Frankenstein

affiche

États-Unis : 1994
Titre original : Mary Shelley’s Frankenstein
Réalisateur :
Scénario : Steph Lady, Frank Darabont
Acteurs : , Kenneth Branagh, , , , ,
Distribution : –
Durée : 2h08
Genre : Drame, fantastique, Épouvante
Date de sortie : 11 janvier 1995

Globale : [rating:4][five-star-rating]

Avec une multitude d’adaptations depuis depuis le film de James Whale de 1931, l’histoire de Frankenstein a été largement utilisée au cinéma. La version de Kenneth Branagh, réalisée en 1994, et dernier opus en date, a été un échec public. Et pourtant…

Synopsis : Le jeune savant Victor Frankenstein est persuadé que la science peut venir à bout de tout et même créer la vie. Il s’attelle à cette tache avec ardeur et crée à partir de morceaux de cadavres un être humain qui lui échappe.

de niro

Une réalisation survoltée à l’image de Victor Frankenstein

Kenneth Branagh s’est manifestement fait plaisir en livrant sa vision du roman de Mary Shelley.

S’il y reste assez fidèle, (hormis notamment l’épisode où il redonne vie à son épouse sauvagement tuée par le monstre au soir des épousailles), son film est comme une explosion de sang, de feu, de violence, de sentiments et d’émotion  aux confins de l’aventure, du gore et du romantisme.

Avec une caméra sans cesse en mouvement,, des décors oscillant entre château romantique,  escalier étrangement onirique, atelier, antre de savant fou, une ville d’Ingolstadt réaliste à souhait,  paysage de glace quasi fantastique et enfin un Kenneth Branagh fiévreux et exalté, le film déborde d’une énergie telle celle recherchée par Victor Frankenstein pour vaincre la mort.

Mais Branagh ne s’est pas contenté de privilégier l’action. Il a donné à ses personnages une âme, une douleur.

duo

Des personnages bouleversants

Branagh, qui interprète Victor Frankenstein, s’attarde longuement sur la genèse de la création du « monstre ». La mort de sa mère en couche, la mort de son mentor à la faculté le pousse à chercher le moyen de faire revenir la vie. Savant fou certes mais moins animé par la gloire que par le refus de la mort injuste. Il y sacrifie tout, ne sachant pas s’arrêter.

Frankenstein, sa « créature » cache sous sa violence et sa haine pour son créateur, la fragilité des êtres traqués que nul ne peut aimer hormis les aveugles ou une créature à son image. Dans les premiers films Boris Karloff ne tuait que par inconscience, par accident. Ici Robert de Niro tue sciemment, dans un seul but affronter son créateur. Au final il ne survivra pas à la mort de celui-ci et s’immolera dans une très belle scène où il rejoint son « père » dans la mort.

 

Résumé

Folie un peu démesurée, hantée par la vie et la mort,  le Frankenstein de Branagh est celui d’un cinéma décomplexé qui marie l’aventure, le fantastique, l’amour dans un débordement magistral.

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Eric

Cet article a été rédigé par Eric Becart, Rédacteur de Critique Film.

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