Test Blu-ray : Peppermint

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Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.

Test DVD : Carnage chez les Puppets

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Carnage chez les Puppets place son intrigue policière au cœur d’un monde où les humains vivent aux côtés des « Puppets », des marionnettes dotées de vie. Le film suivra l’enquête de Phil Philips, Puppet et ex-flic, et de son ancienne coéquipière.

Test Blu-ray : The walking dead – Saison 8

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Huit saisons, huit ans de nos vies de téléspectateurs, huit ans à côtoyer les survivants de The walking dead et leurs démêlés avec un monde infesté de zombies, mais dont le danger principal depuis quelques années n’est plus à craindre du côté des morts vivants, mais bel et bien des survivants eux-mêmes, dont la folie furieuse ne cesse de décimer les personnages du show, saison après saison. Huit ans aussi à lire sur le Net des déferlements de bile de la part de téléspectateurs déçus, chaque nouvel épisode étant systématiquement qualifié de « pire épisode de la série » par des téléspectateurs en rogne.

Test Blu-ray : 22 miles

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Il aura fallu du temps pour que l’on se mette, enfin, à prendre la carrière de cinéaste de Peter Berg au sérieux. Néanmoins, les plus sceptiques auront tout de même fini par rendre les armes en 2016, avec la découverte du formidable Traque à Boston, au cœur duquel le cinéaste déployait une maestria technique et narrative telle qu’il est parvenu, sur un sujet pourtant sensible, à mettre à l’amende des cinéastes chevronnés s’étant frotté à des thématiques similaires (on pense notamment à Clint Eastwood et son 15h17 pour Paris).

Test DVD : Contrôle parental

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Alors que Judd Apatow semble actuellement d’avantage porté sur les projets télévisuels que sur sa carrière de cinéaste, la « famille » d’acteurs et de collaborateurs qu’il a contribué à mettre sur le devant de la scène depuis le tournant des années 2000 continue quant à elle année après année de développer des films perpétuant le ton à la fois tendre et trash de son œuvre. Ainsi, Seth Rogen et Evan Goldberg produisent régulièrement depuis 2011 d’efficaces comédies « à la Apatow », ouvertement tournées vers la famille américaine, par le biais de leur compagnie Point Grey Pictures.

Test DVD : iZombie – Saison 3

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Créée en 2015, la série iZombie a rapidement enchainé les épisodes, la chaine The CW ayant diffusé les deux premières saisons du show (soit 32 épisodes tout de même) entre mars 2015 et avril 2016. La troisième saison, qui vient de sortir en DVD, compte quant à elle seulement treize épisodes, qui furent diffusés aux Etats-Unis à partir d’avril 2017. Les voies de la diffusion TV sont impénétrables, et suite au déferlement d’épisodes des premiers temps, les fans de la série créée par Rob Thomas et Diane Ruggiero-Wright ont donc dû attendre pratiquement un an avant de pouvoir se replonger dans les aventures d’Olivia, morte-vivante et médecin légiste.

Test Blu-ray : En eaux troubles – The meg

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S’il n’a jamais réellement obtenu de ses pairs ou du public la reconnaissance qu’il mérite, le réalisateur américain Jon Turteltaub s’est en revanche depuis des années déjà fait un véritable nom dans le cœur des amoureux de cinéma « bis » tendance nanar. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? En effet, dès son premier film Think big en 1989, tourné avec les frères « Barbarians » Peter et David Paul, Turteltaub semblait revendiquer haut et fort cette appartenance à une certaine frange d’un cinéma populaire « de consommation courante » flirtant volontiers avec le nanar des familles. Durant les décennies suivantes, ses films continueraient d’ailleurs pour la plupart à dénoter de ce même attachement à un cinéma simple, anti-prise de tête ; certains se verraient même couronnés d’un certain succès : en 1992, avec Ninja Kids il ouvre la voie à une franchise de cinéma familial (les « 3 Ninjas ») qui fera les beaux jours des vidéo-clubs jusqu’en 1998 ; en 1993, il donne à Buena Vista un de ses plus gros succès publics avec Rasta Rockett, et au tournant des années 2000, il remet Nicolas Cage au centre d’une intrigue à la Allan Quatermain dans les deux opus de la franchise Benjamin Gates…

Test Blu-ray : Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses

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Les scores au box-office des films d’Adam Sandler ont tellement chuté au fil des décennies 2000/2010 que l’acteur a du se tourner il y a quelques années vers Netflix pour laisser libre cours à son talent comique. Néanmoins, les amoureux de l’univers du comédien, très attaché en général au monde de l’enfance, pourront tout de même le retrouver sur grand écran – ou du moins sa voix – dans la franchise Hôtel Transylvanie, dont le succès en revanche semble bel et bien fait pour durer. Ainsi, Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses a réuni plus de trois millions de français dans les salles obscures, et rapporté à Sony Animation la bagatelle de 521 millions de dollars : un véritable carton dans le monde entier, écrasant les chiffres du premier opus (448 millions, exploitation en vidéo comprise) et dépassant même les recettes en salles du deuxième épisode (473 millions).

