Test Blu-ray : La maison des étrangers

0
341

 
États-Unis : 1949
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h41
Genre : Drame, Policier
Date de sortie cinéma : 23 novembre 1949
Date de sortie Blu-ray : 2 novembre 2016

 

 

Max Monetti est de retour à New York. Cet ancien avocat vient de purger sept ans de prison. Son père Gino, banquier soupçonné de pratiques frauduleuses, est mort récemment. Les trois autres fils de Gino ont enregistré la banque à leur nom, et, pour eux, le retour de Max n’est pas une bonne nouvelle : leur frère est-il venu se venger ?

 

 

Le film

[4/5]

arrive à une période très faste de la carrière de  : après avoir remplacé au pied levé un Ernst Lubitsch malade sur le plateau du Château du dragon, le cinéaste, qui s’était pendant de très nombreuses années contenté des postes de scénariste ou producteur, enchaîne maintenant les projets et les longs-métrages en tant que réalisateur : en 1949, soit trois ans après ses premières armes derrière la caméra, est déjà son septième film. Si le meilleur de sa carrière est encore à venir (Eve en 1950, La comtesse aux pieds nus en 1954…), il a déjà à cette époque signé quelques classiques en devenir, tels que L’aventure de Mme Muir ou Chaînes conjugales – Mankiewicz était donc déjà un cinéaste à suivre, et ce film de gangsters préfigurant par bien des aspects les grandes « sagas » familiales et criminelles à venir (Le parrain, Les affranchis…) marque un nouveau coup de maître dans sa filmographie…

Adapté d’un roman de Jerome Weidman, choisit d’immerger le spectateur dans la mafia italo-américaine, même si, époque oblige, la « Cosa nostra » n’est jamais explicitement citée (pas plus que le terme de « parrain » d’ailleurs). Mais si une poignée de films noirs avaient déjà abordé le crime organisé avant le film de Mankiewicz, celui-ci a la particularité d’aborder le sujet par le truchement d’une « famille », un clan régi et organisé selon le principe du patriarcat, autour du personnage incarné par . Le scénario est concis, présentant une galerie de personnages très éloignés d’un quelconque manichéisme ; côté réalisation, Mankiewicz suit ce drame en vase clos avec une caméra très mobile, qui renforce encore l’impact d’un final pour le moins inattendu.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Parallèlement à son édition chaudement recommandée du Château du dragon (lire notre article), continue sur sa lancée avec . Et on ne pourra que tirer notre chapeau à l’éditeur, qui nous livre un master assez superbe, très similaire à ceux édités depuis de nombreuses années par le prestigieux label Criterion aux États-Unis. La copie est de toute beauté, avec un grain cinéma respecté aux petits oignons, et des contrastes finement travaillés. La restauration a fait place nette, mettant au ban presque toutes les rayures et autres griffes disgracieuses, et propose une image d’une stabilité remarquable (avec néanmoins quelques fourmillements discrets sur certaines séquences, ainsi que les défauts inhérents aux films de cette époque, notamment au niveau de la profondeur de champ) et en 1080p. Côté son, l’éditeur nous propose une version originale en DTS-HD Master Audio 2.0 mono, sans souffle ni bruits parasites. Les dialogues sont parfaitement clairs, et les sous-titres ne souffrent d’aucun problème particulier.

Côté suppléments, l’éditeur nous propose une passionnante présentation du film signée par le vétéran Olivier Père. Claire, concise, cette mise en bouche par le directeur cinéma d’Arte est à la fois synthétique et intéressante, et s’avère un véritable plaisir à suivre.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici