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Test Blu-ray : Soeurs d’armes

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A une époque où, sous l’impulsion – entre autres – de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations Marlène Schiappa, une espèce de néo-féminisme hardcore semble dominer les médias français, il semble presque « logique » d’avoir vu se monter en France, en l’espace de quelques mois seulement, deux long-métrages, naturellement mis en scène par des femmes, ayant pour sujet les femmes soldats kurdes (YPJ) luttant armes au poing contre l’idéologie de Daesh : Les filles du soleil (2018, 31.000 entrées) et Sœurs d’armes (2019, 85.000 entrées). Ainsi, si ces deux films semblent parfaitement s’intégrer dans « l’air du temps » de la sphère médiatique, le sujet ne semble pas encore réellement passionner le public.

Test Blu-ray : Rambo – Last blood

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Avec Rocky Balboa en 2006, Sylvester Stallone, alors âgé de 60 ans, avait orchestré le début d’un changement radical dans son image. Si les amateurs de gros bourrinage sans âme avaient alors crié au chant du cygne geignard et mou, le film avait été à l’époque quasi-unanimement encensé par la critique internationale, et s’était également offert un joli succès public. On avait alors pensé que Sylvester Stallone aurait dès lors tenté d'entamer une nouvelle carrière, plus humble, plus sensible, au cœur de laquelle il questionnerait son statut d'icône et le mettrait en balance avec son propre vieillissement, comme l'avait fait Clint Eastwood au détour de quelques chefs d'œuvres. C'était mal connaître le bonhomme, qui respecte son public et sait ce qu'il lui doit, qui a préféré aborder ce retour à l’humain à travers plusieurs films de « transition », ne le mettant plus forcément en vedette, mais privilégiant une idée de famille, de transmission d’une génération à une autre – des thématiques que l’on retrouvera en filigrane dans des films tels que la série des Expendables, des Évasion et bien sûr dans la saga Creed, qui prendrait le relais de celle consacrée à Rocky.

Test Blu-ray : The boat

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The boat est une très agréable découverte. On n’ira pas jusqu’à clamer sur tous les toits qu’il s’agit du film de l’année, mais en revanche, il s’agit bel et bien d’un film qui parvient sans le moindre problème à s’affranchir de ses contraintes de départ, et à s’imposer comme une étonnante réussite. Car quoiqu’on puisse penser du charisme ou des réactions du personnage principal, il faut reconnaître que le fait de tenir un huis-clos sur un seul acteur coincé sur un voilier nécessitait un véritable talent de metteur en scène, ne serait-ce que pour gérer le rythme et les rebondissements, tout en restant globalement crédible et en se passant de dialogues explicatifs (le silence ou les bruits environnants sont en effet suffisamment parlants par eux-mêmes).

Test DVD : Andy

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Avec le chef d’œuvre d’Olivier Nakache et Éric Toledano Tellement proches en 2009, Vincent Elbaz a prouvé qu’il était l’un des plus grands acteurs de comédie en France, et qu’il excellait littéralement dans le rôle de l’éternel « adulescent » (ou « enfulte » comme le disaient les Robins des Bois), autrement dit de l’ado attardé refusant obstinément de grandir, dans le sens que lui donne la société contemporaine. Ainsi, avec Andy, Elbaz retrouve grosso modo le même rôle de paumé aussi attachant qu’immature que dans le sympathique Daddy cool en 2017 : une composition qui lui va littéralement comme un gant, même si l’acteur peine visiblement un peu à imposer son dynamisme auprès du public français. Ainsi, après l’échec au box-office de Daddy cool (265.000 entrées sur 254 copies), Andy s’est littéralement vautré dans les salles obscures en n’enregistrant que 26.000 entrées sur 129 copies – soit moins de 5 personnes par séance en moyenne : des chiffres qui devraient malheureusement reléguer Vincent Elbaz aux seconds-rôles pour les années à venir.

