Critique : Ulysse

Ce n’est sans doute pas un hasard qu’à une semaine d’intervalle, au début de l’été, sortent ce film-ci et Blue Heron de Sophy Romvari. Peu importe l’heure de votre séance, en cette saison des journées longues et des températures clémentes, vous êtes à peu près sûrs de trouver un environnement accueillant et chaleureux après avoir poussé la porte de sortie de votre salle de cinéma.

Critique : Eruption

Quand des chanteuses ou des chanteurs à la mode s’essaient au cinéma, le résultat est la plupart du temps loin d’être mémorable. À peine un an après sa sortie, qui se souvient encore, par exemple, de Hurry Up Tomorrow de Trey Edward Shults avec The Weeknd ? Il est encore trop tôt pour déterminer de quelle matière sera faite la potentielle carrière cinématographique de Charli XCX.

Critique : Blue Heron

Le mythe édifiant, si souvent colporté au cinéma, selon lequel les familles s’en sortiront toujours, à condition de faire preuve de solidarité et de loyauté, a du plomb dans l’aile au plus tard depuis Des gens comme les autres au tout début des années 1980. Comme dans le film de Robert Redford, il est question dans Blue Heron d’une famille qui n’arrive pas à se ressaisir de l’influence néfaste de l’un de ses membres.

Critique : Une année italienne

Sans vouloir mettre en cause les considérations commerciales de la part du distributeur, on se permet de préférer le titre original du deuxième long-métrage de Laura Samani à sa version française. Qu’est-ce qu’elle a en fait de spécifiquement italienne, cette année, mis à part quelques chants locaux et le machisme latin décliné sous toutes ses formes lourdingues ?

Critique : Jim Queen

Il suffit de quelques minutes à peine aux réalisateurs de Jim Queen pour planter magistralement le décor. Avant même que le générique ne soit terminé, nous y avons vu passer en revue l’ensemble des clichés sur les Gym Queens, ces irrécupérables adeptes de la gonflette qui peuplent les salles de sport de certains quartiers parisiens.

Albi 2025 : Ma frère

En termes de références de comédies de colonies de vacances, le cinéma français disposait jusqu’à présent de deux repères devenus cultes au fil du temps. Côté dramatique, en 1976, il y a eu La Meilleure façon de marcher de Claude Miller. Et côté comique, le duo Toledano / Nakache avait fait mouche trente ans plus tard grâce à Nos jours heureux.

Albi 2025 : La Condition

Grâce à la prise de conscience générale déclenchée par le mouvement #MeToo et aux innombrables luttes féministes qui l’ont précédé, osons espérer que la place des femmes change dans la société. Ce qui change en même temps, c’est la représentation véhiculée par les personnages féminins d’une époque, où leur place était invariablement à la cuisine ou aux côtés de leur mari, de préférence dociles et effacés.

Arras 2025 : La Petite cuisine de Mehdi

Une plaque de cuisson au gaz qui s’allume dès le premier plan, suivie de notre héros qui nous mijote un plat délicieux au homard. Tout paraît réuni pour que La Petite cuisine de Mehdi soit un de ces jolis films gastronomiques, bons pour l’âme et les papilles.

Arras 2025 : Dites-lui que je l’aime (Romane Bohringer)

Y a-t-il quelque chose de plus précieux, fragile et intime que la relation que nous entretenons, chacun et chacune d’entre nous, avec notre mère ? Elle nous a élevés et, dans le meilleur des cas, elle a su garder vivant ce lien affectif unique qu’elle entretient avec nous pendant une bonne partie de notre propre existence. La perdre prématurément laisse forcément un trou béant, un besoin à combler qui ne le sera en fin de compte jamais.

Arras 2025 : N121 Bus de nuit

Ça fait plaisir de constater que, dans toute sa richesse et sa variété de programmation, l’Arras Film Festival réserve également une petite place de choix au cinéma de genre ! De surcroît à une production française, ce qui mérite encore plus d’être souligné.

Arras 2025 : Le Mage du Kremlin

Et si nous, en Occident, de concert avec nos politiciens et nos médias, nous n’avions jamais vraiment abordé le mythe Vladimir Poutine dans le bon sens ? Si notre optique européenne, largement formatée par l’influence diplomatique, économique et culturelle des États-Unis, nous empêchait de concevoir le président russe de longue date autrement que dans une dichotomie manichéenne ?

Arras 2025 : Coutures

Comme le faisait remarquer un confrère à la sortie de la projection presse à l’Arras Film Festival, ce n’est déjà pas si mal de créer un film intéressant sur le thème de la Fashion Week. En effet, Coutures est certainement intéressant. Surtout, parce que le cinquième long-métrage de Alice Winocour dit tout et son contraire. A la fois âpre et clinquant, le récit constitue un mélange fascinant de contradictions.

Les sorties du 19 août 2026

Bien que les premiers vacanciers aoûtiens commencent à revenir en ville, le programme des sorties cinéma de ce troisième mercredi du mois d’août 2026 ne sent pas encore la rentrée. En fait, il n’y a qu’un seul film majeur à signaler – la Palme d’or du dernier Festival de Cannes –, ainsi qu’une poignée d’autres longs-métrages qui pourraient peut-être valoir le détour.

Film de la semaine

Critique : Insidious : l’invasion du lointain

Insidious : l'invasion du lointain ne réinvente rien, mais rappelle avec un savoir-faire technique certain pourquoi cette franchise horrifique reste l'une des plus solides de sa génération.

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À revoir sur Pluto TV : Sunchaser

Dernier film de Michael Cimino, Sunchaser n'évite pas certains écueils dus à son sujet difficile (un certain manichéisme dans la représentation des flics par exemple), mais il faut admettre que cette belle histoire d'amitié véhicule un paquet d'émotions très fortes et poignantes.

Amunbet Casino se lance en France

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Le public français choisit désormais ses divertissements numériques selon les mêmes critères que pour les services de streaming, les applications mobiles ou les plateformes...

À revoir sur MyCanal : Source Code

Dès ses premières minutes, et son générique qui impose un travelling panoramique suivant un train sur l'envahissant thème musical signé Chris Bacon, le ton est donné : Source Code sera un film « old school ».

Nouvel Odéon : « Une histoire du cinéma allemand » jusqu’au 8 septembre 2026

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Surtout, n’y voyez aucune préméditation de notre part de consacrer déjà un deuxième article cette semaine au cinéma de nos ancêtres. C’est l’actualité inhabituellement chargée du cinéma allemand qui veut cela, alors que le prochain festival à lui être dédié à Paris n’aura lieu que dans sept semaines, du 7 au 11 octobre.

Test DVD : Derrière les palmiers

Pour beaucoup d'européens, le Maroc est avant tout un magnifique décor, mais "derrière les palmiers", il y a des réalités, celles d'un pays en pleine mutation avec les points de friction que cela peut engendrer, entre désir d'émancipation et respect des traditions.