Test Blu-ray : Climax

Le dernier long-métrage de Gaspar Noé, loin d’être parfait, déploie une énergie communicative et une spontanéité impressionnantes. Bien entendu, si vous n’avez pas aimé les précédents films du cinéaste, vous n’aimerez pas non plus Climax.

Test DVD : Invasion (Kiyoshi Kurosawa)

Avec Invasion, on n’est certes pas parti aussi loin dans le délire grandiloquent de la suprématie de l’amour, sur fond d’effets spéciaux improbables, que dans Real du même réalisateur.

Test DVD : L’amour est une fête

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Avec L'amour est une fête, Cédric Anger se promène avec une tonalité légère dans un témoignage distancié de la libération des mœurs. Il retrouve Guillaume Canet (La prochaine fois je viserai le cœur) qui apporte un peu de profondeur avec ses doutes éthiques. Il forme un duo étonnant avec Gilles Lellouche plus fasciné que lui par cet univers.

Test DVD : Billionaire Boys Club

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C’est bien connu, certains rôles peuvent à jamais marquer une carrière d’acteur. Il existe en effet des acteurs qui seront à jamais assimilés aux personnages qu’ils ont incarné à l’écran ; même s’ils essaient de se débarrasser de cette image par trop envahissante qui leur colle à la peau, ils ne parviennent jamais à s’en libérer totalement. Dans le cas de Kevin Spacey, ce sont en quelque sorte les « événements » qui l’ont rattrapé : suite aux accusations de harcèlement sexuel dont il a été la cible courant 2018, l’acteur est devenu persona non grata à Hollywood, et la pire crainte de tous les producteurs : il est redevenu, plus de vingt ans après Usual Suspects (Bryan Singer, 1995), le « Keyser Söze » de l’usine à rêves.

Test Blu-ray : Alpha

Voici maintenant huit longues années que l'on n'avait pas eu l'opportunité de voir un nouveau film des frères Hughes. Huit ans après Le livre d'Eli donc, Albert Hughes revient donc enfin au cinéma en réalisant son premier film en solo, Alpha, qui rompt de fait avec un peu plus de vingt ans de collaborations artistiques pour le moins fructueuses avec son frère jumeau Allen.

Test Blu-ray : Shéhérazade

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Unanimement reconnu par la critique comme l'un des plus beaux films de l'année 2018, Shéhérazade semble avoir mis tout le monde d'accord : Positif, Les Cahiers, Télérama, Le Monde, Le JDD, Le Figaro, Libé, La Croix... Tout le monde s'accorde pour célébrer la justesse de ton du premier film de Jean-Bernard Marlin, qui a ailleurs obtenu en juin dernier le prestigieux prix Jean Vigo. Et c'est vrai que Shéhérazade est un joli film, autant qu'une plongée en immersion dans les us et coutumes d'une poignée de jeunes paumés marseillais, issus d'une génération littéralement sacrifiée, abandonnée par tous (parents, école, institutions), et n'ayant ni la culture ni les codes pour parvenir à « grandir » ou à évoluer dans le « bon sens ».

Test Blu-ray : Searching – Portée disparue

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Searching – Portée disparue fait le pari de présenter l’intégralité de son intrigue policière par le biais d’écrans d’ordinateurs, de téléphones, de télévision ou de vidéos de surveillance.

Test Blu-ray : L’étrange incident

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S’il appartient bel et bien au genre « western », L’étrange incident n’en reprend réellement ni les codes, ni les passages obligés. En optant pour l’adaptation d’un roman de Walter Van Tilburg Clark, peu connu en France considéré comme un véritable classique de la littérature américaine outre-Atlantique, William A. Wellman prend en effet bien d’avantage la voie de l’œuvre ouvertement politique, remettant non seulement en cause la légitimité de la peine de mort, mais proposant qui plus est un démontage en règle des mécanismes de la « violence collective ».

Gungala, première « fille de la jungle » en DVD pour Artus Films

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Le cinéma bis italien des années 60/70 allait chercher son inspiration dans divers recoins de la culture populaire. Parmi les influences les plus marquantes, il y avait bien sûr les « fumetti » (bandes dessinées populaires italiennes), qui inondaient littéralement le marché du divertissement à l’époque. Mais comme on le sait bien, rien ne se perd, tout ce recycle : les fumetti reprenaient eux-mêmes bien souvent les mécanismes du « serial », ces films à petit budget destinés au grand écran fonctionnant selon le principe du feuilleton, très populaires durant la première moitié du vingtième siècle.

Test DVD : Les sirènes d’Atlantis

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Les sirènes d’Atlantis est réputé pour avoir eu un tournage compliqué, s’étant étalé sur plusieurs mois et ayant occasionné plusieurs sessions de « reshoots » ; le film a par ailleurs vu plusieurs cinéastes se succéder à la barre : après Arthur Ripley, John Brahm et –selon la légende– Douglas Sirk, c’est finalement le monteur Gregg G. Tallas qui sera crédité en tant que réalisateur. Et de façon assez paradoxale, c’est peut-être finalement la patte du monteur que l’on retrouvera de la façon la plus nette au cœur de ces Sirènes d’Atlantis, dans le sens où le film s’avère un véritable petit trésor de rythme et d’efficacité, passant comme une lettre à la poste et ne laissant pas au spectateur voir le temps passer.

Test Blu-ray : Peppermint

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Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.

Test Blu-ray : Hell fest

Hell Fest embarque avec lui le spectateur grâce à un récit vif et rapide, allant directement à l'essentiel, et surtout grâce à un petit groupe de personnages tout à fait attachants.

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Critique : Wild Horse Nine

À l'aube du coup d'État chilien, Martin McDonagh envoie Sam Rockwell et un John Malkovich couronné à Venise affronter leurs fantômes sur l'île de Pâques. Une tragi-comédie crépusculaire, portée par un duo d'acteurs en état de grâce.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Disjoncté

Il suffit parfois d'un branchement télévisuel pour provoquer un court-circuit dans une existence jusque-là parfaitement ordonnée. Avec Disjoncté, Ben Stiller transforme une banale installation du câble en cauchemar relationnel, en confiant à Jim Carrey le rôle d'un technicien dont la conception de l'amitié mériterait sérieusement une révision des normes électriques.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : EPiC – Elvis Presley in Concert

Le King mérite mieux qu'un procès-verbal de ses propres déhanchés, même quand celui-ci est établi par Baz Luhrmann, grand prêtre du montage sous caféine. Avec EPiC : Elvis Presley in Concert, le réalisateur australien retourne fouiller les archives de la carrière d'Elvis Presley et exhume des images de concerts et de répétitions longtemps restées dans l'ombre.

De retour en salles au mois de novembre 2026

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C’est à un joli fourre-tout extrêmement éclectique que les distributeurs de films de patrimoine convient le public de cinéphiles nostalgiques en ce mois de novembre 2026. Une bonne quinzaine de films plus ou moins anciens, venus d’un peu partout quoique principalement des États-Unis, viendra rythmer les quatre mercredis de cette dernière linge droite avant l’hiver.

Test Blu-ray : Steak

Avec Steak, Quentin Dupieux a probablement réussi l'une des opérations de sabotage promotionnel les plus réjouissantes du cinéma français des années 2000. Vendu à l'époque comme la nouvelle comédie du duo d'humoristes Eric et Ramzy, le film avait pourtant bien peu de choses en commun avec les précédentes aventures du tandem.