Test Blu-ray : Nekrotronic

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Découvert en ouverture de l'édition 2019 de l’Étrange Festival, Nekrotronic est le nouveau film imaginé et mis en scène par les frères Roache-Turner, frangins australiens qui nous avaient fait forte impression en 2015 avec leur premier film, Wyrmwood – Road of the Dead, film de zombies à la sauce Mad Max 2 qui nous avait bien fait marrer mais qui, surtout, marquait la naissance d'un duo de cinéastes à suivre. Après quelques tentatives – à ce jour infructueuses – pour développer à nouveau l'univers Wyrmwood au cœur d'un deuxième film ou d'une série TV, les frères Roache-Turner reviennent donc avec un projet original, à la croisée des genres et des influences, mais tellement sincère et fun qu'il s'avère une grande bouffée d'air frais en ces temps d’uniformisation du cinéma de genre.

Test Blu-ray : Scary stories

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Si le titre original du dernier film d’André Øvredal n’évoquera probablement pas grand-chose aux cinéphiles français, il n’en est pas de même dans les pays anglophones : la série de livres jeunesse « Scary stories to tell in the dark », prenant la forme de trois recueils écrits par Alvin Schwartz entre 1981 et 1991, y est en effet l’objet d’un culte aussi ardent que vivace. Avec sept millions de livres vendus en l’espace de 40 ans, on pourrait même dire que l’œuvre de Schwartz occupe aux États-Unis une place presque aussi importante que le cultissime Max et les maximonstres de Maurice Sendak (« Where the wild things are »), qui s’y est certes écoulé à plus de dix millions d’exemplaires, mais sur une période de 55 ans. Il n’y a d’ailleurs point à douter que la sortie du film, raccourci en Scary stories chez nous, devrait booster les ventes des livres d’Alvin Schwartz durant quelques mois.

Test DVD : UglyDolls

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Dans le monde du cinéma, les idées circulent à droite et à gauche, et il arrive souvent que deux, voire trois films sur un même sujet sortent la même année. Délais de fabrication obligent, c'est un peu plus rare dans le cinéma d'animation, mais ça arrive quand même. Prenons l'exemple du « Yeti » : après Yéti & Compagnie chez Warner bros. Animation en 2018, on a vu débarquer en 2019 Monsieur Link chez Laika et Abominable chez Dreamworks, qui ont précédé de quelques mois la sortie du canadien Mission yéti, qui sortira début 2020 dans les salles françaises. Le cas d'UglyDolls, produit par STX Entertainment (Playmobil le film) est plus étrange et singulier, dans le sens où le film de Kelly Asbury semble finalement assez anachronique dans sa façon d'aborder l'Art de l'animation, et dans la façon dont il s'inspire de films déjà sortis... depuis de très nombreuses années.

Test DVD : Teen Spirit

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Si le nom de Max Minghella vous est familier, c’est normal : il s’agit d’un acteur et scénariste britannique, fils du réalisateur Anthony Minghella, et héros de la série The handmaid’s tale. S’il avait déjà signé il y a quelques années le scénario de La 9ème vie de Louis Drax (lire notre article), Teen Spirit marque sa première expérience en tant que réalisateur. Et on aurait tendance à penser que le sujet qu’il choisit d’aborder ici est parfait pour un premier film, dans le sens où son récit suit le cheminement finalement très balisé de l’histoire de la jeune inconnue confrontée à la célébrité – voilà qui permet donc à l’aspirant cinéaste de se concentrer quasi-uniquement sur l’aspect formel de son œuvre, de travailler les prises de vue et la lumière en compagnie de sa directrice photo Autumn Durald, de toute façon plutôt à l’aise quand il s’agit de souligner à l’image les affres de l’adolescence (Palo Alto, Mon étoile solaire).