Test Blu-ray : Neuilly sa mère, sa mère

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Avec 2,5 millions d’entrées en France, Neuilly sa mère fut « LE » gros succès surprise de l’année 2009, et projetait directement son réalisateur Gabriel Julien-Laferrière dans la cour des grands, des réalisateurs « bankables » dont on attendrait le prochain gros succès avec impatience. Seulement voilà, ses deux comédies suivantes ne rempliraient pas les attentes de ses producteurs : sa première tentative, SMS (2014), n’attirerait que 293.000 curieux dans les salles obscures. Avec 747.000 entrées, les scores au box-office réalisés par C’est quoi cette famille ?! (2016) s’avéreraient un peu meilleurs, mais dans l’ensemble, le cinéaste avait besoin d’un succès pour « se refaire ». C’est donc presque naturellement qu’il se retournera à nouveau vers Marc De Chauveron (A bras ouverts) et Djamel Bensalah (Beur sur la ville) afin qu’ils signent, presque dix ans après, la suite des aventures de Sami Ben Boudaoud à Neuilly.

Test DVD : Enterré vivant

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Frank Darabont est l’un des seuls cinéastes à avoir réussi l’exploit de convaincre, au sein d’une même carrière, tout à la fois les amateurs de cinéma de genre et les amateurs de grands drames humains. Enterré vivant (1990) est son premier film.

Test DVD : 2 jours avec Papa

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Avant d’aborder 2 jours avec Papa, il convient de revenir sur les origines du personnage de Papa Moll, le personnage au centre du film de 2017. Extrêmement connu en Suisse alémanique (ou Suisse allemande pour utiliser des termes que tout le monde comprend), ce personnage a été créé dans les années 50 par Edith Oppenheim-Jonas, et évoluait au cœur de planches simplistes et désuètes qui s’imposaient néanmoins comme une alternative « locale » aux multiples bandes dessinées en provenance de l’étranger. Comme dans le cas de Lucky Luke, des Schtroumpfs ou d’une poignée d’autres personnages de la BD franco-belge, le succès et la popularité de Papa Moll sont tels que le personnage a « survécu » à la mort de sa créatrice Edith Oppenheim-Jonas, et continue de vivre des aventures sous la plume d’autres auteurs et dessinateurs.

Test DVD : Qui garde le chien ?

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Avant même d’aborder les qualités et les défauts du film en lui-même, on ne peut que constater l’évidence : le projet Qui garde le chien ? porte sur lui les stigmates du film « alimentaire », le fait de jouer aux côtés d’un animal étant souvent symptomatique d’une carrière d’acteur en perte de vitesse.

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Running Man

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Aucun besoin de se replonger dans les VHS poussiéreuses pour comprendre que ce Running Man version 2025 ne cherche pas à jouer dans la même cour que l’icône bodybuildée de 1987.

L’évolution des armes et du tir dans le cinéma

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Le cinéma a toujours accordé une place particulière aux dispositifs de tir, qu’il s’agisse de scènes de guerre, de thrillers urbains ou de films...

Livre : Un Suédois à Hollywood (Vilgot Sjöman)

Malgré les sérieuses difficultés financières que la société Capricci Films traverse depuis plusieurs mois, il paraît que son activité d’éditeur de livres de cinéma reste jusqu’à présent à peu près préservée. En témoigne la sortie en début d’année de « Un Suédois à Hollywood », un récit de voyage des plus passionnants au cœur du cinéma américain au milieu des années 1950.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Predator – Badlands

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Aucun manuel de survie intergalactique ne nous avait réellement préparé à Predator : Badlands. Le film s'impose en effet comme un objet hybride et inattendu, qui s’amuse à bousculer les habitudes d’une franchise qu’on croyait condamnée à répéter éternellement la même danse sanglante.

Critique Express : Ceux qui comptent

Jean-Baptiste Leonetti s'est trop souvent laissé emporter par l'exagération. Dommage !