Test Blu-ray : Taken 3

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France, États-Unis : 2014
Titre original :
Réalisateur : Olivier Megaton
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h43
Genre : Action
Date de sortie cinéma : 21 janvier 2015
Date de sortie DVD/BR : 3 juin 2015

 

 

L’ex-agent spécial Bryan Mills voit son retour à une vie tranquille bouleversé lorsqu’il est accusé à tort du meurtre de son ex-femme, chez lui, à Los Angeles. En fuite et traqué par l’inspecteur Dotzler, Mills va devoir employer ses compétences particulières une dernière fois pour trouver le véritable coupable, prouver son innocence et protéger la seule personne qui compte désormais pour lui : sa fille…

 

 

Le film

Pour reprendre une figure de style popularisée par Nino Ferrer, s’il y a bien quelqu’un qui « ressemble à l’Italie », c’est . A lui seul, et grâce à un système d’écriture / production / distribution qu’il a mis des années à mettre en place avec , le père Besson a réussi à nous livrer sa propre version du cinéma d’exploitation rital des années 60/70. Si bien sûr à lui seul il serait bien en peine de livrer autant de péloches d’exploitation que les italiens durant ces deux décennies, demeure le dernier représentant d’un certain cinéma très populaire, facile d’accès, surfant de façon ostentatoire sur les modes et les thématiques dans l’air du temps, et livrant de fait chaque année plusieurs films formatés mais provoquant toujours un certain plaisir immédiat, pour peu que l’on ne soit pas allergique à ces films d’exploitation se suivant comme autant d’ersatz sans forcément chercher à révolutionner le genre.

s’inscrit donc dans cette veine de films d’action délicieusement putassiers, affichant sans complexe grosses voitures, héros invincible et 100% badass, méchants impitoyables (mafia russe oblige) et flingues à gogo, le tout sur un tempo très soutenu laissant une large place aux scènes d’action. Côté découpage des scènes d’action, Olivier Megaton s’est un peu calmé depuis Colombiana, et si l’on excepte sa gestion catastrophique des scènes en voiture, l’ensemble se laisse regarder gentiment, surtout grace à la prestation de , les dents serrées et l’adrénaline coulant tellement à flots dans ses veines de soixantenaire qu’il survit à tout sans le moindre bobo, de l’accident de bagnole aux rafales de balles.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

C’est bien sûr qui édite aujourd’hui le Blu-ray de , et comme à son habitude, l’éditeur nous livre une galette techniquement impeccable. Le master est d’une superbe précision, affichant un piqué d’une précision absolue tout en préservant un grain prononcé. Les couleurs montrent une belle pêche, les noirs sont solides et profonds. Côté son, fait très fort puisque est le premier Blu-ray français à profiter une piste Dolby Atmos à la fois en version originale et en version française. Les amplis non compatibles décoderont ces deux pistes tonitruantes en Dolby TrueHD 5.1. Les deux mixages s’avèrent donc d’un dynamisme échevelé, surtout sur les scènes d’action : tous les canaux y vont de leur puissance et le caisson de basses sollicité à intervalles très réguliers.

Du côté des suppléments, et puisque le film marque normalement la fin d’une collaboration de sept ans entre et sur la saga Taken, l’éditeur a mis les petits plats dans les grands, en nous proposant tout d’abord un ensemble de featurettes sur le film et plus largement sur la trilogie (différences entre le dernier volet et les deux autres films, retour sur les trois films et sur l’équipe technique, survol rapide des décors et des cascades…). Le module le plus amusant est celui intitulé « Stop taking my shit ». On continuera avec une série de scènes coupées uniquement consacrées aux méchants du film, et on terminera avec une poignée d’interviews, très orientées promo, d’environ dix minutes chacune (Olivier Megaton, bien-sûr, , et ).

 

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