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Test Blu-ray : Pendez-les haut et court

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Pendez-les haut et court occupe une place un peu « à part » dans la filmographie de Clint Eastwood. En effet, après avoir tourné trois westerns aux côtés de Sergio Leone entre 1964 et 1966, qui ont fait de lui une véritable icône en Europe, le film de Ted Post constitue son premier western en tant que « star » aux États-Unis. Ainsi, comme pour capitaliser sur un personnage de l'homme sans nom, il s'offre donc un rôle très proche de celui qui l'a rendu célèbre : Jed Cooper, le justicier impitoyable, revenu d'entre les morts pour traquer une bande de hors-la-loi l'ayant laissé pour mort. Sa quête personnelle est motivée par une soif inassouvie de vengeance, et prend naturellement place dans un Ouest sauvage en pleine déliquescence sociale, au cœur duquel la notion de « justice » n'est pas toujours compatible avec celle de « loi ».

Test Blu-ray : Enemy

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Film de science-fiction aux allures de fable humaniste, Enemy est ouvertement un film à « message », prônant la tolérance et le respect de l'autre par le biais d'une histoire située non seulement dans le futur, mais sur une autre planète. A notre époque de xénophobie galopante, le fait de retrouver ce genre de thématiques dans un film de genre ne pourra que nous réjouir, d'autant que le film de Wolfgang Petersen, malgré quelques facilités narratives, parvient finalement à trouver un angle d'attaque original et inventif pour mener son récit à bien.

Test Blu-ray : Zardoz

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Très représentatif d’une époque où la science-fiction s’amusait à explorer les plus gros délires « dark fantasy » mêlant allégrement érotisme et visions psychédéliques (on pense notamment à la revue Métal Hurlant, créée en 1975), Zardoz s’impose rapidement comme une fable philosophique finalement assez difficile à appréhender et à prendre au sérieux de nos jours à cause de son aspect visuel très daté et ouvertement déjanté. Comme le diraient probablement les quelques jeunes qui nous lisent (salut les jeunes), le film de John Boorman est, formellement, complètement WTF, et vous fera probablement vous exclamer OMG ou OMFG durant le visionnage, tant les images défilant sous les yeux du spectateur semblent issues de rêves sous LSD.

Test DVD : Bates Motel

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Étrange petit film que ce Bates Motel, au titre similaire à la série diffusée sur la chaîne A&E entre 2013 et 2017. Produit en 1987, ce téléfilm oublié de tous constituait en fait le pilote d’une série TV produite par Universal et dont la diffusion était prévue sur NBC. Les mauvais scores d’audience et les critiques assassines ont finalement eu raison du projet, dont il ne subsiste aujourd’hui que le « pilote », que les français pu découvrir en VHS à la fin des années 80, et que Movinside nous propose aujourd’hui de voir ou revoir, trente ans après.

Test Blu-ray : Le puits et le pendule

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Vaguement inspiré de la très courte nouvelle éponyme d’Edgar Allan Poe, Le puits et le pendule permet au début des années 90 à l’excellent Stuart Gordon (dont l’œuvre -certes inégale- ne se limite pas à Re-Animator et devrait réellement être réhabilitée d’urgence) de signer une série B efficace et bien déviante, qui devrait trouver une place de choix dans le cœur de tous les cinéphiles amateurs de bizarreries de celluloïd. En effet, avec Le puits et le pendule, le cinéaste peut enfin aborder avec « sa » vision si particulière, empreinte de bande dessinée et de pop culture, les dérives de l’Inquisition Espagnole (et de l’inquisition en général), qui avaient déjà permis à une poignée de cinéastes avant lui de livrer de véritables petits chefs d’œuvres du genre horrifique… On pense bien sûr à La chambre des tortures (Roger Corman, 1961), adapté par Richard Matheson de la même nouvelle de Poe, au sublime Grand inquisiteur (Michael Reeves, 1968), ou à des films sans doute un peu moins « majestueux » mais tout aussi attachants, tels que Les diables (Ken Russell, 1971), La marque du diable (Michael Armstrong, 1970) ou même le plus récent Black death (Christopher Smith, 2010).

Test Blu-ray : La nuit de la grande chaleur

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S’il y a une certitude qui a su s’imposer presque naturellement dans le cœur de tous les cinéphiles, c’est bel et bien que n’importe quel long-métrage proposant en tête d’affiche les légendaires Christopher Lee et Peter Cushing mérite non seulement d’être vu, mais s’imposera quasiment toujours à coup sûr comme un excellent moment de cinéma. Et quand on ajoute derrière la caméra le nom de Terence Fisher, on obtient de facto la Sainte Trinité de la Hammer, et le film devient tout simplement indispensable.

