Bullhead
Après quelques courts-métrages à la qualité variée, Michael R. Roskam passe à la vitesse supérieure avec son poids lourd de sens et de forme ; Bullhead (Rundskop), au titre déjà rugueux, toutes langues confondues. Le réalisateur donne une vraie leçon de mise en scène. Une percussion frontale dans un cinéma flamand qu’on pensait au ralenti depuis la pause effectuée par Fabrice du Welz. Comme un électrochoc visuel, Bullhead assène en une seule frappe l’émergence d’un cinéaste et la mise en « lumière » du talent de Matthias Schoenaerts. Plus qu’une claque, un crash test !
Critique : Valley of Love
Valley of Love, ce titre nous évoque plein de choses, mais pas forcément la Vallée de la Mort. S’il fallait vraiment y voir une référence californienne, on penserait davantage à cette célèbre photo – mise exceptionnellement en exergue de notre texte – issue de Zabriskie point de Michelangelo Antonioni, où des couples de jeunes gens gisent tendrement enlacés sur le sol poussiéreux du désert.
Tetro
Tetro
États Unis, Argentine : 2009
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs : Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Maribel Verdú
Distribution : Memento Films Distribution
Durée : 2h07
Genre : Drame
Date...
Melinda et Melinda
Melinda et Melinda mêle les deux vies d’une même personne. Réalisé par Woody Allen en 2004, l’auteur de comédie a voulu réaliser un film à double genre et s’est interrogé : Dans quel genre trouvera t-on le plus de réalité ? Qui du drame ou de la comédie l’emportera ? Un Hommage au Théâtre comme vous allez le voir, mais aussi aux artistes.
Berlinale 2019 : Dieu existe son nom est Petrunya
Alors que le dernier Festival de Berlin sous la direction de Dieter Kosslick entame sa dernière semaine, il nous paraît judicieux de revenir sur l'un des apports majeurs de ce président de festival en place depuis le début du siècle. Même si leurs projections de presse ont régulièrement lieu cette année en début de journée, un créneau adapté uniquement aux plus matinaux des journalistes, les films réalisés par des femmes font depuis des lustres partie intégrante – et en nombre, s'il vous plaît – de la sélection officielle.
La Frappe
La Frappe, premier long-métrage de Yoon Sung-hyun, est un bel exemple de la grandeur actuelle du cinéma coréen. Ou comment évoquer le besoin de reconnaissance propre à l'adolescence qui dérape vers les humiliations sans la complaisance habituelle de ce type d'histoire.
Critique : Hors-saison
Stéphane Brizé apporte une fois de plus la preuve qu'il est un des meilleurs réalisateurs français du moment, voire le meilleur.
Pour lui
Pour lui
France, Allemagne : 2011
Titre original : Halt auf freier Strecke
Réalisateur : Andreas Dresen
Acteurs : Steffi Kühnert, Milan Peschel, Talisa Lilli Lemke
Distribution : Sophie...
Cannes 2019 : Et puis nous danserons (Quinzaine)
And then we danced n'est pas un film de danse. Pourtant, le film du suédois Levan Akin accumule tous les clichés du genre. Des vociférations d'un professeur tyrannique à l'arrivée d'un nouveau danseur rival en passant par l'annonce impromptue d'auditions, presque toutes les ficelles narratives des films de danse sont exploitées.
Critique : Cheval de guerre
Cheval de guerre
Inde, USA : 2011
Titre original : Cheval de guerre
Réalisateur : Steven Spielberg
Scénario : Lee Hall et Richard Curtis
Acteurs : Jeremy Irvine, Peter...
Critique : Skunk
Quel uppercut dans la mâchoire que ce Skunk, le nouveau film de Koen Mortier ! Le réalisateur flamand, déjà dans la légende pour le culte “Ex-Drummer”, est décidément capable comme personne de déchaîner une fureur post-punk qu’on aurait cru éteinte.
Critique : Le procès de Viviane Amsalem
Il y a 10 ans, l'immense comédienne israélienne Ronit Elkabetz a décidé de sa lancer dans la réalisation. Avec son frère cadet Shlomi, ce fut Prendre femme, qui nous permit de faire connaissance avec le couple formé par Viviane et Eliahou. C'est de nouveau ce couple qu'on retrouvait 3 ans plus tard dans Les sept jours, au cœur d'un film consacré aux relations entre frères et sœurs. Cette année, la Quinzaine des Réalisateurs avait sélectionné le 3ème film de Ronit et Shlomi, Le Procès de Viviane Amsalem, qui clôt l'histoire de ce couple de façon remarquable.



















