DVD — 12 janvier 2017
Test Blu-ray : Dans le noir

 
États-Unis : 2016
Titre original :
Réalisateur : David F. Sandberg
Scénario : David F. Sandberg,
Acteurs : , ,
Éditeur : .
Durée : 1h22
Genre : Horreur
Date de sortie cinéma : 24 août 2016
Date de sortie DVD/BR : 24 décembre 2016

 

 

Une famille en proie à une mystérieuse créature qui ne vit que dans le noir. Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison . Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité , Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir…

 

 

Le film

[3,5/5]

Dans le noir est l’adaptation, la « version longue » pourrait-on presque dire, d’un court-métrage suédois ayant fait sensation en 2013 intitulé Lights out. Maitrisé et puissant, mis en scène avec des bouts de ficelle et beaucoup d’inventivité, ce court-métrage a ouvert les portes d’Hollywood à son réalisateur David F. Sandberg (à ne pas confondre avec David Sandberg, un autre suédois s’étant quant à lui fait remarquer avec le court Kung Fury), les studios étant constamment à la recherche de nouveaux talents capables de tourner des films d’horreur avec des budgets restreints afin de réitérer la réussite financière de films tels que Blair witch project (240 millions de recettes pour un budget de 25.000 dollars) ou Paranormal activity (qui a rapporté 193 millions pour un budget de 13.500 dollars).

Avec 142 millions de dollars au box-office mondial, David F. Sandberg a d’ailleurs pleinement réussi son pari avec Dans le noir, multipliant presque par 30 son budget de 4,9 millions. Il y a fort à parier qu’une suite soit rapidement mise en chantier, sans doute à l’issue de la post-production d’Annabelle 2, que Sandberg vient de finir, toujours pour les studios New Line. Même en France, ce sont 700.000 spectateurs qui sont venus se faire peur dans les salles obscures cet été, le film profitant d’un bouche à oreille plutôt enthousiaste, notamment sur les réseaux sociaux.

Et il faut avouer que David F. Sandberg a retenu les leçons de Steven Spielberg selon lesquelles il faut accrocher le spectateur d’entrée de jeu avec une scène d’ouverture le mettant tout de suite dans le bain, quitte à jouer toutes ses billes en signant dès les premières minutes la meilleure séquence de son film. Dans le noir propose donc une entrée en matière très efficace, avec une séquence d’ouverture très maitrisée, et formellement aboutie (photo superbe, cadrages bien pensés). Passée cette introduction sur les chapeaux de roues, le film se fait plus classique, reprenant des schémas connus de l’horreur contemporaine – la mise en scène est souvent efficace, et le rythme soutenu ne permet pas de s’ennuyer, d’autant que le film est très court (1h22 en comptant le générique de fin).

Dans le rôle de l’héroïne, on retrouvera la jeune Teresa Palmer, omniprésente sur nos écrans depuis quelques mois (Knight of cups, Point break, Triple 9, Tu ne tueras point…). Le duo mère / fille qu’elle forme avec Maria Bello fonctionne bien, et si son personnage reste encore un peu trop caricatural dans sa transformation au fil du film, on espère qu’une éventuelle suite viendra enrichir sa psychologie. On espère aussi qu’Hollywood ne brûlera pas trop vite les ailes de la jeune actrice, comme les studios l’ont fait il y a quelques années avec Amber Heard (incontournable entre 2011 et 2013, disparue des écrans radar depuis) ou, avant elle, avec des actrices telles que Bridget Fonda, Juliette Lewis, Linda Fiorentino ou même Sharon Stone, qui ont eu leur heure de gloire le temps d’un éclair dans les années 90 et en sont aujourd’hui réduites à de la figuration, voire même à une retraite anticipée.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Techniquement parlant, il n’y a pas grand-chose à redire sur le Blu-ray de Dans le noir édité par Warner bros, pour lequel l’éditeur fait preuve de son habituelle maestria technique. L’image est sublime, respectant parfaitement la granulation d’origine, les couleurs et les contrastes en envoient plein les yeux, les noirs sont denses (et c’est important pour un film se déroulant Dans le noir), le piqué d’une précision à couper le souffle… C’est vraiment le top niveau. Côté son, le mixage DTS-HD Master Audio 5.1 de la VO joue essentiellement sur les ambiances, bien enveloppantes, avec quelques jump-scares à vous faire sauter au plafond. Si l’on vous conseille plutôt la version originale pour des raisons artistiques (pour les voix et intonations originales des comédiens), la VF encodée en Dolby Digital 5.1 se défend plutôt bien, avec quelques effets surround qui dépotent.

Du côté des suppléments, l’éditeur nous propose une vingtaine de minutes de scènes coupées en HD et VOST, dont l’essentiel est occupé par une fin alternative, pouvant se greffer pile à la fin du film, et dont la particularité est d’être assez grotesque et ridicule. On comprend clairement la volonté des auteurs d’avoir raccourci le métrage pour nous éviter cela !

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles