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Tag: Sabrina Ouazani

Critique : Une belle équipe

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Récemment, le basket a beau grignoter un peu sur le terrain de la prédominance du foot, avec notamment le battage médiatique autour du premier match de la NBA en France il y a quelques jours, suivi – triste ironie du sort – par la disparition de l'icône Kobe Bryant, en plus de ses nombreux exploits sur le terrain oscarisé en 2018 dans la catégorie du Meilleur Court-métrage d'animation, notre pays et la plupart de ses voisins européens restent cœur et âme acquis au ballon rond.

Test Blu-ray : Le roi lion

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Depuis presque une dizaine d’années maintenant, la maison Disney s’est mis dans l’idée de livrer au public une série d’adaptations « live » (en prises de vue réelles) des plus grands classiques animés de la firme. De grands films familiaux aux airs de déjà vu s’enchaînent donc sur les écrans de nos multiplexes, au rythme frénétique d’un ou deux films par an, affichant tous le même soin à recréer avec des acteurs de chair et de sang la magie des dessins animés les plus célèbres des studios créés par Walt Disney. Effets spéciaux époustouflants, mouvements de caméra sophistiqués, production design épatant, acteurs de renom, réalisateurs de prestige… Le moins que l’on puisse dire, c’est que Disney déploie véritablement des moyens pharaoniques pour émerveiller et en mettre plein les yeux des spectateurs : Le roi lion affiche par exemple un budget de 260 millions de dollars.

Test Blu-ray : Jusqu’ici tout va bien

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Le titre du dernier film de Mohamed Hamidi, Jusqu’ici tout va bien, est une référence aux propos ouvrant le film de Mathieu Kassovitz La haine (1995) qui, s’il a pourtant été tourné par un jeune homme ayant plutôt eu ce que l’on appellerait une « jeunesse dorée », est finalement parvenu à s’imposer comme un des films de référence sur la « banlieue » en France. Mohamed Hamidi est quant à lui originaire de Seine-Saint-Denis. Très investi dans les activités sociales, il a participé à la fondation de l'association Alter-Egaux qui aide les jeunes des quartiers dans leur orientation ; en 2005, suite aux émeutes des banlieues qui ont secoué la France, il cofonde et dirigera un peu plus tard la rédaction du Bondy Blog, média en ligne ayant pour vocation de raconter la France de la diversité ethnique et d'être la voix des quartiers sensibles dans les débats qui animent la société française. Jusqu'ici tout va bien est son troisième film en tant que réalisateur / scénariste. Contrairement à Kassovitz, sa « légitimité » sociale et artistique dans un projet ayant pour sujet les banlieues dites difficiles ne fait aucun doute.

Test Blu-ray : Frères ennemis

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Sorti la même semaine qu’Alad’2 et A star is born, qui ont tous deux flirté avec les deux millions de spectateurs en France, Frères ennemis n’a quant à lui réussi à réunir que 177.000 de personnes dans les salles obscures, sur un circuit de 270 salles. Bien entendu, on ne pourra guère arguer que les trois films, tout à fait différents les uns des autres, se soient fait de l’ombre : le public se déplaçant en masse pour voir Kev Adams ou Lady Gaga n’est pas le même que celui suivant la carrière de Reda Kateb, découvert il y a maintenant 10 ans dans Un prophète de Jacques Audiard.

Test Blu-ray : Break

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Il y a de fortes chances pour que Break soit né du succès de la franchise Step up, également connue sous la dénomination Sexy Dance. Avec plus de 650 millions de dollars de recettes cumulés au box-office entre 2006 et 2014, le carton des films de la saga Step up ne s’est jamais réellement démenti, en France comme dans le reste du monde : les trois derniers films en date de la série ont d’ailleurs tous flirté avec le million d’entrées dans l’hexagone. Si le distributeur français SND espérait peut-être lancer avec Break un équivalent français de la franchise américaine, les choses ne se sont malheureusement pas déroulées comme prévues, le film n’étant parvenu à réunir que 150.000 spectateurs sur un circuit de 230 salles.

Test DVD : Demi-soeurs

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Depuis le succès inattendu de Tout ce qui brille en 2010, et sous l’impulsion d’une poignée de comédies américaines dont la particularité était d’être portées par des femmes (Mes meilleures amies, Sisters, Les flingueuses, Ghostbusters…), les producteurs français se sont engouffrés dans la brèche de la « comédie de filles » à tendance un peu trash. Les gazelles, Jamais le premier soir, Sous les jupes des filles, Faut pas lui dire, Going to Brazil, Loue-moi, Milf… Les films se suivent à intervalles réguliers, se ressemblant même parfois vaguement entre eux, au point que l’on puisse les confondre. Le seul moyen afin que l’on ne confonde pas le film avec les autres est donc d’imposer des actrices à forte personnalité.

Test Blu-ray : L’embarras du choix

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Si la comédie anglaise a toujours été fortement ancrée dans une certaine idée de réalisme social, la comédie française quant à elle semble se développer au cœur d’un monde parallèle et magique, un univers étrange et inconnu où tous les parisiens se parlent, où l’on connait son voisin et respecte les anciens, où le racisme n’existe pas et au-dessus duquel le soleil semble constamment briller. Avec ses rues de Paris propres et nettes s’imposant comme autant d’images d’Epinal de la capitale, ses personnages de comptables, chefs cuistots, blogueurs, coiffeurs ou encore oisifs vivant dans d’immenses appartements à Paris intra muros dont le loyer dans la vraie vie doit avoisiner les 8000€ mensuels, L’embarras du choix ne se pose pas vraiment la question du « réalisme » social : le film d’Eric Lavaine s’impose dès ses premières minutes comme un conte de fées, une comédie romantique déconnectée de la réalité entièrement construite autour de la personnalité de son actrice principale Alexandra Lamy.

Test Blu-ray : Ouvert la nuit

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Ouvert la nuit s’apparente à une course de montagnes russes extrêmement jubilatoire, qui nous plonge sans ménagement dans la nuit folle d’un artiste de la vie, un inconscient peut-être, mais en tout cas un homme fragile pris au piège d’un interminable mouvement de fuite. Édouard Baer s’y révèle à fleur de peau, tel le comédien intelligent et narquois qu’il est au fond

Critique : Ouvert la nuit

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La personnalité publique de Edouard Baer a beau être polarisante, elle a au moins l’immense avantage d’être consistante au fil des années. L’image que l’acteur donne de lui-même est celle d’un homme loufoque et narcissique, trop imbu de sa propre aura pour proférer autre chose que des pointes puériles.

Test DVD : L’outsider

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L’outsider, de Christophe Barratier, raconte l’histoire de Jérôme Kerviel, trader à la société générale, qui a entrainé des pertes colossales d’argent à son agence. Porté par Arthur Dupont et François Xavier Demaison, le long métrage raconte les déboires du banquier de 2000 à 2008.

Critique : L’Outsider

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Alors que l'affaire Jérôme Kerviel vient de connaître un rebondissement inattendu avec la condamnation de la Société Générale à lui verser 455 000 euros aux Prud'hommes (pour licenciement sans cause réelle et sérieuse) sort ce nouveau long-métrage du réalisateur des «Choristes» et «Faubourg 36». Il s'éloigne de passés lointains pour s'attaquer à cette histoire qui défraie la chronique depuis près de dix ans. Le point de vue de Christophe Barratier est foncièrement celui de Kerviel en prenant comme principale source d'inspiration l'ouvrage autobiographique «L'engrenage : mémoires d'un trader» publié chez Flammarion en 2010. pourtant, il n'en fait ni héros ni un innocent à 100%.

Critique : Antigang

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Il en sort un par an, deux tout au plus, aucun parfois. Je veux bien sûr parler des films de genre français. Ces bêtes noires dont ont peur les distributeurs, les exploitants et, par conséquent, les spectateurs. Leur distribution en salles, leur manque de budget et leurs acteurs non bankables en sont les parfaits exemples. Or, le polar d’action semble plus favorable à une plus grande visibilité et à un certain succès que ses cousins du cinéma de genre que sont le film d’horreur ou fantastique. Et ce, grâce à une ou plusieurs têtes d’affiche à des références outre atlantique et un second degré omniprésent. Et ça, Benjamin Rocher Rocher l’a bien compris!