DVD — 28 novembre 2019
Test Blu-ray : Le roi lion

Le roi lion

 
États-Unis : 2019
Titre original : The lion king
Réalisation :
Scénario :
Acteurs (VO) : , ,
Editeur : Walt France
Durée : 1h58
Genre : Animation
Date de sortie cinéma : 17 juillet 2019
Date de sortie BR/DVD : 22 novembre 2019

 

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

 


 

Le film

[4/5]

Depuis presque une dizaine d’années maintenant, la maison Disney s’est mis dans l’idée de livrer au public une série d’adaptations « live » (en prises de vue réelles) des plus grands classiques animés de la firme. De grands films familiaux aux airs de déjà vu s’enchaînent donc sur les écrans de nos multiplexes, au rythme frénétique d’un ou deux films par an, affichant tous le même soin à recréer avec des acteurs de chair et de sang la magie des dessins animés les plus célèbres des studios créés par Walt Disney. Effets spéciaux époustouflants, mouvements de caméra sophistiqués, production design épatant, acteurs de renom, réalisateurs de prestige… Le moins que l’on puisse dire, c’est que Disney déploie véritablement des moyens pharaoniques pour émerveiller et en mettre plein les yeux des spectateurs : Le roi lion affiche par exemple un budget de 260 millions de dollars.

De fait, il est difficile de prendre en défaut ces productions, artistiquement et techniquement éblouissantes, et le public ne s’y trompera pas : Le roi lion a quasiment réuni dix millions de français dans les salles obscures, et le film de Jon Favreau a cumulé 1,6 milliards de recettes au box-office mondial cette année. Des chiffres qui donnent littéralement le tournis, même si Disney a fait encore plus fort en 2019 avec Avengers : Endgame et ses quasi-trois milliards de recettes à travers le monde. Trois milliards, vous avez bien lu. Pour mémoire, si vous vous amusiez à compter les secondes jusqu’à trois milliards, vous mettriez plus de 95 ans à y parvenir. Trois-putains-de-milliards. Donc avant même l’exploitation des films en vidéo, Disney a déjà cumulé cette année, rien qu’avec ces deux longs-métrages, la rondelette somme de 4,6 milliards de dollars.

Véritable jackpot pour Disney, Le roi lion s’impose comme le film familial par excellence, qui réunira à la fois les parents et les enfants dans un moment de communion avec Simba, Mufasa et plus généralement avec la nature, qui fait partie intégrante du film de Jon Favreau. Seule une poignée d’éternels râleurs, aussi irréductibles que les gaulois d’Astérix résistant à l’envahisseur, bougonneront encore dans leur coin. Probablement trop attachés à l’émotion naïve suscitée par le dessin ou l’Art figuratif en général, ils argueront, sans que personne ne prête réellement attention à leur litanie, que le cinéma traditionnel, même blindé aux CGI, n’arrivera jamais – ô grand jamais – à reproduire la magie simple et pure créée par le dessin animé. Et ils risquent bien de continuer à râler un moment, puisque la frénésie des adaptations « live » de chez Disney continue bon train : on aura donc l’occasion de redécouvrir Mulan dans les salles obscures au printemps 2020, ainsi que La belle et le clochard, qui débarquera non pas au cinéma mais directement sur la plateforme de streaming Disney+ à partir du 30 mars prochain.

Ci-dessous, vous pourrez découvrir un extrait de la critique du Roi lion signée par notre rédacteur en chef Pascal Le Duff, écrite lors de la sortie du film dans les salles françaises l’été dernier.

 

 

En 1994, la firme Disney a connu son plus grand succès avec Le roi lion. Retrouvailles avec les mythiques Simba, Scar et autres Pumbaa pour cette relecture visuellement époustouflante, mais sans surprise. (…) Les chansons désormais mythiques (« Hakuna Matata » et autres mélodies d’Elton John) sont remises au goût du jour par de nouveaux interprètes, dont China Moses pour « Le Cercle de la vie », ouverture toujours majestueuse. surprend sous la fourrure de Simba, est à nouveau présent pour doubler le vénérable Mufasa, accompagné de et alias le suricate Timon et le phacochère Pumbaa, aussi drôles (et peureux) que dans la première version.

