News — 24 septembre 2019
Tom Hanks lauréat du prix Cecil B. DeMille 2020
© 2013 Austin Hargrave / Columbia Pictures Industries Inc. / Hollywood Foreign Press Association
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C’est une icône du cinéma hollywoodien de ces trente dernières années qui recevra le prochain prix honorifique Cecil B. DeMille en la personne de l’acteur et producteur . L’hommage lui sera rendu lors de la 77ème cérémonie des , qui aura lieu le dimanche 5 janvier 2020. L’annonce a été faite ce jour par le président de l’Association de la Presse étrangère à Hollywood Lorenzo Soria. Hanks succède à son confrère Jeff Bridges, lauréat du prix prestigieux en janvier dernier, ainsi qu’à des légendes vivantes du cinéma mondial tels que Al Pacino, Harrison Ford, Michael Douglas, Anthony Hopkins, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Jodie Foster, George Clooney et Denzel Washington, honorés de la sorte depuis le début du siècle. Depuis son premier Golden Globe en 1989 pour Big de Penny Marshall, Hanks est un habitué de la soirée organisée chaque année par les représentants de la presse étrangère à Hollywood, puisqu’il a été nommé quinze fois, neuf fois comme acteur et six fois comme producteur, et qu’il en a gagné huit, respectivement quatre et quatre.

Philadelphia © 1993 Tri Star Pictures Tous droits réservés

Après de premiers rôles à la télévision au début des années 1980, Tom Hanks (* 1956) s’impose assez rapidement au cinéma grâce au succès de Le Palace en délire de Neil Israel et surtout de Splash de Ron Howard, sortis coup sur coup en 1984. Jusqu’à la fin de la décennie et légèrement au delà, il allait exceller dans des rôles comiques dans des films comme Une baraque à tout casser de Richard Benjamin, Toujours prêts de Nicholas Meyer, Rien en commun de Garry Marshall, Dragnet de Tom Mankiewicz, Big et Une équipe hors du commun de Penny Marshall, Les Banlieusards de Joe Dante, Turner et Hooch de Roger Spottiswoode, Joe contre le volcan de John Patrick Shanley, le plus satirique Le Bûcher des vanités de Brian De Palma, ainsi que Nuits blanches à Seattle de Nora Ephron.

Forrest Gump © 1994 Paramount Pictures Tous droits réservés

C’est en 1993 que sa carrière prend un tournant quasiment définitif vers des rôles plus dramatiques, voire tragiques, d’abord dans le drame du sida Philadelphia de Jonathan Demme et Forrest Gump de Robert Zemeckis, puis auprès de réalisateurs aussi reconnus que Ron Howard (Apollo 13, Da Vinci Code, Anges et démons et Inferno), Steven Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan, Arrête-moi si tu peux, Le Terminal, Le Pont des espions et Pentagon Papers), Frank Darabont (La Ligne verte), Robert Zemeckis (Seul au monde), Sam Mendes (Les Sentiers de la perdition), les frères Coen (Ladykillers), Mike Nichols (La Guerre selon Charlie Wilson), Stephen Daldry (Extrêmement fort et incroyablement près), Paul Greengrass (Capitaine Phillips), les Wachowski et Tom Tykwer (Cloud Atlas), John Lee Hancock (Dans l’ombre de Mary) et Clint Eastwood (Sully), ainsi que pour égayer un peu cette filmographie fort sérieuse les quatre films de l’univers Pixar Toy Story. Il sera prochainement à l’affiche de la biographie filmique de Fred Rogers A Beautiful Day in the Neighbourhood de Marielle Heller, qui devrait sortir en France fin janvier 2020.

Il faut sauver le soldat Ryan © 1998 Paramount Pictures Tous droits réservés

Un réalisateur très ponctuel, pour That Thing You Do en 1996 et Il n’est jamais trop tard en 2011, Hanks était par contre devenu un producteur avisé dès la mini-série « De la terre à la lune », diffusée en 1998. Ce sont surtout ses productions pour le petit écran, soit documentaires, soit fictions, qui ont eu un impact comme par exemple « Frères d’armes » en 2001, « John Adams » en 2008, « Band of Brothers L’Enfer du Pacifique » en 2010, « Game Change » deux ans plus tard et « Olive Kitteridge » en 2014. Pour le cinéma, il a entre autres co-produit, en dehors de certains des films dans lesquels il jouait également : Mariage à la grecque de Joel Zwick, le documentaire Neil Young Heart of Gold de Jonathan Demme, Lucas fourmi malgré lui de John A. Davis, Evan tout-puissant de Tom Shadyac, Mamma mia ! de Phyllida Lloyd, Max et les Maximonstres de Spike Jonze, Parkland et The Secret Man Mark Felt de Peter Landesman.

© 1994 Hollywood Foreign Press Association Tous droits réservés

Tom Hanks avait commencé très tôt à obtenir des prix honorifiques, l’AFI Life Achievement Award lui ayant été attribué dès 2002, alors qu’il n’avait même pas cinquante ans ! Nommé à cinq reprises à l’Oscar et oscarisé deux fois, pour Philadelphia en 1994 et pour Forrest Gump l’année suivante, Tom Hanks a donc été nommé neuf fois en tant qu’acteur par la Hollywood Foreign Press Association, entre son premier trophée il y a trente ans pour Big et sa dernière nomination l’année dernière pour Pentagon Papers, avec entre-temps trois Golden Globes supplémentaires pour Philadelphia, Forrest Gump et Seul au monde. Parmi ses nominations pour la production des Meilleurs téléfilms ou mini-séries, celles de « De la terre à la lune », « Frères d’armes », « John Adams » et « Game Change » ont été couronnées de succès.

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles