DVD — 18 juillet 2019
Test DVD : Stan & Ollie

 
Royaume-Uni, Canada, États-Unis : 2018
Titre original : –
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h37
Genre : Drame, Biographie
Date de sortie cinéma : 6 mars 2019
Date de sortie DVD : 17 juillet 2019

 

1953. , le plus grand duo comique de tous les temps, se lancent dans une tournée à travers l’Angleterre. Désormais vieillissants et oubliés des plus jeunes, ils peinent à faire salle comble. Mais leurs capacités à se faire rire mutuellement et à se réinventer vont leur permettre de reconquérir le public, et renouer avec le succès…

 


 

Le film

[4/5]

Quelques décennies avant Bigflo & Oli, un autre duo enflammait les imaginations du monde entier : il s’agit bien sûr de Stan & Ollie, plus connus sous le nom de Laurel & Hardy, dont la carrière au cinéma a connu son apogée dans les années 30/40. Étrangement, aucun biopic ne leur avait été consacré jusqu’ici – voici qui est chose faite aujourd’hui grâce à Jon S. Baird et son scénariste Jeff Pope, qui signent ici une évocation assez poignante des dernières années de la vie du duo. Académique sans être trop scolaire, inspiré, passionnant et évitant toute forme d’angélisme, Stan & Ollie est également porté par l’interprétation époustouflante de Steve Coogan et John C. Reilly, qui livrent des compositions littéralement extraordinaires. Malheureusement, avec seulement cinq millions de dollars de recettes aux États-Unis (et 34.000 entrées en France sur un circuit de 135 salles), le film de Jon S. Baird n’a pas trouvé son public. Un cuisant échec public qui n’empêche aucunement Stan & Ollie d’être une belle réussite de biographie filmée, dont notre rédacteur en chef Pascal Le Duff évoquait les qualités à l’époque de sa sortie en salles :

« 1953. L’heure n’est plus aux grands éclats de rire pour et son comparse . Oubliés du grand public, ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes lorsqu’ils se lancent dans une tournée dans des petits théâtres en Angleterre, accueillis par des salles presque vides. Jon S. Baird n’évoque pas l’intégralité de la carrière du duo mythique de l’âge d’or du cinéma burlesque, mais accompagne leur chant du cygne.

Chacun avait sa place dans leur travail commun : Laurel étant impliqué profondément dans l’aspect créatif, alors que son ami enrobé avait des aspirations plus modestes. On les découvre fragilisés, espérant en vain un come-back. Leur relation est parfois teintée d’amertume, mais leur amitié est profonde, accentuée par un respect mutuel pour leur travail. C’est un joli hommage qui leur est rendu, à travers les interprétations drôles et tendres de Steve Coogan et John C. Reilly, délicatement maquillés pour leur ressembler sans être réduits à des statues de cire.

Un dernier regain d’intérêt trop tardif pour leur permettre de revenir sur le devant de la scène mais qui leur permet de se faire des adieux déchirants. »

 

 

Le DVD

[4/5]

L’échec du film dans les salles ne permettra malheureusement pas à Stan & Ollie d’être exploité en vidéo sur support Blu-ray ; néanmoins, grâce à Metropolitan Vidéo, le film aura tout de même une chance de se rattraper en DVD. Les qualités techniques du film auraient sans doute mérité un encodage en haute définition, mais on ne se plaindra pas trop, le DVD édité par Metro permettant aux cinéphiles de découvrir cette indispensable évocation des dernières années de la carrière de Laurel et Hardy dans des conditions tout à fait satisfaisantes. Rodé au format DVD, l’éditeur nous propose une nouvelle fois un master sans faille : définition, piqué et couleurs composent plutôt bien avec les limites d’un encodage en définition standard. Côté son, VF et VO sont proposées en Dolby Digital 5.1, dans des mixages dynamiques et bien enveloppants, qui prennent toute leur ampleur lors des représentations scéniques des deux compères.

Dans la section suppléments, on trouvera trois featurettes (environ 12 minutes au total)nous proposant de découvrir quelques images du tournage entrecoupées d’extraits du film et d’entretiens avec l’équipe et les acteurs. On découvrira notamment les prothèses et les heures de maquillage ayant été nécessaires afin de transformer John C. Reilly en Oliver Hardy. L’ensemble est certes superficiel mais informatif et intéressant. On terminera ensuite avec les traditionnelles bandes-annonces, du film mais également d’une poignée d’autres déjà disponibles chez Metropolitan.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles