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Critique : Solo – A Star Wars Story

:

Etats-Unis, 2018
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Lawrence et Jonathan Kasdan
Acteurs : ,
Distribution : The Walt Disney Company France
Durée : 2h15
Genre : Action, S.-F.
Date de sortie : 23 mai 2018

1/5

Présenté Hors compétition

Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c’était son seul défaut …

Synopsis : Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Han, au secours !

Quoiqu’on pense de , le premier spin-off de la saga (avouez que ça devient compliqué toute cette histoire !), le long-métrage avait le mérite d’introduire une flopée de nouveaux personnage, son rattachement à la saga se bornant aux cinq dernières minutes et à de discrets clins d’œil. En tant que film, il avait au moins le mérite de vouloir raconter quelque chose, d’essayer de construire des scènes d’actions réussites et de mettre en scène des personnages intéressants. Idem pour l’épisode VIII, que l’auteur de ces lignes n’a pas aimer, qui a fait couler beaucoup d’encre, mais qui émanait d’une volonté de cinéma, malgré les Disney-dollars derrière le projet. Avec Solo cependant, la saga des étoiles atteint un point de non-retour : une volonté d’engranger du profit sans plus aucune velléité un tant soit peu artistique.

Commençons avec ce qui est le plus frappant : le manque total de charisme d’Alden Ehrenreich. Faire incarner Han Solo par un acteur autre qu’Harisson Ford était dès le début un exercice périlleux, et c’est peu dire que le résultat est à la hauteur des craintes. C’est simple, même lorsqu’il est silencieux, l’acteur n’arrive pas à retrouver les mimiques iconiques du personnage. Et lorsqu’il joue à véritablement parler, on se retrouve face à un bien triste néant. Il est ainsi drôle de se remémorer son rôle dans des frères Coen : un acteur raté qui se contentait de jouer les cow-boy sans aucun panache – belle prophétie. Idem pour la dénommée Qi’ra, son amour de jeunesse qu’il retrouve par hasard dans un casino trois ans après avoir été séparés : Emilia Clarke, avec qui on a déjà du mal dans , n’a d’autre choix que de dire des répliques sans grande conviction. Seul sort du lot, tant et si bien que le prochain spin-off sera consacré à son personnage de Lando Clarrissan.

Dans l’espace, personne ne vous entendra pleurer

On peut se rassurer en se disant que ce ne sont peut-être pas tant les acteurs les fautifs : on les imagine se débrouiller tant bien que mal dans ce qui a été un enfer de production. En effet pour rappel, le projet était confié, choix légitime, à Phil Lord et Chris Miller, duo derrière les récents 21 et 22 Jump street, et l’on pouvait s’attendre à une comédie d’aventure drôle et parfois méta sur Han Solo. C’était sans compter sur le studio qui les a renvoyés en plein milieu du tournage, prétextant des « différends créatifs » pour les remplacer par Ron Howard, plus Yes-man qu’auteur. Solo : a star wars story est en fait un film d’action des plus basiques avec un habillage Star Wars, et parfois un thème inspiré de John Williams en fond pour nous rappeler pourquoi on est là. Un habillage qui va citer toute berzingue le plus de références possibles en rapport avec son héros, jusqu’à le lier à tout prix aux autres films au moyen d’un twist des plus risibles. Surtout, visuellement pratiquement rien n’est à sauver : tout paraît fade, réalisé à la va-vite, avec un final d’une banalité confondante. Rien n’est épique ni n’est essaie de l’être, pas même le légendaire « Kessel run en 12 parsecs », simple ligne d’Un Nouvel espoir repris ici pour servir de climax au film. C’est simple, on s’est déjà trop attardés sur le film / le produit, qui non content d’accapparer d’innombrables salles dès qu’il sortira, a monopolisé la Croisette au détriment d’oeuvre qui auraiet eu beaucoup plus besoin d’exposition médiatique.

Conclusion

Quelle tristesse de voir Star Wars franchir le Rubicon de la médiocrité. Solo est une machine rouillée, avec à sa tête un pantin sans charisme et des références grossières. Cousu de fil blanc avec une aiguille aussi fine que l’haleine de Chewbacca, le long-métrage n’est même pas un bon divertissement, et semble avoir oublier toute notion de merveilleux. 

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Auteur

Nicolas Santal

Cet article a été rédigé par Nicolas Santal, rédacteur de Critique-film.fr