Test Blu-ray : L’étudiante

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L’étudiante

 
France, Italie : 1988
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : , Claude Pinoteau
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h44
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie cinéma : 5 octobre 1988
Date de sortie DVD/BR : 26 février 2020

 

Valentine, étudiante, prépare l’agrégation de Lettres et n’a guère le temps de songer à l’amour. Le temps d’un soir, elle rencontre Edouard, musicien nocturne, qui s’accroche à elle. Les emplois du temps difficilement conciliables finissent par séparer le couple. Mais Valentine est maintenant très amoureuse et le jour de l’agreg, sous le couvert d’un exposé sur Molière, elle lui adresse un message d’amour…

 


 

Le film

[3/5]

Grand classique populaire de la comédie romantique niaise made in France, L’étudiante a remporté, avec 1.583.067 entrées, un grand succès dans les salles en 1988, confirmant l’histoire d’amour des français de l’époque avec la jeune Sophie Marceau, maintenant âgée de 22 ans. Probablement pensé, au départ, comme une deuxième suite à , le film marquait les retrouvailles du trio Claude Pinoteau / Danièle Thompson / Sophie Marceau, le tout étant toujours rythmé par l’abominable soupe musicale de Vladimir Cosma. Les amateurs ne s’y tromperont pas, d’autant que le film est une coproduction franco-italienne, et qu’en Italie, le film est intitulé Il tempo delle melle 3, soit… La boum 3. Il y a d’ailleurs fort à parier que si le film s’était également appelé comme ça en France, il aurait probablement attiré un million de personnes de plus au cinéma.

On peut cependant affirmer que personne n’est dupe, et on retrouvera dans L’étudiante le ton gentiment innocent de La boum et La boum 2, porté par une intrigue amoureuse et par les dialogues – ampoulés et d’une indigence rare – de Danièle Thompson. Délaissant ouvertement l’humour et le potentiel comique de certaines situations (telles que les sautes d’humeur du personnage de Sophie Marceau, qui auraient pourtant pu donner lieu à des gags cocasses) au profit de la naissance d’un amour aussi inattendu que passionné, qui permettra au couple formé à l’écran par Sophie Marceau et Vincent Lindon de crever l’écran.

Car si les dialogues sont indéniablement le point faible de L’étudiante, tant ils desservent le film à force d’enchainer les lieux communs et les pseudo-discussions érudites, le charme opère néanmoins lors de quelques séquences, quasiment dénuées de dialogues et uniquement basées sur le jeu d’acteur et l’alchimie présente à l’écran entre Sophie Marceau et Vincent Lindon. La scène de la dictée en est le meilleur exemple, petit moment de grâce au cœur d’un film s’avérant le reste du temps un peu trop poussif.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Que les éternels amoureux de Sophie Marceau s’apprêtent à repasser à la caisse : L’étudiante débarque ce mois-ci en Blu-ray, et s’avère disponible dès aujourd’hui chez Gaumont au sein de la trentième-et-unième vague de sa collection (aussi appelée ). Le film de Claude Pinoteau s’offre pour l’occasion un lifting Haute-Définition assez remarquable : côté image, le master proposé par l’éditeur est en effet vraiment d’excellente tenue. Le film est proposé au format 1.85 respecté et 1080p. Le piqué est d’une belle précision, la granulation cinéma d’origine a été préservée avec finesse, et les couleurs de même que les contrastes semblent également avoir été tout particulièrement soignés. La galette est donc chaudement recommandée pour les amateurs de cette petite comédie romantique, d’autant qu’il n’y aura rien à redire non plus sur le mixage son, proposé en DTS-HD Master Audio 2.0 et proposant un rendu propre, stable et équilibré.

Côté suppléments, Gaumont de retrouver les bonus déjà présents sur l’édition DVD du film, sortie en 2005 : les plus passionnés pourront se plonger dans un commentaire audio de Claude Pinoteau, tandis que les autres embrayeront directement sur un entretien avec Daniel Thompson (6 minutes), au cœur duquel elle se remémore sans fausse modestie le tournage et l’écriture d’un film ayant su saisir « l’air du temps » de son époque. On terminera enfin avec un formidable entretien avec Vincent Lindon (20 minutes), qui reviendra avec naturel et sans la moindre langue de bois sur son expérience sur le film : son manque d’assurance, ses doutes sur lui-même et concernant la santé mentale de Claude Pinoteau, l’héritage du film dans la culture populaire, la façon dont le personnage lui colle littéralement à la peau depuis la sortie du film… Rafraîchissant et vraiment sympathique.

 

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