Test Blu-ray : L’assassinat du père Noël

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L’assassinat du père Noël

 
France : 1941
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Charles Spaak,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h45
Genre : Policier, Drame
Date de sortie cinéma : 16 octobre 1941
Date de sortie DVD : 16 décembre 2015

 

 

Le soir de Noël, le père Cornusse s’apprête à jouer comme chaque année le rôle du père Noël. C’est aussi le soir du retour au château du baron Roland. Puis, un homme en habit de Père Noël est retrouvé mort…

 

 

Le film

[4/5]

S’il n’est certes pas le film le plus connu de Christian-Jaque, L’assassinat du père Noël vaut la peine d’être redécouvert. Tourné avec des capitaux allemands en 1941, le film s’impose quelques années plus tard comme une métaphore assez flagrante de la situation de la France pendant l’occupation. Difficile en effet de ne pas dresser de parallèle entre le petit village du film, pour lequel la mort du père Noël signe la fin de l’innocence, et la situation de la France sous le joug de l’occupant allemand. La présence dans le film de jeunes gens malades, dont on attend avec fébrilité la rémission hypothétique, va également dans ce sens symbolique.

L’assassinat du père Noël est donc un film intéressant, mélangeant les genres et les ambiances pour finalement proposer un discours sous-jacent sans doute plus fort et profond que tout ce qu’il peut montrer à l’écran. Slalomant entre le film policier et la comédie tout en étant saupoudré d’une pincée de conte, le film de Christian-Jaque est un mystère sans réel suspense, nous proposant une galerie de personnages hauts en couleurs au cœur d’un film qui s’amuse à baigner les images d’Épinal d’une France dans une atmosphère étrange. Un film unique !

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Les trois nouveaux « classiques » édités en Blu-ray par Pathé ce mois-ci (, et L’assassinat du père Noël) affichent une forme insolente, prouvant à nouveau le soin maniaque apporté par l’éditeur à ses restaurations de films de patrimoine. L’image est d’une belle stabilité, le grain d’origine est scrupuleusement respecté, le piqué est d’une étonnante précision et les contrastes pointus accentuent l’impression de profondeur de l’ensemble. Une réussite totale. Côté son, les films sont proposés dans des mixages DTS-HD Master Audio 2.0 propres et clairs, restituant parfaitement les dialogues.

Du côté des suppléments, les trois films proposent les habituelles bandes-annonces ainsi que le même et très intéressant documentaire sur la restauration des films de cette vague. On continue avec conversation autour du film menée par Jean-Pierre Bertin-Maghil, Eric Le Roy et Noël Véry, qui évoque le contexte très curieux de la production du film via la société allemande Continental.

 

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