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À la une Critiques de films — 29 octobre 2012
Looper

Etats-Unis : 2012
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , , , Paul Dano
Distribution : SND
Durée : 1h58
Genre : , drame, action
Date de sortie : 31 octobre 2012

Globale : [rating:4/5][five-star-rating]

Un film de à « petit budget », réalisé par un homme relativement aussi peu connu que bankable, traitant du sujet casse-gueule qu’est le . Voilà le pitch de , film aussi particulier que son histoire, qui n’aura pas fini de vous surprendre.

Synopsis:

Dans un proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le , à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 30 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Un film à ne pas « looper »…

Il y a en regardant Looper cette agréable impression de n’avoir pas vu un film de aussi audacieux et unique depuis bien longtemps. Pourtant, le film bénéficie d’un budget de 30 millions de dollars ce qui est certes beaucoup pour nous, mais qui ne représente presque rien pour Hollywood, surtout comparé à de nombreux blockbusters qui monnaient avant tout leur casting au détriment de la qualité du film.

Malgré les restrictions budgétaires, les amateurs de science-fiction seront ici comblés. met en scène un crédible, sombre, froid, déshumanisé et pauvre. On y retrouve du Blade Runner, de L’armée des 12 singes voire même du Dark Angel. Les références sont là, le plagiat non, même lorsqu’on compare son personnage féminin joué par à une certaine Sarah Connor…

Le scénario est également ultra original, pas seulement basé sur le mais aussi et surtout sur les souvenirs. Le réalisateur a été assez malin (les mauvaises langues diront lâche) pour savoir qu’expliquer un c’est se heurter à de nombreuses erreurs scénaristiques probables. Résultat, c’est plutôt le thème du souvenir qui sera au centre de l’histoire, ce qui n’empêchera l’esprit du spectateur d’être perdu avec ces histoires de boucles temporelles.

Mais ce qui fait aussi plaisir dans Looper, ce que l’on tient enfin LE rôle qui prouvera à tous que Joseph Gordon Levitt est un excellent acteur, au cas où certains en douteraient encore. Habitués des seconds rôles, il se voit offrir ici l’occasion d’étaler sa palette de jeux au grand jour, et il ne se fait pas prier. Certes aidé par le maquillage qu’il faut saluer, JGL ressemble étrangement à . Il est , dans son attitude et son phrasé. Gageons donc que le doublage en français risque fort de faire perdre cet aspect si particulier du jeu des acteurs…A noter que les seconds rôles ne sont pas en reste, avec la présence (et prestance) d’acteurs comme Paul Dano ou Jeff Daniels

Quant à Bruce Willis, on ne l’avait pas vu dans un si bon rôle dans un si bon film depuis…bien longtemps, en tout cas on ne s’en souvient plus. Rian Johnson lui rend joliment hommage, en jouant sur son personnage connu et aimé de tous tout et en lui apportant une nuance de caractère qui change de l’éternel Bruce sauveur du monde. A la limite du bon et du mauvais, le Bruce Willis de 50 ans est fascinant et troublant. Egoïste ? Amoureux ? Justicier ? Bad guy ? A chacun de se faire un avis sur le personnage.

Car dans Looper, le point de vue change constamment. Passant de JGL à Bruce Willis il y a de quoi dérouter et perdre le fil. En réalité le réalisateur ouvre des portes afin que le spectateur puisse choisir son sens de l’histoire parmi les possibilités qui s’offrent à lui. Johnson propose alors une oeuvre unique, celle qui lui tient à coeur, avec le rythme qu’il a voulu, même si celui ci risque de déranger plus d’un.

…malgré quelques loupés.

En effet, en opposant une histoire citadine à une rurale (dans la 2ème partie du film), une histoire de morts à une histoire de vie, le réalisateur se heurte naturellement à un problème de narration. Faire en sorte que les deux histoires soient aussi passionnantes l’une que l’autre est compliqué et c’est bien là le point faible de Looper. Le film s’ouvre sur des séquences de science fiction pures. On accroche (ou non) à l’univers dès le début et l’on retrouve du génie dans cette histoire qui nous rappelle la découverte d’un Matrix. On se dit qu’on tient déjà le film culte de l’année.

Mais lorsque l’histoire se transpose dans un univers rural, on découvre quelques problèmes de scénario, des scènes longuettes et on a la sensation que le réalisateur ne sait plus trop comment faire pour s’en sortir. Dommage, car y est plutôt convaincante et les séquences à la ferme révèlent les meilleures scènes du film grâce notamment à un acteur tout jeune qui fera parler de lui longtemps.

De plus, c’est lors de cette histoire dans l’histoire qu’on remarque les petits défauts: le fait que le maquillage de JGL ne soit pas toujours parfait, ou bien simplement que l’histoire n’a pas avancé d’un pouce depuis la sortie de la ville. Au point même que le réalisateur/scénariste en néglige certains de ses personnages de la première partie qui avaient du potentiel et une histoire intéressante.

C’est dommage, mais l’on pardonne aisément, tant Johnson parvient toujours à surprendre là où on ne s’y attend pas. Alors, un simple récit dans une ferme américaine peut se transformer en une des histoires les plus folles que l’on ai jamais observé, maîtrisée jusque dans ses moindres silences et ralentis. C’est visuellement prenant et tout le monde en retient sa respiration. Johnson brise le rythme quand il faut, avant de trop ennuyer son spectateur, et nous laisse alors avec nos doutes et nos questions qui donnent immédiatement envie de revoir l’oeuvre pour comprendre. C’est ce qu’on appelle un film réussit, tout simplement.

 

Résumé

En bref: un vrai film de science fiction unique et audacieux, porté par des acteurs excellents. Même si le choix de narration peut plomber le rythme à certains moments, certaines scènes déjà cultes rattrapent le tout et font de Looper l’un des meilleurs films de l’année.

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Anais

Cet article a été rédigé par Anaïs Berno, Rédactrice et responsable des relations presse de Critique Film.fr @AnaBerno