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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Michael / Hee-Hee ! Shamone !

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Michael

États-Unis : 2026
Titre original : –
Réalisation : Antoine Fuqua
Scénario : John Logan
Acteurs : Jaafar Jackson, Colman Domingo, Nia Long
Éditeur : Universal Pictures
Durée : 2h07
Genre : Biopic, Musique
Date de sortie cinéma : 22 avril 2026
Date de sortie DVD/BR/4K : 2 Septembre 2026

La vie et l’héritage de l’un des artistes les plus influents que le monde ait jamais connus. Le film raconte l’histoire de Michael Jackson au-delà de sa musique, retraçant son parcours de l’émergence de son talent extraordinaire au sein des Jackson Five à l’apogée de sa carrière de plus grande star du monde…

Le film

[3,5/5]

Si le phénomène ne date pas d’hier, le succès rencontré par Bohemian Rhapsody (2018, 962 millions de dollars de recettes) puis par Rocketman (2019, 206 millions) a contribué à populariser les biopics centrés sur des personnalités incontournables de la musique contemporaine, qu’elles soient mortes ou pas. Ainsi, ces dernières années, les biopics musicaux se sont multipliés : Respect en 2021, Elvis et Whitney Houston – I Wanna Dance With Somebody en 2022, Bob Marley : One love en 2023… Depuis, ce fut une véritable déferlante, avec Back to Black, Monsieur Aznavour, Un parfait inconnu, Springsteen : Deliver me from Nowhere ou encore les originaux Piece by Piece et Better Man. En attendant les films consacrés à Madonna, Britney Spears, Dolly Parton ou à des groupes tels que U2, AC/DC ou Pink Floyd, l’année 2026 a été marquée par « un » biopic ayant vampirisé tous les autres : il s’agit bien sûr de Michael, réalisé par Antoine Fuqua, et consacré à la trajectoire du « King of Pop » Michael Jackson.

Avec 5,6 millions d’entrées en France et plus d’un milliard de dollars au Box-office international, Michael s’est également imposé comme le « King of Cinema ». Le chiffre a quelque chose de presque aussi extravagant que la carrière de son sujet – aussi décrié puisse-t-il avoir été, Michael Jackson était l’une des dernières « Superstars ». On entend par là que tout le monde connaissait Michael Jackson. De votre grand-mère à votre petite voisine de cinq ans, que vous habitiez en milieu urbain dans une grande ville ou au fin-fond de la campagne, que vous soyez au top de la Hype ou que vos références musicales soient André Rieu ou Stéphane et Christian Kubiak, tout le monde connaissait Michael Jackson. Avant que le concept de Superstar ne disparaisse suite à l’explosion des réseaux, il y avait deux Superstars dans le monde occidental au vingtième Siècle : Michael Jackson et Madonna. Cette dernière est donc la dernière Superstar. Elle aura donc à coup sûr droit à son Biopic un jour ou l’autre.

Statut de Superstar oblige, Michael Jackson constituait évidemment un matériau de cinéma trop riche pour tenir dans un seul film. Antoine Fuqua et le scénariste John Logan ont donc choisi de raconter l’ascension plutôt que la chute, en arrêtant Michael sur les premières dates du Bad World Tour en 1988. Ce choix donne au film une énergie étonnamment lumineuse, puisque Michael Jackson y apparaît avant tout comme un artiste en construction permanente, un garçon devenu machine à rêves, capable de transformer ses blessures, son enfance volée et son besoin viscéral de reconnaissance en gestes, en sons et en images. Michael Jackson n’est cependant pas réduit à une collection de tubes : Michael s’intéresse à la fabrication d’un phénomène, à l’emprise de Joe Jackson, aux rapports familiaux, à l’obsession de la perfection et à cette curieuse solitude qui accompagne parfois les individus devenus trop grands pour leur propre ombre. La mise en scène d’Antoine Fuqua privilégie une caméra nerveuse mais jamais hystérique, avec une vraie attention portée aux répétitions et aux performances. Les reconstitutions de scènes mythiques fonctionnent particulièrement bien parce qu’elles ne cherchent pas systématiquement à faire lever le spectateur de son fauteuil : elles montrent surtout comment un geste devient une signature. La séquence autour de « Beat It », notamment, traduit joliment cette manière qu’avait Michael Jackson d’absorber ce qui l’entourait pour le transformer en chorégraphie.

Michael possède évidemment ses limites, et elles sont liées à son ambition même. À force de vouloir embrasser une trajectoire aussi gigantesque, le film laisse parfois certaines zones dans la pénombre, tandis que son récit demeure étonnamment prudent lorsqu’il s’approche des aspects les plus troubles de son personnage. Mais cette réserve devient aussi la grande curiosité de la suite. Car si Michael s’achève en 1988, Michael 2 devra nécessairement s’attaquer aux années 90 et au début des années 2000 : le succès planétaire de Dangerous et HIStory, les transformations physiques, les relations avec les médias, les accusations d’abus sexuels sur mineurs, les procédures judiciaires, les controverses et, plus largement, l’effondrement progressif de l’image publique du chanteur. La question sera alors passionnante : comment raconter l’homme lorsque le mythe commence à se fissurer ? Michael laisse volontairement cette porte entrouverte, et il faudra voir si la suite aura le courage d’y entrer sans transformer le cinéma en tribunal ni l’artiste en saint patron de la pop. D’autant que Jaafar Jackson – véritable neveu de Michael Jackson – s’avère particulièrement investi dans le projet : sa gestuelle, son timbre et surtout sa façon de reproduire les mouvements de son oncle donnent au film une troublante proximité. Face à lui, Colman Domingo et Nia Long apportent une vraie densité à Joe et Katherine Jackson, tandis que Miles Teller compose un John Branca plus terre-à-terre. La musique, évidemment, fait le reste. Difficile de résister lorsque « Thriller », « Billie Jean », « Beat It » ou « Man in the Mirror » surgissent avec une telle puissance. Michael n’est peut-être pas le portrait définitif de Michael Jackson, mais il réussit quelque chose de précieux : rappeler que derrière le phénomène planétaire, derrière les records et les moonwalks, il y avait d’abord un artiste qui voulait contrôler chaque battement de son propre rêve. Et forcément, maintenant, une question reste suspendue au-dessus du générique : Michael 2 saura-t-il danser sur les braises ?

Le Blu-ray 4K Ultra HD

[4/5]

Michael bénéficie chez Universal Pictures d’une édition Blu-ray 4K Ultra HD qui joue la carte du grand spectacle sans transformer chaque image en sapin de Noël numérique. Présenté en 2160p et HDR10 / Dolby Vision, le master affiche une définition particulièrement solide, capable de rendre justice aussi bien aux décors et costumes des années Jackson 5 qu’aux gigantesques séquences de concert du Bad World Tour. Le piqué se montre précis sans tomber dans la surenchère artificielle, les textures sont bien reproduites et les contrastes profitent pleinement de l’apport du HDR. Le Dolby Vision apporte surtout davantage de finesse dans les écarts lumineux, avec des noirs suffisamment profonds et des éclairages de scène qui gagnent en intensité sans faire exploser les hautes lumières. Les différentes périodes traversées par Michael Jackson conservent par ailleurs une identité visuelle cohérente, ce qui permet à la photographie d’Antoine Fuqua de respirer correctement. Une présentation ample et confortable. Côté audio, Michael ne fait évidemment pas les choses à moitié. La VF bénéficie d’un mixage Dolby Digital+ 7.1 particulièrement dynamique, tandis que la VO profite d’une piste Dolby Atmos qui élargit encore la scène sonore. La VF n’a toutefois aucune raison de rougir : les dialogues restent parfaitement intelligibles, les effets bénéficient d’une belle assise et les morceaux musicaux remplissent généreusement l’espace. La VO Atmos va naturellement plus loin dans la précision spatiale, notamment pendant les concerts, mais les deux versions offrent une expérience franchement convaincante. Les basses savent pousser lorsque la musique l’exige et les différents éléments de la bande-son circulent avec suffisamment de finesse pour donner aux performances scéniques une véritable dimension immersive.

Côté bonus, Michael ne se contente heureusement pas de déposer quelques miettes promotionnelles derrière le film. Le plat de résistance est un intéressant making of (60 minutes), qui constitue de loin le supplément le plus passionnant. Cette longue featurette permet de découvrir la fabrication du film, le travail d’Antoine Fuqua, les répétitions, les décors, les costumes et surtout l’ampleur de la reconstitution. L’accent mis sur Jaafar Jackson permet également de comprendre la délicate mécanique consistant à faire revivre une personnalité aussi immédiatement reconnaissable. Le reste des featurettes est un peu plus anecdotique. Le module « Derrière les portes de Hayvenhurst » (6 minutes) propose une visite de la demeure familiale des Jackson à Encino, et « Devenir Michael et Joe » (4 minutes) s’intéresse plus précisément au travail de maquillage nécessaire pour transformer les comédiens en Michael et Joe Jackson. Les featurettes « Premier regard sur le film » (2 minutes) et « Avant le grand écran » (2 minutes) regroupent quelques interventions revenant sur l’importance culturelle des Jackson, « Devenir Michael » (2 minutes) donne la parole à Jaafar Jackson et à plusieurs intervenants autour de sa performance, et « Sur le tournage de Michael » (2 minutes) propose de nouvelles images des coulisses avec notamment Prince Jackson. Ce dernier supplément possède évidemment une valeur affective supplémentaire, puisqu’il permet d’entendre le fils de Michael Jackson évoquer directement la réalisation du projet. Enfin, la traditionnelle bande-annonce complète l’ensemble.

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