Test DVD : L’épreuve

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L’épreuve

l'épreuve DVD 2

Norvège, Irlande, Suède : 2013

Titre original : Tusen ganger god natt
Réalisateur : 
Scénario : 
Acteurs : , ,
Éditeur : 
Durée : 1h53
Genre : drame
Date de sortie cinéma : 6 mai 2015
Date de sortie DVD : 28 septembre 2015

 

 

Rebecca est une photographe de guerre de renommée internationale. Alors qu’elle est en reportage en Afghanistan pour suivre un groupe de femmes qui préparent un attentat suicide, elle est gravement blessée par l’explosion d’une bombe. De retour chez elle en Irlande, pour se remettre de ce traumatisme, elle doit affronter une autre épreuve. Marcus, son mari et Stéphanie, sa fille ainée de 13 ans, ne supportent plus l’angoisse provoquée par les risques que son métier impose. Rebecca, qui est déchirée entre les souffrances qu’elle fait subir à ses proches et sa passion de photoreporter, doit faire face à un ultimatum : choisir entre son travail et sa famille. Mais peut-on vraiment échapper à sa vocation, aussi dangereuse soit-elle ? Renoncera t-elle à couvrir ces zones de combats, et à sa volonté de dénoncer la tragédie humaine de son époque ?

 

L'épreuve 1

 

Le film

[3.5/5]

Arriver à s’accomplir professionnellement dans un métier à très haut risque et à réussir une vie de famille auprès d’un conjoint et de ses enfants, cela est-il possible ou est-ce un rêve totalement chimérique ? L’est-ce encore plus lorsqu’on est une femme ? Ce sont ces questions que le réalisateur norvégien Erik Poppe a choisi de poser dans L’épreuve, son 4ème long métrage. Ayant été lui-même reporter de guerre dans une vie antérieure, c’est ce métier qu’il a décidé de donner à Rebecca, une photographe française mariée à Marcus, un biologiste marin danois, et mère de deux enfants, Stéphanie, 13 ans, et Lisa, 9 ans. Tous deux sont passionnés par leurs métiers et chacun peut s’enorgueillir de contribuer à l’émergence d’une planète plus paisible et moins polluée. Une grande différence, toutefois : alors que Marcus, qui travaille sur l’influence du plutonium rejeté par une centrale nucléaire sur le milieu marin, peut tranquillement continuer ses recherches en rentrant tous les soirs au domicile familial, sur une côte irlandaise, Rebecca, elle, doit parcourir le monde partout où il y a des conflits et des comportements barbares à dénoncer. Résultat : son mari, comme ses filles, sont de plus en plus conscients qu’un jour, peut-être, elle ne rentrera pas. Au point que Stéphanie en arrive à dire à sa mère : « Ce serait plus simple si tu étais morte. On pourrait pleurer tous ensemble une bonne fois pour toutes ». C’est d’ailleurs ce qui manque d’arriver au tout début du film, Rebecca étant blessée lors de l’explosion d’une bombe alors qu’elle est en reportage à Kaboul. C’est par colère que Rebecca s’est engagée dans le difficile métier qu’elle exerce, colère de constater, par exemple, qu’on s’intéresse davantage au fait que Paris Hilton ait été vue sans sa petite culotte qu’à des événements révoltants se déroulant quelque part sur notre planète : « Je veux que les gens avalent leur café de travers quand ils ouvrent leur journal, et que cela les fasse réagir ». Colère qui ne peut que s’amplifier quand de sordides raisons politiques font que des témoignages que vous avez rapportés au péril de votre vie risquent de rester indéfiniment dans des tiroirs. Le monde n’arrêtant pas de s’enflammer et les promesses n’engageant que ceux qui les croient, quelle confiance accorder à Rebecca, lorsque, au retour de Kaboul, elle décide de se consacrer à sa famille et donc, de mettre un terme à sa carrière de reporter de guerre ?

L'épreuve 2

 

L’épreuve : le titre français du film d’Erik Poppe est particulièrement bien choisi puisque ce terme fait partie du vocabulaire de la photographie tout en décrivant parfaitement le dilemme que vit Rebecca qui ne cesse d’hésiter entre son métier et sa vie de famille. Ce questionnement existentiel est sans conteste ce que le spectateur retiendra principalement du film. Il faut dire que Juliette Binoche, qui interprète le rôle de Rebecca, est une fois de plus très convaincante, que ce soit lorsqu’elle photographie une jeune femme afghane qu’on prépare pour un attentat suicide ou dans ses rapports avec son mari et avec ses filles. Toutefois, à côté de ce thème principal, Erik Poppe ne manque pas de profiter des questions que se pose Rebecca pour souligner à plusieurs reprises le rôle important que jouent les reporters de guerre lorsqu’il s’agit de porter à notre connaissance la réalité des conflits, surtout lorsque, comme Rebecca, ils ne font pas partie des reporters « embarqués », le plus souvent soumis aux diktats des forces armées qu’ils accompagnent. Quant au métier de Marcus, très bien interprété par Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister dans Games of Throne), il permet de glisser un couplet écologiste sur les dégâts causés par l’industrie nucléaire sur l’environnement. Parmi les autres interprètes du film, figurent deux personnalités importantes du monde musical irlandais : Larry Mullen Jr, batteur du groupe U2, et Maria Doyle Kennedy, qui fit ses débuts au cinéma dans The Commitments d’Alan Parker. Particulièrement prenant dans les scènes qui voient Rebecca risquer sa vie pour rapporter des photos qui, dans certains cas, peuvent aller jusqu’à changer la politique des grandes puissances, L’épreuve manque par contre parfois de rythme dans les scènes familiales et certaines de ces scènes auraient mérité d’être un peu raccourcies. On peut aussi regretter la trop grande place prise par la musique du compositeur franco-marocain souvent inutile, parfois nuisible.

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Le DVD

[3.5/5]

Condor Entertainment propose 3 possibilités pour profiter du film : une version française en Dolby 5.1, une version française DTS et, en Dolby 5.1, une version originale sous-titrée en français. Dans tous les cas, la spatialisation est très correcte. Pas de souci non plus en ce qui concerne l’image, les bleus et rouges afghans et kényans ainsi que les très beaux verts irlandais qu’a photographiés  étant très bien rendus sur le DVD. Deux bonus complètent le DVD : le premier, consacré à Juliette Binoche, ne dure que 2 minutes et 30 secondes. Elle s’y exprime en anglais. Le second, consacré à Nikolaj Coster-Waldau, dure 5 minutes. Il s’y exprime en danois. Soyons franc : aucun des deux n’apporte grand chose au film.

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