Test Blu-ray : Rogue warfare – L’art de la guerre

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Le phénomène est apparu au début du vingtième siècle, avec des films tels que Ong-bak (2003), Born to fight (2004) ou encore The raid (2011), mais semble s’être encore amplifié avec le succès – jamais démenti depuis 2014 – de la saga John Wick : le cinéma d’action contemporain semble désormais aux mains des cascadeurs. Ceux qui, à l’image des chorégraphes de combats, n’étaient encore considérés hier que comme de simples maillons de la chaîne de production au service des « action stars ». C'est-à-dire qu’aujourd’hui, avoir une véritable « vision » de cinéaste ou des idées bien arrêtées concernant la mise en images d’une scène d’action ne suffit plus : si vous rencontrez un producteur dans le but de donner vie à vos rêves de gros fights de celluloïd, il vaut mieux être capable d’enchaîner vos arguments avec un petit salto arrière accompagné d’une riboulade retournée et d’un petit milouton acrobatique, voire même d’un gloubou à sens giratoire inversé (les lecteurs d’Edika savent pertinemment de quoi on parle ici).

Test Blu-ray : Greta

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Une fois n'est pas coutume, je prends le parti de commencer cet article à la première personne, afin d'évoquer une anecdote qui me servira à introduire mes pensées autour de Greta, le dernier film en date de Neil Jordan. Cela remonte à quelques années, alors que je n'officiais pas encore sur critique-film.fr mais sur un site de cinéma un peu plus « important » en termes de visibilité sur le Net ; un site aujourd'hui uniquement consacré aux news autour des films de super-héros et des chiffres au box-office de tel ou tel blockbuster, toujours annoncés comme si catastrophiques qu'on finit par se demander comment font les gros studios pour ne pas couler les uns après les autres. Sous l'impulsion de notre rédacteur en chef de l'époque (qui n'avait de rédac' chef que le titre), l'ensemble de la rédaction s'était creusé le ciboulot afin de retrouver dans ses souvenirs « LA » scène la plus angoissante qui soit, tirée de n'importe quel film. L'issue de ce brainstorming fut très surprenante pour moi, puisqu'à la lecture de l'article, je découvrais dans la liste dressée par mes petits camarades de jeu de l'époque la séquence d'ouverture du Justicier de New York (Michael Winner, 1985). Or il se trouve que cette scène, prenant place dans un parking souterrain, je la tenais pour ma part comme ouvertement parodique (ce qui, comme dans le cas du Commando de Mark L. Lester tourné la même année, pourra certes être discuté) ; pire encore, je la considérais – et la considère toujours – comme absolument hilarante, presque digne des délires visuels des Zucker – Abrahams – Zucker.

Test Blu-ray : John Wick 3 – Parabellum

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Cascadeur de formation, le réalisateur de la saga John Wick Chad Stahelski a dû, comme beaucoup d’autres dans son métier, être profondément marqué par la sortie de The raid en 2011. Véritable film-charnière dans l’Histoire du cinéma d’action, le film de Garreth Evans a su prouver qu’un film d’action expérimental, quasiment uniquement composé de bastons / cascades / gunfights, pouvait non seulement fonctionner d’un point de vue artistique, mais également rencontrer un immense succès international. John Wick est donc en quelque sorte un fils illégitime de The raid, et dénote d’une vision extrêmement « pragmatique » du genre.

Test Blu-ray : Hellboy

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Par sa nature d’adaptation de comic book et de « reboot », ce nouveau Hellboy a naturellement doublement déchainé les passions sur les réseaux sociaux, et ce depuis l’annonce de sa mise en chantier. La foire aux trolls a rapidement commencé, et ne s’est jamais réellement tarie, chaque post sur chaque forum laissant libre cours à des déversements insensés de fiel, d’appels au boycott, de noms d’oiseaux à destination de Neil Marshall, mais également de David Harbour, de Guillermo Del Toro ou même de Mike Mignola. C’est d’ailleurs l’auteur du comics d’origine qui est à l’origine des premiers conflits, depuis qu’il a annoncé sur son compte Facebook, en mai 2017, qu'un reboot était en développement, qu’il serait classé « R » et réalisé par Neil Marshall. Bien sûr, les choses ont empiré avec la sortie du film dans les salles, donnant à Facebook des allures de « Royal Rumble », où tout le monde venait au fight sans jamais ou presque parler du film.