Twixt

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Twixt de Francis Ford Coppola

Twixt, affiche officielle

USA : 2011
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Pathé Distribution
Durée : 1h30
Genre : Fantastique
Date de sortie : 11 avril 2012

Globale : [rating:2.5][five-star-rating]

Quand l’un des piliers du cinéma moderne (, , …) revient sur nos écrans avec un film d’horreur à petit budget dans lequel il endosse toutes les casquettes (ou presque), on trouve forcément de l’intérêt à son film. Coppola père nous propose cette fois un long-métrage fantastique, , offert pour l’ouverture du 19ème festival de Gérardmer.

Synopsis : Un écrivain au succès déclinant arrive dans une petite ville à l’occasion d’une tournée de promotion. Il découvre qu’un meurtre mystérieux impliquant une jeune fille s’est produit. Une nuit, en rêve, un fantôme nommé V lui raconte une étrange histoire, qui pourrait avoir un rapport avec le meurtre. Il sera surpris d’apprendre que certaines des réponses à ses questions se trouvent dans sa propre vie…

Twixt de Francis Ford Coppola

Coppola réalisateur, scénariste et producteur

Dans , est réalisateur, scénariste et producteur. Avec un petit budget de 7 millions de dollars, est plus un petit amusement pour ce monstre du cinéma qu’un film à objectif commercial. Il est d’ailleurs étonnant de voir Coppola aux manettes d’une telle œuvre, présentée en avant-première française au 19ème festival de Gérardmer. On est donc allés voir de plus près à quoi ressemble cet ovni.

A la sortie du film, le public semble mitigé. Il faut dire que le film possède de bons et de moins bons éléments. Ambiance très gothique pour commencer, dans laquelle romantisme et morbide se côtoient. Ça, c’est la part la plus réussie de . En effet, les décors et l’atmosphère sont remarquablement choisis et on accroche immédiatement à cet univers très beau. Sympa aussi le contraste entre les scènes qui se déroulent dans la réalité (en couleur et pleines d’humour), et les passages dans le rêve, plus sombres (en noir et blanc avec des touches de rouge/sang), brumeux, et vraiment féériques. Une histoire macabre derrière tout cela : celle du massacre d’enfants par un prêtre. Tous les éléments du fantastique « mélancolique » sont présents pour le plus grand plaisir des adaptes du genre.

Twixt de Coppola

Un résultat mitigé

Coppola nous montre qu’il maîtrise parfaitement la réalisation, avec certains passages très efficaces. On retiendra la scène oppressante dans le clocher : pendules folles, présence du Diable, lieu isolé et difficile d’accès, musique glauque… rien n’est laissé au hasard. Autre moment intense, celui de l’hôtel avec ses personnages étranges, sa musique stressante… on sait que quelque chose va se passer et le suspens monte avec une intensité insoutenable.

Un film glacial donc, mais pas que, puisque Coppola s’essaie à imposer des notes d’humour à son film. Une bonne idée (c’est vrai, les blagues sont sympa) car l’humour permet au spectateur de souffler un peu, mais au final il représente une première porte vers la dispersion. C’est bien ce que l’on peut reprocher au film : des fois on a du mal à suivre. Non seulement l’ensemble traîne en longueur, mais le montage est vraiment approximatif ce qui rend difficile à suivre…

Résumé

Coppola signe avec une œuvre étrange. Ni réussie, ni ratée, on appréciera la recherche graphique mais on s’ennuiera devant un montage approximatif et un scénario un peu trop à l’ancienne…

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