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Test Blu-ray : Pierre Lapin

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Will Gluck transpose, dans un esprit très Paddington les aventures de cet animal presque domestique, immature et facétieux, imaginé par Beatrix Potter au début du XXe siècle. L’interaction entre animation et prises de vues réelles est parfaite dans ce joyeux divertissement, qui pourrait être une comédie musicale à la Disney si les oiseaux chanteurs n’étaient si peu cordialement interrompus. Domhnall Gleeson, vilain général des derniers Star Wars, est l’ennemi déclaré du lapin doublé en français par Philippe Lacheau (Babysitting). Rose Byrne est charmante en voisine au talent de peintre limité qui ignore tout de la rivalité inattendue de ses prétendants. Une guerre des nerfs déjantée entre voisins aux actions de plus en plus explosives, pour notre plus grand plaisir.

Test Blu-ray : Call me by your name

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Renouveler le genre assez commun de la première histoire d’amour n’est guère aisé. Luca Guadagnino y parvient magistralement avec Call me by your name, quête initiatique solaire, portée par un jeune acteur bouleversant (...), et réalise ce qui devrait rester comme l’un des films les plus émouvants sortis en 2018. Il dépeint avec pudeur et sensibilité une relation qui pourrait être dérangeante et ne l’est jamais.

Exclusivité VOD : Marshall – La vérité sur l’affaire Spell

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La popularité de Chadwick Boseman a indéniablement explosé en France depuis son apparition au sein de l’univers Marvel, puisqu’il incarne depuis quelques années le personnage de la Panthère Noire ou Black Panther, dont le film en solo a réalisé rien de moins que 3,6 millions d’entrées dans les salles françaises. Si on ajoute à celles-ci les presque 5 millions d’entrées d’Avengers – Infinity war dans lequel il apparaît également, ça commence à faire beaucoup de cinéphiles qui pourraient, potentiellement, s’intéresser à ce que l’acteur a pu tourner avant d’exploser grâce à Marvel.

Test Blu-ray : Revenge

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Après Julia Ducournau, c’est au tour de Coralie Fargeat de se lancer dans la grande aventure, avec Revenge, un film casse gueule sur le papier, car attaché au sous genre particulièrement conspué du « rape and revenge » dont le peu d’ambition est tout entier dévoilé dans son appellation. Ce qui surprend d’emblée dans le film, c’est à quel point la jeune cinéaste assume entièrement la simplicité absolue de son concept, ne cherchant jamais à se donner de grands airs avec des considérations auteuristes mais cherchant au contraire à tirer le meilleur parti d’un argument lui permettant de se lâcher totalement dans sa mise en scène, livrant un pur exercice de style ultra stylisé, dont le point de départ « féministe » ne devient très vite qu’un prétexte à un pur défouloir gore flattant tout aussi bien les bas instincts que la rétine affolée par la beauté plastique de l’ensemble.

Test Blu-ray : Tueurs

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Sorti début décembre sur un tout petit circuit de 81 salles en France, Tueurs ne totaliserait quant à lui qu'un peu plus de 43.000 entrées. Une injustice manifeste pour ce film franco-belge malheureusement destiné à retomber dans l'oubli malgré d'immenses qualités... Réalisé par les inconnus Jean-François Hensgens et François Troukens, le film évoque une série de faits divers ayant secoué la Belgique des années 80, et connus sous l'appellation des « tueries du Brabant » : une série de braquages ayant tourné aux massacres en série et occasionné des dizaines de morts. Si ces crimes ne sont toujours pas élucidés plus de trente ans après les faits, de nombreuses théories circulent depuis de nombreuses années sur l'identité des trois mystérieux tueurs impliqués dans ces drames, et Tueurs en proposera une au spectateur, de façon on ne peut plus agressive.

Test Blu-ray : Insidious – La dernière clé

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Quand le prodige du cinéma d’horreur James Wan a à nouveau pris la décision de partir explorer les horizons du blockbuster contemporain avec Aquaman, il a laissé orphelin non seulement le public, mais également son camarade et complice Leigh Whannell, désormais seul maitre à bord sur la franchise Insidious. Probablement sous l’influence de ses producteurs Jason Blum et Oren Peli, le scénariste de la saga a donc dû céder le poste de réalisateur qu’il occupait sur le troisième opus à un des petits nouveaux de l’écurie Blumhouse, Adam Robitel, réalisateur en 2014 de L'étrange cas Deborah Logan. L’annonce de l’arrivée de Robitel à la réalisation d’Insidious – La dernière clé avait beaucoup inquiété les amateurs de cinéma fantastique. Cependant, au regard du produit terminé, on constatera néanmoins que l’on est en présence d’un solide petit film horrifique, privilégiant certes le recours aux « jump-scares » plutôt que la montée en puissance d’une ambiance, mais demeurant globalement assez fréquentable.

Test Blu-ray : Jumanji – Bienvenue dans la jungle

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A l’apparition il y a quelques mois des premières photos de la suite de Jumanji, on s’était dit « tiens, des photos de Voyage au centre de la Terre 2 ». Et puis il s’avérait finalement qu’en fait, non, c’était bien des photos de la suite de Jumanji, qui mettait également en scène Dwayne « The rock » Johnson dans la jungle, en aventurier aguerri entouré de personnages folkloriques.