Saisissant de réalisme

Après Le livre de la jungle, Jon Favreau dirige sa deuxième entreprise de transposition d’un film d’animation vers la prise de vues réelles, même si c’est relatif, aucun lion n’ayant été réellement embauché pour jouer dans ce film. Le résultat à l’écran est cependant impressionnant, avec des effets spéciaux saisissants de réalisme et de précision qui offrent une nouvelle vie à des personnages très familiers. Un soin méticuleux a été apporté au moindre poil, muscle ou bout de peau, ou chacun des mouvements du corps et de la tête. La variété des animaux, mais aussi des décors et de topographies, a été possible grâce aux longues semaines de recherches sur le terrain, au Kenya et en Namibie notamment.

 

 

On prend les mêmes et on recommence…

La seule réserve que l’on peut émettre est l’absence de surprise au niveau narratif. Mais pourquoi changer une formule qui a déjà fait ses preuves ? Reprise donc des grands moments avec la levée au ciel du bébé Simba, la chute dans le cimetière des éléphants, la fuite du petit ou le grand final, rien ne manque… Même pas les éléments de comédie ou de romance avec la fière lionne Nala. La dimension clairement shakespearienne est respectée, avec ces luttes de pouvoir dignes de Hamlet, en moins radical. Scar reste un grand manipulateur, affamé de pouvoir et prêt à tout pour l’obtenir puis le conserver, y compris faire régner la terreur sur sa meute. Les hyènes sont, elles, un peu plus inquiétantes. Les quelques moments de frisson ne devraient pas inquiéter les plus petits, même s’il est recommandé de ne pas emmener des enfants de moins de six ans qui pourraient avoir peur devant certaines séquences, le combat de lions entre eux ne se faisant pas sans coups de griffes ni autres morsures. Pour ceux qui ont découvert le premier film lorsqu’ils étaient enfants et accompagneront les leurs, attention à l’effet nostalgique !

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Bon, autant la faire courte, ce Blu-ray du Roi lion édité par est visuellement absolument splendide. La définition est redoutable, les contrastes impeccables, les multiples détails de l’animation sur les différents animaux, le rendu des fourrures, des poils, des éléments naturels de la Savane et des décors en général sont somptueux. Les couleurs sont superbes, et la tenue des noirs est ferme. C’est donc un sans-faute absolu, au rendu absolument irréprochable : une galette de démo de plus à ajouter au giron de Disney. Côté son, la VO est proposée en DTS-HD Master Audio 7.1 : l’immersion totale est garantie, la spatialisation est non seulement puissante et ultra-dynamique, mais également d’une finesse et d’une précision à couper le souffle. La VF doit quant à elle se contenter d’un encodage en Dolby Digital+ 7.1, qui fait très fort, avec des effets multicanaux parfois vraiment tonitruants, mais ne tient cependant pas la comparaison face à l’intensité de son grand frère (ce qui est logique). Le doublage français est de bonne qualité, et les chansons vous réserveront de bons moments de détente musicale en famille, d’autant plus certainement qu’il est possible de visionner Le roi lion en version karaoké.

Rayon suppléments, l’éditeur nous propose tout d’abord de nous plonger dans la fabrication du film à travers un riche making of (53 minutes), qui sera divisé en trois grandes parties : on évoquera tout d’abord la musique du film, à travers la réorchestration / réinterprétation de titres célèbres, et du score de Hans Zimmer. On s’attardera ensuite largement sur la conception des effets spéciaux et de l’animation des lions, vraiment bluffante, ainsi que des environnements recréés en CGI. Une large place sera également accordée à l’idée de « réadaptation » d’un classique du cinéma d’animation, les différents intervenants nous faisant régulièrement part de leur incommensurable respect pour le matériau original. Intéressant ! On continuera ensuite avec un module de 10 minutes intitulé « Les coulisses des scènes » qui reprendra les différentes étapes de création de trois scènes emblématiques, du storyboard jusqu’à l’image finale. On aura ensuite droit à deux clips vidéo, à savoir « Spirit » par Beyoncé et « Never too late » par Elton John et, plus anecdotique, à un message d’intérêt public consacré à préservation des lions (3 minutes). On terminera enfin avec une sélection de chansons en mode karaoké (26 minutes).

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles