La Roche-sur-Yon 2026 : Le Bois de Klara

Âgé actuellement de 87 ans dont soixante en tant que réalisateur de premier plan du cinéma allemand et parfois international, Volker Schlöndorff est le genre de cinéaste qui arrive encore à nous surprendre soit en bien, soit en mal. Ainsi, sa dernière réussite majeure ne remonte pas à si longtemps.

Brides-les-Bains 2026 : Ni vue ni connue

Demander à l’une des actrices les plus célèbres du cinéma français d’interpréter une éternelle frustrée de sa profession, cela relève d’une ironie potentiellement enjouée. Et en effet, Isabelle Huppert est plutôt convaincante dans le rôle d’une figurante aux ambitions démesurées, la seule à être convaincue de son talent de comédienne à part entière, alors que tout le monde dans son entourage la trouve juste pénible.

Brides-les-Bains 2026 : Camembert

Malgré tout le respect que l’on doit aux produits laitiers français, le camembert n’est quand même pas le plus sophistiqué des fromages. Par conséquent, il n’est pas trop étonnant qu’aucun film n’ait jusqu’à présent souhaité réclamer son nom en tant que titre. Jusqu’à cet automne …

Critique : La Dernière patiente

En France et un peu partout en Europe, l’hôpital va mal. Le monde médical est à bout de souffle, faute de moyens et de vocations. Ces dernières se font rares, face à cette pénurie généralisée, alors que les demandes de soin se démultiplient sans cesse. Récemment, le cinéma a su rendre compte avec panache de cet état de crise sans répit.

Critique : Cap Farewell

Voyager dans sa tête en énumérant les noms de lieux lointains qui la font rêver : c’est ainsi que l’héroïne de Cap Farewell fait face à son existence plus terre-à-terre. Et même carrément précaire, puisque cette jeune femme, à peine sortie de prison, doit batailler dur afin de reprendre pied dans l’environnement de sa vie d’avant qui ne lui veut aucun bien.

Critique : Ulysse

Ce n’est sans doute pas un hasard qu’à une semaine d’intervalle, au début de l’été, sortent ce film-ci et Blue Heron de Sophy Romvari. Peu importe l’heure de votre séance, en cette saison des journées longues et des températures clémentes, vous êtes à peu près sûrs de trouver un environnement accueillant et chaleureux après avoir poussé la porte de sortie de votre salle de cinéma.

Critique : Eruption

Quand des chanteuses ou des chanteurs à la mode s’essaient au cinéma, le résultat est la plupart du temps loin d’être mémorable. À peine un an après sa sortie, qui se souvient encore, par exemple, de Hurry Up Tomorrow de Trey Edward Shults avec The Weeknd ? Il est encore trop tôt pour déterminer de quelle matière sera faite la potentielle carrière cinématographique de Charli XCX.

Critique : Blue Heron

Le mythe édifiant, si souvent colporté au cinéma, selon lequel les familles s’en sortiront toujours, à condition de faire preuve de solidarité et de loyauté, a du plomb dans l’aile au plus tard depuis Des gens comme les autres au tout début des années 1980. Comme dans le film de Robert Redford, il est question dans Blue Heron d’une famille qui n’arrive pas à se ressaisir de l’influence néfaste de l’un de ses membres.

Critique : Une année italienne

Sans vouloir mettre en cause les considérations commerciales de la part du distributeur, on se permet de préférer le titre original du deuxième long-métrage de Laura Samani à sa version française. Qu’est-ce qu’elle a en fait de spécifiquement italienne, cette année, mis à part quelques chants locaux et le machisme latin décliné sous toutes ses formes lourdingues ?

Critique : Jim Queen

Il suffit de quelques minutes à peine aux réalisateurs de Jim Queen pour planter magistralement le décor. Avant même que le générique ne soit terminé, nous y avons vu passer en revue l’ensemble des clichés sur les Gym Queens, ces irrécupérables adeptes de la gonflette qui peuplent les salles de sport de certains quartiers parisiens.

Albi 2025 : Ma frère

En termes de références de comédies de colonies de vacances, le cinéma français disposait jusqu’à présent de deux repères devenus cultes au fil du temps. Côté dramatique, en 1976, il y a eu La Meilleure façon de marcher de Claude Miller. Et côté comique, le duo Toledano / Nakache avait fait mouche trente ans plus tard grâce à Nos jours heureux.

Albi 2025 : La Condition

Grâce à la prise de conscience générale déclenchée par le mouvement #MeToo et aux innombrables luttes féministes qui l’ont précédé, osons espérer que la place des femmes change dans la société. Ce qui change en même temps, c’est la représentation véhiculée par les personnages féminins d’une époque, où leur place était invariablement à la cuisine ou aux côtés de leur mari, de préférence dociles et effacés.

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Critique : Petite Casbah

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Les atrocités de la guerre d’Algérie ont-elles leur place dans un film d’animation destiné à un jeune public ? Sans doute pas. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on ne peut pas sensibiliser ce dernier avec une certaine adresse à des enjeux historiques et politiques dont la complexité va au-delà du cadre d’un film comme Petite Casbah.

Critique Express : Quelques mots d’amour

Le film aurait pu être larmoyant et/ou tomber dans le pathos. Il est lumineux et d'une grande justesse.

Test Blu-ray : L’Anglaise et le Duc

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La Révolution française a beau avoir été vendue comme une grande lessive nationale, les aristocrates n'ont pas tous fini avec le même degré de propreté. Dans L'Anglaise et le Duc, Éric Rohmer choisit de raconter cette période de bouleversements à travers les yeux de Grace Elliott, aristocrate écossaise et fervente royaliste installée à Paris.

Test Blu-ray : Le Gigolo

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Avec Le Gigolo, Jacques Deray fait ses premiers pas derrière la caméra en 1960, après plusieurs années passées à apprendre les ficelles du métier comme assistant réalisateur. Pour ce premier long-métrage, le futur auteur de La Piscine s’intéresse déjà aux rapports de force amoureux, aux désirs qui s'émancipent et aux sentiments qui finissent par réclamer des intérêts exorbitants.