Test Blu-ray : L’expérience interdite

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Remake inattendu du film éponyme réalisé par Joel Schumacher en 1990, L’expérience interdite est un « petit » film fantastique n’ayant d’autre prétention que celle de divertir le spectateur durant deux heures sans prise de tête. De fait, le principal intérêt du film de Niels Arden Oplev réside dans la profusion de « visions » fantasmatiques nées de l’esprit de ses personnages suite à leurs « expériences de mort imminente » ou « near death experiences », qui occupent d’ailleurs une large place durant la première moitié du métrage. Ces passages aussi tendus que parfois assez poétiques donnent ainsi à voir au spectateur quelques séquences aux limites de l’abstraction, visuellement splendides et somptueusement mises en scène. Comme l’avait fait Tarsem Singh avec The cell en 2000, le danois Niels Arden Oplev (qui s’était jusqu’ici surtout fait remarquer en 2009 en réalisant Millénium - Le film, première adaptation du roman-phénomène de Stieg Larsson) prend donc le parti de se lâcher en nous proposant à travers ces visions une belle collection d’images formellement superbes, léchées et composées à l’écran avec un talent indéniable – on pense que le cinéaste peut également remercier son directeur photo et collaborateur de longue date Eric Kress.

Test Blu-ray : Guilt – Saison 1

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Si le cinéma est un Art « sexué » dans le sens où certains films s’adressent, depuis toujours, à un public « cible » plutôt masculin ou féminin, cette division se retrouve de façon encore un peu plus spectaculaire dans le petit monde de la série TV, certains shows s’adressant à une cible représentée par la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » (rebaptisée en « responsable des achats » pour être un peu plus politiquement correct), voire à un public de jeunes filles –ados, pré-ados– et excluant clairement le public masculin par leurs thématiques et le traitement général de leurs intrigues. Les exemples sont très nombreux : on pense forcément à des séries telles que Grey’s anatomy, Revenge, Vampire diaries, Pretty little liars…

Test DVD : Le monde secret des Emojis

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Peut-être le public français ne s’en est-il pas rendu compte, surtout si l’on considère l’accueil relativement chaleureux qu’il lui a réservé en 2017 avec un peu plus de 742.000 entrées dans les salles obscures, mais il semblerait que Le monde secret des Emojis soit un film mal aimé. Le petit dernier de chez Sony Pictures Animation a en effet rencontré un accueil extrêmement négatif de la part des critiques professionnelles américaines, obtenant un taux d'approbation de 9 % sur le site Rotten Tomatoes, sur la base de 108 critiques collectées, et une moyenne de 2,7/10. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 12/100, pour 26 critiques collectées. Sur le site IMDb, sa moyenne calculée sur la base de presque 36.000 votants ne dépasse pas, à ce jour, la note de 3/10. De mémoire de cinéphile, on a rarement vu un film d’animation s’en prendre autant plein la gueule.

Exclusivité VOD : Brigsby bear

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A la découverte de Brigsby bear, film indépendant ayant fait sensation à la Semaine de la critique lors de l'édition 2017 du Festival de Cannes, plusieurs noms traverseront forcément l'esprit du spectateur : celui de Michel Gondry évidemment (il y a un peu de Soyez sympa, rembobinez et de La science des rêves dans le film de Dave McCary), mais également celui de Garth Jennings (Le fils de Rambow), mais encore et surtout celui de l'américain Jared Hess, réalisateur du formidable Gentlemen Broncos (2009). A la différence près que là où Jared Hess nous proposait une ambiance douce-amère et un monde où les rêveurs ne trouvaient que difficilement leur place, Dave McCary et Kyle Mooney, acteur et co-scénariste du film, nous plongent avec Brigsby bear au cœur d'un univers extrêmement positif, puisqu'il nous est présenté à travers les yeux d'un personnage voyant toujours le bon côté des choses ; rien d'étonnant à cela quand on considère qu'il a passé vingt ans à suivre les conseils d'un ours télévisuel lui conseillant de ne jamais baisser les bras.

Test Blu-ray : Blade runner 2049

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Que les fans du film matriciel de 1982 se rassurent immédiatement, l’ambiance atmosphérique, si singulière, de celui-ci, qui en faisait tout le charme, est bel et bien maintenue ici, dans une proposition de cinéma totalement à contre-courant de ce à quoi les studios américains ont habitué le public depuis pas mal d’années maintenant. Lorsque l’on peut lire que Denis Villeneuve a eu droit à son director’s cut pour la version salles, c’est totalement perceptible devant le résultat, tant le rythme planant est conservé, pour le plus grand bonheur des fans de science-fiction existentielle, loin des délires pyrotechniques habituels à Hollywood. Si cette ambiance sera donc du goût de ceux ayant érigé le film original en œuvre culte, elle sera peut-être à même de déstabiliser une partie du public, qui s’attendrait à un film au rythme un peu plus nerveux. Autant le dire tout de suite, hormis quelques fulgurantes scènes d’action à la violence sèche et percutante, 99% du film se consacre à ces longues plages atmosphériques hypnotisant le spectateur et le laissant extatique durant toute la projection.