Test Blu-ray : Tremors 5

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États-Unis : 2015
Titre original : Tremors 5 – Bloodlines
Réalisateur :
Scénario : M.A. Deuce, C.J. Strebor, William Truesmith, John Whelpley
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h38
Genre : Fantastique
Date de sortie DVD/BR : 5 janvier 2016

 

 

Les monstres s’invitent en Afrique du Sud… L’aventurier Burt Grummer ressort son calibre aux côtés de son acolyte Trevis Welker pour affronter une nouvelle mutation de Graboïd ! Auront-ils raison de ces terribles monstres mangeurs d’homme, ou bien finiront-ils en collations terrifiées ?

 

 

Le film

[3,5/5]

Si aucune des suites données au formidable Tremors (Ron Underwood, 1990) n’a jamais permis au spectateur de retrouver le grand frisson procuré par le film original, il faut tout de même admettre que chaque nouveau film de la franchise nous réserve son lot d’éclats de rires et de trouvailles scénaristiques toujours plus barges et amusantes. Douze ans après la série TV dérivée du film, et onze ans après un Tremors 4 en mode « western » se déroulant en 1889, personne n’attendait plus réellement ce Tremors 5. Pourtant, et toute nostalgie mise à part, le charme de ce mélange de fantastique et d’humour redneck fonctionne toujours aussi bien…

Tremors 5 : Bloodlines nous permet donc de retrouver l’inusable Michael Gross dans les frusques militaires de Burt Gummer, cette fois-ci aux prises avec des graboïdes, shriekers et autres ass-blasters non plus dans le désert du Nevada mais en Afrique du Sud – dépaysement assuré. Le film est signé Don Michael Paul, plutôt un habitué des suites en DTV, puisqu’il a réalisé Jarhead 2, Sniper 5 ou encore Lake Placid 4, qui était en fait « LA » rencontre au sommet entre les franchises Lake Placid et Anaconda (vous en avez l’eau à la bouche, avouez-le !). De fait, ce cinquième opus de la saga aux graboïdes affiche une mise en scène carrée et efficace, composant de façon relativement habile avec un budget que l’on imagine famélique. Les acteurs font le job, l’humour pipi-caca-prout fonctionne plutôt bien, les clins d’yeux au spectateur sont nombreux, évoquant à travers des images ou des lignes de dialogue des films tels que Piège de cristal, Tomb Raider, Les dents de la mer ou encore Jurassic Park. Privilégiant largement les effets spéciaux « old school » plutôt que de se tourner vers le numérique à tout-va, Tremors 5 : Bloodlines laisse dérouler son intrigue certes très prévisible mais s’avère suffisamment rythmé et énergique pour être un DTV divertissant et sans prétention ; en cas de succès en vidéo, il pourrait probablement relancer la saga pour quelques épisodes supplémentaires.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Détenteur des droits de la franchise depuis toujours, Universal Pictures nous propose donc aujourd’hui de découvrir cette nouvelle incursion auprès des chasseurs de monstres avec un master de toute beauté : les couleurs sont superbes, les contrastes denses, les noirs d’une belle profondeur. La définition est irréprochable et le piqué souvent très précis, même en basse lumière. Coté enceintes, comme toujours chez l’éditeur, seule la version originale est encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, dans un mixage littéralement tonitruant. Les apparitions des graboïdes nous réservent quelques passages bien riches en basses, en gros surrounds et effets multi-directionnels à gogo. Un poil en retrait, la version française uniquement mixée en DTS 5.1 s’avère également très spectaculaire et immersive, mais fait naturellement montre de moins de finesse.

Dans la section suppléments, on trouvera une sélection de scènes coupées, dont une scène assez spectaculaire dont la particularité est d’être non finalisée, probablement en raison de coupes budgétaires inopinées. Une curiosité nous donnant l’impression d’assister à un intéressant « work in progress ». On poursuivra avec un court making of, au court duquel tout le monde semble très satisfait, mais ayant le mérite de donner la parole au réalisateur Don Michael Paul ainsi qu’à Michael Gross, qui déclare avoir un attachement tout particulier au personnage de Burt Gummer. On terminera enfin avec un bêtisier laissant une très large place aux pitreries de Jamie Kennedy.

 

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