Festival de Cannes 2016 News — 26 avril 2016
Cannes 2016 : le jury

Jury

La composition du jury du 69ème a été annoncée hier. Du 11 au 22 mai 2016, ces quatre femmes et quatre hommes verront les 21 films en compétition, puis délibéreront sous la présidence du réalisateur australien , afin de déterminer le successeur de Dheepan de Jacques Audiard, la Palme d’Or attribuée par le jury présidé par les frères Coen l’année dernière. Pour rappel, l’heureux gagnant sera projeté une nouvelle fois à l’issue de la remise de prix le dimanche 22 mai.

KirstenDunst

L’actrice américaine (*1982) est comme la plupart des autres membres du jury une habituée du Festival de Cannes. Elle y avait décroché le prix de la Meilleure actrice pour Melancholia de Lars Von Trier en 2011 et plusieurs de ses films y ont pris leur essor, comme Virgin suicides en 1999 et Marie Antoinette en compétition en 2006 de Sofia Coppola, ainsi que Sur la route de Walter Salles en compétition en 2012. Son dernier film, Midnight special de Jeff Nichols, a été présenté en compétition au dernier Festival de Berlin.

ValeriaGolino

L’actrice italienne (*1965) est, quant à elle, une fidèle du Festival de Venise, où elle a d’ores et déjà gagné à deux reprises la Coupe Volpi de la Meilleure actrice, en 1986 pour Storia d’amore de Francesco Maselli et l’année dernière pour Par amour de Giuseppe Gaudino, actuellement à l’affiche en France. Elle n’est pas pour autant étrangère à l’univers cannois, puisque elle y a présenté au fil du temps Trois sœurs de Margarethe von Trotta en compétition en 1988, La Putain du roi de Axel Corti en compétition en 1990, The Indian Runner de Sean Penn à la Quinzaine des réalisateurs en 1991, Respiro de Emanuele Crialese Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2002, Les Beaux gosses de Riad Sattouf à la Quinzaine des réalisateurs en 2009, ainsi que son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Miele avec Jasmine Trinca, à Un certain regard en 2013. Enfin, Valeria Golino connaît bien le fonctionnement des jurys des grands festivals européens, parce qu’elle a déjà siégé à celui du Festival de Venise en 2008, sous la présidence de Wim Wenders, qui avait attribué le Lion d’or à The Wrestler de Darren Aronofsky.

VanessaParadis

L’actrice et chanteuse française (*1972) a joué dans une dizaine de films en un quart de siècle de carrière cinématographique. Dès ses débuts prometteurs dans Noce blanche de Jean-Claude Brisseau en 1989, qui lui avait valu le César du Meilleur espoir féminin, elle avait su jongler entre ses deux métiers. On a ainsi pu la voir dans Elisa de Jean Becker, 1 chance sur 2 et La Fille sur le pont de Patrice Leconte, Mon ange de Serge Frydman, La Clef de Guillaume Nicloux, L’Arnacœur de Pascal Chaumeil, Café de Flore de Jean-Marc Vallée, Je me suis fait tout petit de Cécilia Rouaud, Cornouaille de Anne Le Ny, Apprenti gigolo de John Turturro et Sous les jupes des filles de Audrey Dana.

KatayoonShahabi

La productrice iranienne travaille surtout dans le genre documentaire. Elle a créé il y a quinze ans sa propre société de production, Sheherazad Media International, la plus importante société privée de distribution de films iraniens à l’international. Après avoir été arrêtée pendant deux mois à l’automne 2011 pour avoir fourni des images soi-disant défavorables de l’Iran à la BBC, elle crée la société Noori Pictures basée à Paris, toujours dans un souci de promotion du cinéma iranien indépendant. Elle a notamment accompagné Nahid de Ida Panahandeh, présenté l’année dernière à Cannes dans la sélection Un certain regard, ainsi que Inversion de Behnam Behzadi, parmi les films retenus pour Un certain regard cette année.

ArnaudDesplechin

Le réalisateur et scénariste (*1960) est lui aussi un enfant de Cannes. Il y a présenté pas moins de cinq de ses films en compétition, de son premier La Sentinelle en 1992 jusqu’à Jimmy P. en 2013, en passant par Comment je me suis disputé [ma vie sexuelle], Esther Khan et Un conte de Noël. La sélection de son dernier film Trois souvenirs de ma jeunesse à la Quinzaine des réalisateurs lors du festival l’année passée avait créé une certaine polémique au vu de la qualité du film, qui avait valu en fin de compte à Desplechin le César du Meilleur réalisateur.

MadsMikkelsen

L’acteur danois (*1965) est une vedette internationale au plus tard depuis qu’il a interprété le méchant Le Chiffre face à Daniel Craig en James Bond dans Casino Royale de Martin Campbell en 2006. A Cannes, il avait remporté son plus grand triomphe en gagnant le Prix du Meilleur acteur en 2012 pour La Chasse de Thomas Vinterberg. Mikkelsen mène depuis vingt ans une carrière riche et variée, à la fois dans son pays natal à travers la trilogie Pusher et Le Guerrier silencieux de Nicolas Winding Refn, Open hearts et After the wedding de Susanne Bier, Wilbur de Lone Scherfig, Adam’s apples de Anders Thomas Jensen, Royal affair de Nikolaj Arcel et The Salvation de Kristian Levring, et à l’étranger grâce au Roi Arthur de Antoine Fuqua, Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Kounen, The Door La Porte du passé de Anno Saul, Le Choc des titans de Louis Leterrier, Les Trois mousquetaires de Paul W.S. Anderson, Michael Kohlhaas de Arnaud Des Pallières, Charlie Countryman de Fredrik Bond et la série « Hannibal ». Son nouveau film Men & chicken de Anders Thomas Jensen sortira en France trois jours après la fin du festival.

LaszloNemes

Le réalisateur hongrois (*1977) fait partie de ces révélations cannoises, qui sont appelées au poste prestigieux de juré peu de temps après leur coup d’éclat. En l’occurrence, Nemes avait fait sensation à Cannes l’année dernière grâce à son premier long-métrage Le Fils de Saul, qui était reparti avec le Grand prix et avait décroché par la suite l’Oscar, le Golden Globe, l’Independent Spirit Award, le prix des critiques de Los Angeles et celui du National Board of Review du Meilleur Film étranger.

DonaldSutherland

Mieux vaut tard que jamais pour l’acteur canadien (*1935), une légende vivante du cinéma, qui est pourtant toujours passé à côté des consécrations suprêmes. Il a cependant été à l’affiche de très nombreux classiques, tels que Les Douze salopards de Robert Aldrich, M.A.S.H. de Robert Altman – Palme d’or en 1970 –, De l’or pour les braves de Brian G. Hutton, Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, Klute de Alan J. Pakula, Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg, 1900 de Bernardo Bertolucci, Le Casanova de Fellini de Federico Fellini, L’Aigle s’est envolé de John Sturges, L’Invasion des profanateurs de Philip Kaufman, Des gens comme les autres de Robert Redford – Oscar du Meilleur Film en 1981 –, JFK de Oliver Stone, Six degrés de séparation de Fred Schepisi, Space cowboys de Clint Eastwood, Orgueil et préjugés de Joe Wright, ainsi que les quatre films de l’univers Hunger games.

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles