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Action Critiques de films — 07 août 2016
Critique : Suicide Squad


Etats-Unis, 2016
Titre original : –
Réalisateur : 
Scénario :
Acteurs : Jaret Leto, ,
Distribution : Bros. France
Durée : 2h10
Genre : Action
Date de sortie : 3 août 2016

1/5

Suicide Squad, c’est le troisième film de l’univers partagé de DC – le – après Man of Steel en 2013 et V Superman en début d’année. Warner Bros. essaie donc de concurrencer Marvel Studios, qui a conquis des dizaines de millions de spectateurs avec ses héros bariolés. Et alors qu’une ribambelle de films sont déjà planifiés, qu’en est-il de cet « escadron suicide » qui a déboulé sur grand-écran ce mercredi ? Un film raté comme vous pouvez le deviner à la vue de ma note. Explications.

Synopsis officiel : Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

On fait peur, hein ? Non ? Même pas un peu ?

On fait peur, hein ? Non ? Même pas un peu ?

Le festival de la saucisse 

Puisqu’il faut bien commencer quelque part, intéressons-nous aux personnages en eux-mêmes. La Suicide Squad est en effet une équipe de « méchants » qui doivent combattre – contre leur gré – une menace pouvant mettre en péril le pays tout entier. Pourtant de cette équipe on ne retient que deux ou trois personnages, les autres membres étant à l’image de leurs ennemis : interchangeables et sans-âme – un peu comme le film. Ainsi on retrouve en vedette Will Smith, l’assassin au grand cœur qui ferai tout pour revoir sa fille : Deadshot n’a pourtant rien à offrir de bien original, et ce n’est sûrement pas le rôle qui remettra Will Smith sur le devant de la scène. A ses cotés, Margot Robbie (découverte dans Le Loup de Wall Street, en 2013) campe une jouant la folie avec la finesse d’un marteau piqueur, coincée dans une tenue la ramenant au statut de femme-objet  – pas de grande évolution ici non plus … Le reste de l’équipe  se compose de personnages qui n’ont que quelques lignes de dialogue, et un charisme au rabais. Quand au , que les fans de Heath Ledger, Jack Nicholson ou Mark Hamill (dans la série animée) se rassurent : cette nouvelle interprétation ne restera pas dans les annales. Le personnage campé par apparaît finalement peu de temps et ne marque même pas l’écran lors de ses brèves apparitions. Difficile de cerner ce qu’ont voulu faire les scénaristes avec ce personnage iconique tant il apparait comme vulgaire et beauf, un simple gangster bling-bling. Et tant qu’on y est, parlons un peu des « méchants » du film. Car si la Suicide Squad est présentée comme une équipe de « vilains », Ayer tente de nous faire comprendre qu’ils restent des humains, avec leurs faiblesses et leurs raisons. Les méchants ont en réalité une sorte de boss final (que c’est original !) qu’ils doivent affronter. Un boss laid, aux pouvoirs indéterminés, aux plans flous et au charisme encore plus fin que le scénario.

Finesse, quand tu nous tiens

Finesse, quand tu nous tiens

A film banal, montage infernal

Un des grands problèmes du long-métrage de David Ayer, et non des moindres, c’est aussi sa réalisation … Ou plutôt son montage. En effet, on peut distinguer deux parties différentes au sein du film. Tout d’abord l’introduction des personnages : ici, chaque scène ressemble à une bande-annonce, avec des musiques s’enchaînant sans aucune cohérence, Deadshot et Harley Quinn étant introduits plus longuement mais aussi plusieurs fois sans raison apparente. Le film se déroule sans trop de logique, des plans semblent manquer à l’intérieur de mêmes scènes et des effets flashys ornent le tout. La suite est peut-être moins incohérente, mais ne raconte rien de bien intéressant : l’équipe et des soldats déambulent dans des rues vides, abattent des ennemis sans forme dans des scènes d’action ratées, et les personnages se parlent entre eux avec des touches d’humour jamais naturelles.

Car si Warner veut se distinguer de Marvel via un ton soit-disant plus sombre, les critiques à l’encontre de Batman V Superman ont semblé déranger la firme, qui est allé tourner des scènes supplémentaires pour alléger le ton du long-métrage. « Fuck Marvel » a déclaré le réalisateur lors d’une avant-première, mais son film – si tant est qu’il ait eu son mot à dire pendant le montage  – semble singer la formule de la concurrence, en moins bien. Lui qui s’est fait connaître par ses films d’action nerveux, comme le très bon Fury il y a deux ans, n’insuffle aucune âme dans ce film d’action qui en contient finalement assez peu, de l’action. Et d’ailleurs les rares scènes mouvementées du métrage sont soit illisibles, soit banales – voire les deux, comme ce combat de fin déjà évoqué … Comme pour le précédent film de DC, un montage plus long semble prévu pour la sortie Blu-ray. Et malgré tous les défauts relevés ici, j’avoue être curieux du résultat si Ayer a eu un director’s cut, car aujourd’hui Suicide Squad ressemble plus à un brouillon qu’autre chose !

Harley-Quinn-Will-Either-Make-Or-Break-Suicide-Squad

Conclusion

Suicide Squad semble ainsi être un film de comme en faisait (mal) au début des années 2000, à la formule mise une énième fois sur pellicule l’année dernière avec le bâtard Fantastic Four (ou « Fant4stic« ). Quelques bonne idées surgissent pourtant dans la masse de défauts, comme un relent de ce qu’aurait voulu faire le réalisateur. Ayer n’a sans aucun doute pas été libre sur son film, le montage du film étant confié in extremis à la société de production en charge des trailers du film. Des bandes-annonces qui étaient beaucoup mieux rythmées que le produit final, qui n’éveille même pas de curiosité pour la suite de l’univers partagé de . Dommage …

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Nicolas Santal

Cet article a été rédigé par Nicolas Santal, rédacteur de Critique-film.fr