Bergamo Film Meeting 2018 : palmarès & bilan

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La 36ème édition du Festival de Bergame s’est terminée hier, le dimanche 18 mars, après la soirée de l’annonce du palmarès et de la remise de prix la veille. Contrairement à 2017, aucun film français n’a été récompensé par le public cette année, même si au moins un des lauréats est déjà sorti sur les écrans français, la comédie tchèque Ice Mother, co-produite par la France.

Premier prix du Bergamo Film Meeting, doté de 5000 € par la Ubi Banca

Isceleti (Macédonie) de Gjorce Stavreski, sans date de sortie en France

Deuxième prix du Bergamo Film Meeting

Ice Mother (Tchéquie) de Bohdan Slama

Troisième prix du Bergamo Film Meeting

Apostasy (Royaume-Uni) de Daniel Kokotajlo, sans date de sortie en France

Prix du Meilleur documentaire CGIL, doté de 2000 €

Die dritte Option (Autriche) de Thomas Fürhapter, sans date de sortie en France

Prix de la comission CGIL « La Sortie de l’usine », doté de 1000 €

City of the Sun (Géorgie) de Rati Oneli, sans date de sortie en France


Pour citer vaguement Faye Dunaway, lors de sa séance de rattrapage de remise de l’Oscar du Meilleur Film cette année, les choses deviennent plus faciles la deuxième fois. C’est en effet le sentiment que j’ai eu lors de mon deuxième passage au Festival de Bergame, aux conditions à peu près similaires à celles en 2017, lors de mon premier bref séjour dans cette belle ville du nord de l’Italie. Pourtant, sans doute parce que je savais désormais à quoi m’attendre, l’expérience a été sensiblement plus plaisante cette fois-ci ! Cette réussite est aussi partiellement due à ma chance météorologique, mes deux jours complets de présence ayant été marqués par un temps agréable, alors qu’il pleuvait apparemment des cordes avant et après. Sans me considérer encore comme un habitué du Bergamo Film Meeting, je pense avoir acquis à présent suffisamment de repères pour me plaire dans cette effervescence festivalière, dont je ne consomme qu’une dose condensée : juste assez pour avoir un aperçu de la sélection officielle, d’un éclectisme chaque fois impressionnant, tout en regrettant en même temps et seulement à moitié de devoir déjà partir, alors que la routine de l’emploi du temps chargé en festival n’exerce pas encore tout à fait son pouvoir à double tranchant.

En effet, comme l’année précédente, il y aurait eu tant d’autres choses et tant d’autres films à découvrir à Bergame, à commencer par l’occasion privilégiée d’y voir débarquer en chair et en os la légendaire Liv Ullmann. En plus de lui consacrer une rétrospective substantielle, le festival a édité une monographie de grande qualité sur son travail, un ouvrage digne des plus grands festivals internationaux – ou peut-être même pas, puisque nous avons cherché en vain cette année à Berlin le fascicule dédié à l’Ours d’or d’honneur Willem Dafoe –, qui m’inspire comme seul regret de ne pas mieux maîtriser l’italien. A ce niveau-là, les choses se sont également mieux passées cette fois, soit parce que j’ai échappé aux aléas de programmation et de projection qui avaient bousculé mon agenda de visionnages auparavant, soit parce que j’étais moins complexé de baragouiner à tout va et par conséquent de me faire comprendre avec les moyens du bord d’un voyageur cinéphile à l’étranger.

Tous mes remerciements donc au bureau des invités du festival, ainsi qu’à la toujours très chaleureuse et encourageante attachée de presse internationale ! Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la 37ème édition du Bergamo Film Meeting, prévu du 9 au 17 mars 2019. J’espère avoir d’ici-là l’occasion de perfectionner substantiellement mon italien, afin de pouvoir échanger encore plus librement avec les gérants de mes deux bonnes adresses d’hébergement, au Prenditempo, et de restauration, à la Taverna del gallo. Et qui sait, si ça se trouve, je prendrai même le temps de monter enfin dans la ville haute, un plaisir touristique que je ne me suis toujours pas autorisé. Ce qui ne devrait guère vous étonner, si vous saviez que pendant mon quart de siècle de vie à Paris, je n’ai toujours pas visité le Louvre dans son intégralité …


Voici la liste par ordre alphabétique des films que j’ai pu voir sur place :

Las distancias de Nemanja Vojinovic (Visti da vicino) (critique)

L’Heure du loup de Ingmar Bergman (Liv Ullmann) (critique)

La Loi du marché de Stéphane Brizé (Europe Now) (critique)

The Manakia Brothers Diary of a Long Look Back de Eliza Zdru (Visti da vicino) (critique)

Mobile homes de Vladimir De Fontenay (Mostra concorso) (critique)

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