blu-ray : Flagellations

0
Premier film né de la collaboration entre le réalisateur Pete Walker et le scénariste David McGillivray, Flagellations est un film d’exploitation horrifique aux influences hétérogènes. Refusant clairement le postulat ouvertement « fantastique » sur lequel se basaient nombre de ses contemporains britanniques (que l’on regarde du côté des productions Hammer autant que du cinéma de Norman J. Warren), le film s’ouvre sur deux séquences à l’ambiance trouble et malsaine, durant lesquelles le spectateur ne parvient pas réellement à se faire une idée précise de la direction dans laquelle le cinéaste va l’emmener. Porté par la prestation nimbée de mystère de Robert Tayman (dont la carrière fut fortement marquée par le rôle du Comte Mitterhaus dans Le cirque des vampires en 1972), ce premier quart d’heure fonctionne parfaitement, développant une série de questions dans l’esprit du public autour du personnage de Mark E. Desade : s’agit-il d’un vampire, ou juste d’un sadique manipulateur, comme le laisse suggérer son patronyme ?

Test Blu-ray : Jeff Panacloc perd le contrôle

0
Même si sa peluche attire forcément les enfants, l'humour de Jeff Panacloc s'avère plutôt destiné à un public d'adultes, la peluche Jean-Marc étant, pour citer Wikipédia, « un singe politiquement incorrect, grossier et dévergondé ». Volontiers trash, Panacloc déverse donc des tombereaux de vannes en dessous de la ceinture avec une efficacité directement héritée du stand up

Test Blu-ray : Outfall

0
Découvert lors de la 29ème édition du Festival du film britannique de Dinard, Outfall est un thriller que l'on doit à la plume de Noel Clarke. Si son nom ne vous dira peut-être rien à prior, il est cependant relativement populaire en Grande Bretagne, où il suit parallèlement une carrière d’acteur (on l’a notamment vu dans la série Doctor Who pendant quelques années) et de scénariste, avec d’ailleurs un assez beau succès, puisqu’il est l’auteur d’une trilogie sur les jeunes anglais désœuvrés de l’Ouest Londonien : Kidulthood (2006), Adulthood (2008) et Brotherhood (2016). Si ces trois films restent inédits en France, on a cependant vu en vidéo il y a quelques années le sympathique Storage 24 (2012), honnête film de science-fiction dans lequel il jouait et dont il avait signé le scénario, surfant sans vergogne sur le succès d’Attack the block (2011).

Test Blu-ray : Vertiges

0
Vertiges, qui débarque en DVD et Blu-ray ce mois-ci sous les couleurs de Metropolitan Vidéo, est un film qui a une histoire assez curieuse. Tout commence en 2008, avec le film belge Loft, réalisé par Erik Van Looy. Le film remportera un certain succès, qui lui vaudra les faveurs d’un remake néerlandais en 2010, également intitulé Loft et réalisé par Antoinette Beumer. Malheureusement, cette dernière sera victime d’un accident sur le tournage, et Van Looy, réalisateur du film original, viendra à la rescousse en tant que réalisateur de remplacement sur certaines scènes.
La Femme aux 5 éléphants photo

La Femme aux 5 éléphants

0
Après une vie bousculée par l’Histoire et transportée par la littérature, Sweltana Geier s’attelle depuis 1992 à la traduction des cinq œuvres de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski : Crime et Châtiment, L'Idiot, Les Démons, L'adolescent et Les Frères Karamazov. Ces 5 éléphants l’accompagnent tout au long de ce récit qui dessine les traits de sa mémoire. Un voyage dans le texte et les mots qui nous apprend que la traduction doit atteindre au cœur de l’œuvre le souffle de son inspiration.

Test DVD : Dans la forêt

0
Repéré dans les années 90 à l’occasion de Harry, un ami qui vous veut du bien, un film étrange, à la fois un acte manqué et la promesse, au détour d’une séquence ou deux, de la volonté de créer un cinéma fantastique « à la française », différent et ambitieux, le duo Gilles Marchand / Dominik Moll écrit et réalise, à tour de rôle et selon une série de rituels de travail très curieux, des films pour le moins singuliers dans le paysage cinématographique français.

