Test Blu-ray : Il a déjà tes yeux
Depuis quelques années, le cinéma français, sous l'influence de l'immense popularité d'Omar Sy, a redécouvert ses acteurs et cinéastes noirs. En 2009, avec La première étoile, Lucien Jean-Baptiste réunissait 1,6 millions de français dans les salles ; en 2011 et 2014, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dépassaient également le million d'entrées avec Case Départ et Le crocodile du Botswanga. Début 2017, avec Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste (encore lui), parvenait à nouveau à attirer 1,3 millions de français vers les salles obscures.
Test DVD : Qui a tué le chat ?
Réalisé par Gillian Greene, c'est à dire par la femme de Sam Raimi qui officie d'ailleurs en tant que producteur sur le film, Qui a tué le chat ? était, sur le papier, un pitch alléchant, laissant présager un très bon moment pour le spectateur. Étant donné qu'il met en scène un « geek » vivant chez sa mère, cloitré en robe de chambre devant sa TV se mettant en tête
Test Blu-ray : Un homme idéal
Un homme idéal est un film imparfait mais intéressant. Le film commence de façon vraiment très immersive pour le spectateur, avec son histoire de plagiat et les conséquences que celui-ci peut avoir sur le héros et son travail. Peur de se lancer, peur de ne pas réussir, désir de briller dans la peau d'un autre et en cachant sa personnalité réelle, le personnage campé par Pierre Niney vit dans l'angoisse. Quand son plagiat est découvert, la panique prend le dessus, et l'homme déraille. Passionnant, le premier acte du film de Yann Gozlan parvient sans peine à happer le spectateur, rappelant le chef d'œuvre méconnu de Bernard Rapp intitulé Tiré à part.
À voir sur Netflix : Reality Z – Y’a le mec à MillaAAAaaArhhRRHhhGg
On l'a évoqué il y a deux jours à peine : Reality Z, la nouvelle série « zombie » de Netflix, dont la première saison (10 épisodes) est disponible depuis le 10 juin 2020, est un remake de la série Dead Set, créée en 2008 par Charlie Brooker (Black mirror). Il s'agit d'une production en provenance du Brésil, créée par Cláudio Torres.
À voir sur Netflix : Bob l’éponge, le film – Éponge en eaux troubles
Bob l’éponge, le film : Éponge en eaux troubles s’impose comme un film d’animation de toute beauté, bénéficiant de décors magnifiques, d’un design des personnages extrêmement soigné et d’une animation littéralement somptueuse.
Test Blu-ray : Battle of the sexes
S’ils n’ont jamais su, au fil des films et des années, retrouver pleinement la magie qui animait leur coup d’essai Little Miss Sunshine en 2006, les duettistes Jonathan Dayton et Valerie Faris sont néanmoins parvenus à se dessiner, petit à petit (seulement trois films en douze ans), une filmographie rayonnante, humaine et sincère, composée de films que le public pourra sans aucun doute voir et revoir avec plaisir, de la même façon que les clips qu’ils signent depuis quelques années maintenant pour des groupes tels que, par exemple, Red hot chili peppers.
Test DVD : Quelques dollars pour Django
Anthony Steffen reprend la défroque de Franco Nero, et s’avère convaincant, portant le film sur ses épaules avec l'aide du vieux briscard Frank Wolff, que les amateurs de western spaghetti connaissent bien, jusqu'à un final impressionnant et vraiment sympathique.
Test DVD : Lili à la découverte du monde sauvage
Sorti sur les écrans français à l'automne 2012, Lili à la découverte du monde sauvage est un film d'animation coréen, mélangeant avec un certain savoir-faire (et un savoir-faire certain) les codes habituels des films d'animation (un récit d'apprentissage plein de bons sentiments, rempli de personnages rigolos et hauts en couleurs) avec ceux des mélodrames les plus tragiques.
Test Blu-ray : 16 levers de soleil
Du haut de ses 41 ans, avec son physique de rêve et sa gueule d’ange, Thomas Pesquet est sans aucun doute l’astronaute français le plus célèbre et le plus médiatisé depuis les débuts de la conquête spatiale en France. Son parcours aussi exceptionnel qu’incroyable a de quoi laisser rêveur, aussi le spationaute français a-t-il depuis quelques années été le sujet de nombreux articles, reportages, documentaires, livres et même d’une bande dessinée signée Marion Montaigne et intitulée « Dans la combi de Thomas Pesquet ». Dans le secteur qui nous intéresse, Pesquet avait déjà fait l’objet de deux documentaires en 2017, L'étoffe d'un héros et L'envoyé spatial, tous deux disponibles en Blu-ray et DVD.
Test Blu-ray : Ocean’s 8
Si à priori la « féminisation » d’un genre ou d’une franchise cinématographique n’a rien de très nouveau, le succès depuis quelques années au box-office US de films « de filles » portés par une nouvelle génération de comédiennes et mettant en scène non pas une seule star féminine mais à chaque fois une véritable « bande » d’actrices a forcément donné des idées aux producteurs. En attendant de passer à une autre mode, place donc aux films choraux sous œstrogènes. Après S.O.S fantômes en 2016, c’est donc à la franchise Ocean’s initiée par le remake de Steven Soderbergh en 2001 de s’offrir une déclinaison féminine avec Ocean’s 8.
Test DVD : Into the Woods – Promenons-nous dans les bois
Visuellement époustouflant, musicalement inspiré, narrativement créatif (et gonflé !), Into the woods : Promenons-nous dans les bois s'avère un film étonnant, surtout quand on considère qu'il nous vient tout droit du giron de Walt Disney Pictures. Adapté de l'œuvre de Stephen Sondheim, tout comme Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet street avant lui, le film de Rob Marshall s'avère en effet bien plus proche dans son esprit gentiment frappadingue des longs-métrages de Tim Burton que des films généralement produits par la maison aux grandes oreilles. S'il ne présente certes pas les débordements gore d'un Sweeney Todd, les chansons sont très similaires, rythmiquement et thématiquement, de celles du film de Burton ; au final Into the woods s'avère également volontiers cruel et inhabituellement sombre pour une production Disney.
Test Blu-ray : Le port de la drogue
Aujourd'hui unanimement considéré comme un grand classique du Film Noir, Le port de la drogue a pourtant été, durant de nombreuses années, assez mal aimé des cinéphiles. Déjà, on notera qu'il a une histoire un peu particulière pour nous autres français : si le titre évoque une sombre histoire de drogue complètement absente du métrage en VO, c'est qu'à l'occasion de sa sortie en salles en France au début des années 60, le distributeur avait jugé bon de gommer toute référence au fait que les « méchants » du film soient de dangereux espions communistes. Le film fut tourné en plein maccarthysme triomphant aux États-Unis (1953), mais en France à cette époque, les idées du parti communiste sont encore assez populaires ; aussi la version française du film ne parlera pas de cocos, mais de trafiquants de coco. Pour beaucoup de cinéphiles, même s'il est loin d'être central au film de Fuller, cet aspect « anti-rouge » n'aura valu aucune sympathie au Port de la drogue, au point d'être parfois considéré comme un vulgaire film de propagande.



















