Test Blu-ray : Archive

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Royaume-Uni, Hongrie, États-Unis : 2020
Titre original : –
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur : France
Durée : 1h49
Genre : Science-Fiction
Date de sortie DVD/BR : 3 février 2021

Adolescente, Martha Caldwell a réchappé d’une catastrophe ferroviaire dans laquelle elle a vu mourir ses parents, traumatisme qui l’a rendue muette. Quinze ans ont passé quand Martha, qui vit désormais avec son oncle Ralph, féru d’occultisme, dans une propriété située à Montseny, dans les Pyrénées espagnoles, reçoit la visite de sa cousine Jenny Ascot, célèbre chanteuse résidant en Angleterre. Cette dernière est mortellement poignardée durant la nuit. La police mène son enquête, tandis que d’autres meurtres surviennent. Les soupçons se portent vers une secte sataniste, à moins qu’il ne s’agisse d’un tueur en série isolé. Dans un cas comme dans l’autre, Martha pourrait bien être la prochaine victime…

Le film

[4/5]

L’engouement populaire et critique autour de et de Love, Death + Robots, deux séries estampillées , n’aura pas tardé à remettre la science-fiction « philosophique » sur le devant de la scène : en est un des derniers représentants. Cependant, le film de n’évoquera pas le grand spectacle généralement attribué au genre, celui lié à la conquête de l’espace ou à la réflexion quant à la place de l’homme dans l’univers.

appartient en effet à un sous-genre de la SF s’étant récemment créé autour des craintes et les questionnements concernant les évolutions en termes de technologie et d’intelligence artificielle. Dans une société où l’être humain est de plus en plus entouré par la technologie, où plus rien ne semble possible sans recours aux réseaux, aux logarithmes ou aux machines, et où le transhumanisme et les réflexions de Ray Kurzweil ne cessent de repousser les limites connues de l’homme, ce courant de la science-fiction n’a de cesse de nous projeter au cœur de différents futurs « possibles » et scientifiquement envisageables.

La filiation spirituelle entre cette vague de séries développant une science-fiction conscientisée et semble d’ailleurs parfaitement assumée par son scénariste / réalisateur  : dans les suppléments présents sur le Blu-ray du film, et alors qu’on l’interroge sur les thématiques de son œuvre, il répond « Love, Death and Robots »… Ainsi, sa fable technologico-humaniste s’inscrit parfaitement dans la mouvance de cette SF pertinente d’un point de vue social, et s’appuie sur des préoccupations anxiogènes au sujet desquelles le public contemporain s’est forcément interrogé à un moment ou à un autre de son existence.

Ayant contribué à la conception de l’univers visuel du Moon de son ami Duncan Jones,  a réellement un don pour créer des mondes futuristes naturalistes facilitant les connexions avec le monde réel. Les décors sont ainsi d’un réalisme étonnant, usés, fonctionnels, de même que le matériel ou les robots en eux-mêmes, qui dès les premières minutes d’ parviendront à s’imposer comme presque plus « humains » que le personnage principal, George, incarné par .

Ainsi, J-2, le premier robot qui sera présenté au spectateur, sera probablement le centre névralgique de l’intrigue d’. Conçue à partir de la personnalité numérisée de la défunte épouse de George, J-2 ressent clairement des émotions, mais celles-ci n’intéressent pas le scientifique, qui la voit comme une impasse et la délaisse au profit de son nouveau projet, J-3. Si J-2 est jalouse, blessée et seule, le personnage de George restera complètement aveugle aux sentiments et à la détresse exprimées par le robot. Cette opposition entre l’humain incapable d’empathie et l’inhumain débordant de sensibilité sera d’ailleurs l’un des aspects les plus subtils et les plus fascinants d’, ce qui s’avérera d’autant plus intéressant que la thématique se prolongera avec l’évolution de J-3, qui sert de trame principale au film.

Contemplatif et réfléchi, est en revanche un peu desservi par sa sous-intrigue « industrielle »,  faisant le choix de mettre le travail de George au cœur d’une espèce de guéguerre technologique, juridique et commerciale un peu trop complexe se déroulant aux portes de son labo. De fait, ce sous-texte permet au film de s’offrir quelques séquences un peu plus tendues et/ou agitées, mais le fait est que cette concession au « spectacle » pur n’était pas franchement nécessaire. Elle nous permet cependant de croiser quelques acteurs que l’on aime bien, de la revenante à en passant par , qui nous offre ici une composition assez savoureuse.

Le Blu-ray

[4/5]

, qui débarquera d’ici quelques jours sur les linéaires de vos dealers de culture préférés sous les couleurs de France, a la particularité d’être proposé en Blu-ray en France avant même sa sortie aux Etats-Unis. Et comme d’habitude avec l’éditeur, cette édition Haute-Définition du film de envoie le bois niveau image. Le master est sublime, affichant des couleurs explosives et un très beau piqué. Le niveau de détail est excellent, les contrastes très affirmés et les noirs d’une profondeur absolue : c’est du très beau travail. Côté son, seule la VO est proposée en DTS-HD Master Audio 5.1, avec un bon confort d’écoute, un bon dynamisme, bref une immersion absolue, surtout lors des passages les plus agités du film, qui en envoient littéralement plein les canaux et plein les oreilles. La version française quant à elle devra traditionnellement se contenter d’un mixage DTS 5.1, qui propose tout de même d’excellents effets acoustiques et une parfaite restitution des ambiances.

Rayon suppléments, on aura droit à trois séances de questions-réponses (VOST), c’est à dire trois entretiens ayant la particularité d’afficher les questions à l’écran entre chaque intervention des membres de l’équipe : le premier entretien sera avec l’acteur (12 minutes), le deuxième avec l’actrice (15 minutes) et le troisième avec le scénariste / réalisateur (8 minutes), qui évoquera entre autres ses films de science-fiction préférés et ses projets à venir.

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