Test DVD : Night Caller

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Night Caller

États-Unis : 2022
Titre original : –
Réalisation : Chad Ferrin
Scénario : Chad Ferrin
Acteurs : Steve Railsback, Susan Priver, Bai Ling
Éditeur : ESC Éditions
Durée : 1h20
Genre : Horreur
Date de sortie DVD : 21 juin 2023

La vie de Clémentine Carter, une voyante par téléphone, bascule du jour au lendemain lorsqu’elle reçoit un appel d’un mystérieux tueur en série particulièrement sadique…

Le Film

[3/5]

Dès les premières minutes de Night Caller, le scénariste / réalisateur Chad Ferrin donnera au spectateur la tonalité de son film : l’ambiance est sombre, craspec, la facture formelle très « roots » – en d’autres termes, nous ne sommes pas ici dans un slasher pour ados, ni dans une production Blumhouse. Le film s’ouvre donc sur un meurtre au couteau particulièrement sanglant, la mise en scène de Ferrin se régalant à nous proposer les allers et retours d’un grand couteau pénétrant dans le corps de la pauvre victime. Cette scène d’introduction ouvertement gore servira à introduire le personnage principal, Clementine (Susan Priver), une médium travaillant dans un centre d’appels dédié à la voyance géré par Bai Ling, qui voit son travail perturbé par ses visions tournant autour des meurtres.

Avec cette entrée en matière aussi efficace que franchement dégueu, Chad Ferrin tente de signifier au spectateur qu’il désire inscrire son Night Caller dans une certaine tradition du cinéma d’exploitation – celle d’un Maniac évidemment, auquel le film fera de nombreuses références, notamment dans la façon dont il intègre à l’intrigue des visions de personnages décédés : Clementine communiquera ainsi régulièrement avec sa mère morte, tandis que le tueur est quant à lui visiblement hanté par les visions de son père, qui était lui-même un dangereux psychopathe tueur d’enfants.

Si certains cinéastes auraient choisi, pour illustrer leur filiation avec l’illustre film de William Lustig, de détériorer numériquement l’image de leur film, Chad Ferrin choisit quant à lui de rendre hommage au cinéma « Grindhouse » d’une façon plus organique : Night Caller en a en effet l’allure et l’atmosphère, avec sa violence sèche et brutale, ses personnages paumés et ses décors crasseux. Cette rugosité extrême de l’image et des thèmes se retrouve également dans la brutalité crapuleuse des abus et des crimes qui nous sont montrés, allant du meurtre d’enfant à la nécrophilie, le tout étant capturé avec une photo volontairement dégueu.

Les effets spéciaux old school signés Joe Castro sont excellents, de même que la musique signée Richard Band (Re-Animator), qui contribue à donner un certain cachet aux images de Night Caller. Du côté des acteurs, on notera la présence du vétéran Steve Railsback (Les Traqués de l’An 2000, Lifeforce). Autant d’éléments qui font du film de Chad Ferrin une curiosité certes très imparfaite mais attachante, notamment dans sa volonté affichée d’aller à contre-courant de toutes les modes actuelles dans le cinéma d’horreur – à découvrir.

Le DVD

[4/5]

C’est chez ESC Editions que débarque donc aujourd’hui Night Caller en DVD, et il nous faudra d’entrée admettre que l’on est en présence d’un DVD tout à fait satisfaisant, jouant habilement avec les limites du support SD pour nous proposer une expérience de visionnage vraiment optimale : le master est littéralement impeccable, et s’adapte parfaitement à la photo du film : définition et couleurs sont irréprochables, composant parfaitement avec un tournage essentiellement fait en en basse lumière. Côté enceintes, VF et VO s’imposent dans des mixages Dolby Digital 5.1 très dynamiques, avec une spatialisation qui explose littéralement sur les scènes de flippe. Pas de suppléments.

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