Test DVD : A girl walks home alone at night

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États-Unis : 2014
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h37
Genre : Fantastique
Date de sortie cinéma : 18 février 2015
Date de sortie DVD : 2 juin 2015

 

 

Une , vêtue de son tchador, impose sa loi dans les rues du Sin City iranien, « Bad City ». Traquant les dealers et les macs, « The Girl » tend à « nettoyer » sa ville. Mais c’est sans compter sur sa rencontre avec le bel Arash, un James Dean à l’orientale…

 

 

Le film

[3,5/5]

Censé se dérouler en Iran, a été intégralement tourné en Californie, mais en farsi (ou persan moderne). Voilà une particularité étonnante pour un film qui ne l’est pas moins… Écrit et réalisé par , est un film de suivant les pérégrinations d’une suceuse de sang en tchador dans une ville fantôme fantasmée, où s’entassent les cadavres à même les fossés.

Difficile à décrire autant qu’à placer dans une « case » fixe, le film de est souvent catalogué film d’épouvante féministe, ou comparé à l’univers noir d’un Sin City (noir et blanc oblige). Il n’en est en fait rien : s’il fallait vraiment décrire , on parlerait d’avantage de western contemporain mêlé de fantastique. La mise en scène utilise tous les codes du cinéma de Sergio Leone, jusque dans sa musique qui évoque celle d’Ennio Morricone. Très stylisé, doté d’une photo superbe et d’un scope majestueux, le film sait imposer le trouble et se montre très sec dans ses passages horrifiques ; de quoi captiver le spectateur au fur et à mesure que le fantastique se mue en une romance inattendue et touchante.

Lent, hypnotique, réussi et pour le moins étonnant, s’avère donc une excellente surprise, et marque les débuts d’une réalisatrice dont on suivra la carrière à venir (et notamment le film de cannibales The bad batch, avec Keanu Reeves et Jim Carrey) avec le plus grand intérêt.

 

 

Le DVD

[4/5]

Après une discrète sortie en salles en janvier, arrive donc en DVD (et DVD uniquement) sous les couleurs de . La photo du film, signée Lyle Vincent, ne se voit pas trahie par un encodage vraiment soigné de la part de l’éditeur : le piqué est certes doux mais cela fait partie intégrante de la photo noir et blanc du film, à l’ambiance volontiers éthérée. Côté son, la version originale est proposée dans un mixage Dolby Digital 5.1 privilégiant les basses et les ambiances bien oppressantes. Du beau boulot.

Côté suppléments, en dehors des traditionnelles bandes-annonces du film et des sorties à venir, nous propose de découvrir un très intéressant making of. On y découvre donc la réalisatrice , dont les faux airs de Florence Foresti et le T-Shirt aux couleurs du groupe Suicidal Tendencies paraissent bien éloignés de la sombre ambiance de . Co-producteur de renom, l’acteur Elijah Wood y déclame également son amour pour le film et pour le cinéma de genre en général. Un très bon moment, frais et sympathique. Dommage néanmoins que le court-métrage de 2012 à l’origine du film ne soit pas de la partie…

 

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