Test DVD : Un peu, beaucoup, aveuglément

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Un peu beaucoup DVD 2

 

France : 2014
Titre original : –
Réalisateur : 
Scénario : ,
Acteurs : ,
Éditeur : 
Durée : 1h28
Genre : Comédie romantique
Date de sortie cinéma : 6 mai 2015
Date de sortie DVD : 15 septembre 2015

 

 

Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail, il ne peut se concentrer que dans le silence. Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique. Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie. Ils vont devoir cohabiter sans se voir…

 

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Le film

[3.5/5]

Lorsque vous souhaitez aller voir un film, il est probable qu’il y a une chose que vous refusez obstinément : qu’on vous en raconte la fin. Il y a pourtant un sous-genre cinématographique qui échappe à cette règle, dans la mesure où, lorsqu’on se dirige vers un tel film, pas besoin que votre meilleur(e) ami(e) vous la raconte, cette fameuse fin, elle est fournie d’office. Ce sous-genre appartient à la comédie romantique : ce sont les films qui commencent par la rencontre d’un couple dont on s’aperçoit très vite que tout les sépare, qu’ils ne se supportent pas l’un l’autre et, qu’ensemble, leur vie est un véritable enfer ; et qui se terminent par le même couple partant main dans la main vers un avenir rempli d’amour et de félicité. Mais alors, puisqu’on connaît la fin, quels sont les éléments qui vont venir contenter le désir de surprise qui, lorsqu’il est satisfait, représente une part importante du plaisir qu’on attend de la vision d’un film ? Tout simplement le chemin trouvé par les scénaristes et les réalisateurs pour faire évoluer ce couple du point de départ au plan final. Pour , sa première réalisation, a choisi de pratiquer ce genre, à partir d’une idée de départ suggérée par son épouse , idée devenue un scénario écrit par , , Tristan Schulman et . Point de départ : deux appartements parisiens séparés par une cloison qui ne filtre pratiquement aucun élément sonore. Dans le premier habite depuis longtemps un inventeur de jeux type casse-tête, un ours mal léché, misanthrope, solitaire, un homme qui consacre sa vie à son travail, qui a besoin de silence, qui déteste le monde des smartphones, qui, depuis 7 ans, ne sort jamais de chez lui et qui n’a qu’un seul ami, Artus. Dans le second arrive une jeune femme qui, pour la première fois de sa vie, cherche à s’émanciper d’une quelconque tutelle masculine. Détail important : cette jeune femme est une pianiste qui va donner chez elle des cours à des gamins débutants et qui a pour objectif de préparer un prochain concours. Voisinage difficile à accepter pour quelqu’un qui recherche le silence ! Point d’arrivée : pas la peine de vous faire un dessin.

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Depuis 7 ans, l’ours mal léché avait mis au point un arsenal de mesures destinées à faire fuir tout nouveau locataire de l’appartement voisin. Jusqu’à présent, cela avait marché mais, cette fois ci, la nouvelle voisine est coriace et elle dispose d’une force de frappe non négligeable : son piano ! Bilan : la guerre sonore et, disons le, un peu trop outrancière que vont se livrer les deux nouveaux voisins n’est pas le meilleur moment du film et on craint pour la suite. Heureusement, arrive très vite la très bonne idée du film : celle consistant à faire vivre ensemble mais séparément les deux protagonistes, après qu’ils aient décidé de faire la paix et de s’appeler l’un l’autre Machin et Machine. On ne vous dira pas en quoi consiste exactement cette co-existence devenue pacifique, on se taira sur les quiproquos et les scènes particulièrement réussies que le scénario nous propose : tout cela participe aux effets de surprise qui vont engendrer le plaisir évoqué plus haut. On se contentera de constater que arrive à nous parler de la relation de couple de façon plaisante : être ensemble, être séparé, « lorsqu’on ne se voit pas, on est obligé de tout se dire », « Il suffit de ne pas se voir et on s’entend mieux ». Par ailleurs, on dira le plus grand bien du quatuor de comédiens mis en vedette dans ce film : , Machin, nul besoin d’en rajouter, tout le monde connaît son talent ; , Artus, un des très bons seconds rôles du cinéma français ; interprète le rôle de Charlotte, la sœur de Machine : elle fait preuve d’un bel abattage dans le rôle d’un femme mariée mais qui saute sur tout ce qui bouge. Toutefois, la grande révélation de est sans conteste qui interprète le rôle de Machine. Un compliment qu’elle mérite amplement et qui se suffit à lui-même : elle arrive très souvent à faire penser à Audrey Hepburn. Finalement, tous comptes faits, on peut considérer que a plutôt bien réussi son examen de passage de réalisateur, malgré les quelques scories qu’on trouve surtout au tout début de son film.

Une critique écrite par Tobias Dunschen au moment de la sortie du film en salles est disponible sur notre site.

 

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Le DVD

[4/5]

n’a pas raté le transfert sur DVD de .  En effet, bien que l’action se déroule le plus souvent en intérieur, l’image est très lumineuse et ne présente aucun défaut flagrant. Au niveau du son, on a le choix entre Dolby 2.0 et Dolby 5.1, avec, dans les deux cas, une spatialisation bien respectée. Les sourds et malentendants peuvent choisir de rajouter un sous-titrage qui leur est destiné. En complément, un « making of » de 26 minutes nous met en relation directe avec le réalisateur-comédien, quelques comédiens, dont ses 3 acteurs principaux , et le monteur du film. On apprend beaucoup de choses en 26 minutes, comme le fait que ne se considère pas comme un artiste mais comme un artisan d’art et que, pour lui, est le premier film d’un type qui en a fait 100. Comme comédien ! Un passé (et un présent !) de comédien qui, l’avoue-t-elle, rassurait

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