Test DVD : Les nuits de Lucrèce Borgia

0
Si le genre est aujourd’hui malheureusement tombé en désuétude, le film de cape et d’épées a donc à son actif des dizaines de grands succès populaires tournés pendant les années 50/60 ; Les nuits de Lucrèce Borgia fait partie de cette mouvance, et en constitue même le parfait petit représentant, malgré un titre un peu racoleur fleurant bon la romance érotique dont nous régaleraient régulièrement les italiens durant les années 70. Réalisé en 1959 par Sergio Grieco, fier artisan ayant œuvré dans à peu près tous les genres du bis (Jules César contre les pirates, L’agent Gordon se déchaîne, Superman contre les robots, Ultime violence…), le film met en scène des acteurs en provenance de toute l’Europe : la cruelle Lucrèce est incarnée par la britannique Belinda Lee, le héros sans peur et sans reproche par le bondissant Jacques Sernas, tandis que l’objet de son amour pur et désintéressé prend les traits de Michèle Mercier, connue pour son interprétation d’Angélique, marquise des anges. L’Italie sera également à l’honneur avec des méchants impitoyables interprétés par Arnoldo Foà et Franco Fabrizi, tandis que le sympathique valet du héros sera incarné par Mario Tulli.

Test Blu-ray : Captive State

0
Captive State est un film déroutant. Au contraire de nombreux films Hollywoodiens évoluant dans le genre de la science-fiction (et du film « d'invasion »), le scénario de Erica Beeney et Rupert Wyatt s'avère suffisamment ambitieux pour développer des personnages complexes, aux motivations troubles – sinon floues – et dont on ne parvient pas réellement à déterminer de quel « côté », dans quel camp ils se situent. Le personnage de John Goodman est à ce titre – et encore plus que celui du héros incarné par Ashton Sanders – particulièrement tordu dans sa façon de raisonner et d'envisager ses relations aux autres, au point que l'on pourrait même se mettre à penser un temps que sa psychologie est « complexifiée » jusqu'à l'absurde. Un temps seulement, car les choses prendront tout leur sens au second visionnage, qui éclairera d'une façon assez lumineuse le cheminement machiavélique de sa pensée, déconstruisant son existence à la façon d'un joueur d'échecs ayant toujours un ou deux coups d'avance sur ses adversaires.

Disponible en VOD : The human surge

Les cinéphiles qui aiment être surpris par des choix audacieux pourront trouver leur compte dans ce film atypique.

Test Blu-ray : Bonjour tristesse

0
L'adaptation par Otto Preminger du roman de Françoise Sagan retrouve le chemin des salles cette semaine et un constat s'impose : Bonjour tristesse est une excellente adaptation, qui transcende le livre de départ et destinée en particulier à ceux qui l'ont lu et ne l'ont pas vraiment aimé ou ceux qui ne l'ont pas lu en se disant que c'était le texte d'une petite bourgeoise aux problèmes étriqués. Avec le regard de Preminger, cela devient une tragédie incestueuse où l'héroïne a conscience du mal qu'elle cause, ce qui n'était pas franchement le cas chez Sagan, bien complaisante avec son personnage proche de l'adolescente qu'elle était alors encore. L'interprétation détendue de David Niven en suave et vain misogyne, imbu de lui-même révèle le caractère misanthrope de cet homme et celle de Jean Seberg montre qu'elle n'est qu'un être foncièrement mauvais et égoïste qui se cache derrière un visage d'ange, pour citer le titre d'un précédent film du cinéaste. Ils ne seront pas punis mais quelque chose s'est un peu brisé en eux, l'insouciance n'existe plus. Désormais, s'ils font du mal, ce ne sera plus innocent. C'est peut-être le pire pour eux : le monde réel et les vrais sentiments se sont imposés entre eux.

Derniers articles

Test Blu-ray : L’Auberge du péché

0
Quand L’Auberge du Péché sort sur les écrans français en 1950, la France tente encore de recoller les morceaux d’une décennie fracassée : à l'époque, le cinéma hexagonal oscille volontiers entre réalisme poisseux et fantaisie populaire, comme s'il se réveillait d'un doux rêve pour faire face à la réalité.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Torso – Édition Prestige limitée

2
Sorti en 1973 sur les écrans italiens, Torso est arrivé à un moment où le giallo était en pleine ébullition, entre les expérimentations baroques de Dario Argento et les obsessions morbides de Lucio Fulci.

Acteur au cinéma et univers du casino : les performances les plus marquantes

0
Est-ce une surprise si l’univers des casinos occupe une place particulière dans le cinéma ? Que les salles de jeu soient le thème central...

Test Blu-ray : Personne n’a entendu crier

0
Souvent considéré et vendu comme un « Giallo » produit en Espagne, Personne n’a entendu crier ne colle pourtant que partiellement au modèle italien. Certes, on y retrouve bien quelques marqueurs du genre...

Test Blu-ray : La Buraliste de Vallecas

0
La Buraliste de Vallecas tient lieu de testament pour le genre « quinqui », cette vague furieuse qui a déferlé sur les écrans espagnols – si le genre pouvait être taxé d'opportunisme ou accusé d'avoir surfé sur une mode racoleuse, il s'imposait également tout de même comme un miroir tendu à une partie de la population espagnole.