Test Blu-ray : Le flic se rebiffe

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Le flic se rebiffe, Mr Majestyk, Un silencieux au bout du canon, L'homme du clan... En 1974, Papy fait de la résistance ! Devant l'invasion d'une brochette d'acteurs musclés ayant l'avantage d'avoir 10 à 20 ans de moins qu'eux et bien décidés à leur piquer leurs places de superstars à Hollywood (Clint Eastwood, Joe Don Baker...), les séniors ayant fait les beaux jours du western vingt ans auparavant prennent d'assaut le polar, abordant de front les grands changements sociaux survenus durant la fin des années 60.

Test Blu-ray : The hit

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1984 fut une bonne année pour le polar. Parallèlement à la révolution Sang pour sang (Blood simple) des frères Coen, on aura également vu débarquer sur les écrans le britannique The hit signé Stephen Frears, précurseur d’un genre de polar un peu à part qui exploserait durant la décennie suivante sous les impulsions croisées de Quentin Tarantino et de quelques autres, et que l’on pourrait appeler polar « de pieds nickelés ». Mettant en scène des truands improbables -voire franchement idiots- embarqués dans des histoires qui les dépassent complètement, et ayant des réactions parfois franchement irrationnelles, le polar « de pieds nickelés » compte à ce jour d’innombrables représentants, et The hit est en quelque sorte leur ancêtre à tous.

Test Blu-ray : Don Angelo est mort

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Alors que l’on a célébré en décembre dernier le triste anniversaire des dix ans de sa disparition, Richard Fleischer est plus que jamais à l’honneur sur le marché du Blu-ray en France. Coïncidence ou pas, quelques mois après les sorties de Mr Majestyk (Wild Side), Terreur aveugle, L’étrangleur de Rillington Place, Les flics ne dorment pas la nuit (Carlotta Films) et de Barabbas (Sidonis Calysta), c’est aujourd’hui sous les couleurs de Movinside que l’on pourra redécouvrir Don Angelo est mort, cuvée 1973 d’un cinéaste décidément inclassable, qui en presque 50 ans de carrière, s’était semble-t-il fait un point d’honneur à naviguer entre les genres, sans jamais réellement se fixer sur un style en particulier. Il aura donc abordé le thriller, la science-fiction, le film de guerre ou même l’horreur, pour le pire et le meilleur…

Test Blu-ray : Le baron rouge

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En France, on a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C'est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu'il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur, au fur et à mesure, au fil des années 70. Touche à tout, aussi à l'aise dans la chronique socio-politique (le formidable The intruder) que dans le formalisme le plus pur (ses sublimes films gothiques adaptés d'Edgar Allan Poe), Corman avait un don indéniable pour capter l'air du temps, et s'avérait un sacré metteur en scène, surtout quand les budgets qui lui étaient alloués lui permettaient de porter à l'écran ses idées les plus folles.

Test Blu-ray : L’assaut des jeunes loups

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Co-production entre les États-Unis et l'Italie, L'assaut des jeunes loups s'inscrit dans une sous-catégorie du film de guerre : celle du film de commando et/ou de mercenaires, hérité du modèle des Douze salopards (Robert Aldrich, 1967), que l'on retrouvera les années suivantes dans beaucoup de films très tournés vers l'action, tels que Le dernier train du Katanga (Jack Cardiff, 1968), Commandos (Armando Crispino, 1968) ou encore De l'or pour les braves (Brian G. Hutton, 1970). Le film de Phil Karlson propose néanmoins une grande originalité : pour mener à bien sa mission de sabotage, le soldat incarné par Rock Hudson devra s'allier avec une horde d'adolescents dont la seule motivation est de venger dans le sang la mort de leurs parents froidement abattus par les nazis. En échange de leur aide, il les aidera en retour dans leur croisade sanglante...

Test DVD : Doomwatch

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Durant les années 60/70, deux sociétés de production régnaient en maitres quasi-absolus sur le petit monde de l’horreur gothique au Royaume-Uni : il s’agit bien sûr de Hammer et Amicus. Néanmoins, si elle n’a jamais été réellement considérée comme une concurrente sérieuse pour les deux sœurs ennemies, la boite de production appelée Tigon, ou de son nom complet Tigon British Film Productions est néanmoins parvenue à mettre sur les rails une série non négligeable de films fantastiques entre 1968 et 1972 : Le vampire a soif, Le grand inquisiteur, La maison ensorcelée, La maison de l'épouvante, La vampire nue (du français Jean Rollin), Le monstre des oubliettes, La nuit des maléfices et enfin l’étrange Doomwatch qui nous occupe aujourd’hui.