DVD — 04 janvier 2017
Test DVD : Kill me three times

 
États-Unis, Australie : 2016
Titre original : Shangri-La Suite
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h22
Genre : Thriller, Comédie
Date de sortie DVD : 3 janvier 2017

 

 

Dans la ville de Eagle’s Nest en Australie, Jack Taylor, un riche propriétaire d’hôtel, est convaincu que sa femme Alice le trompe. Pour se venger il décide d’engager Charlie Wolfe, un détective privé lunatique également tueur à gage. Au moment où Charlie s’apprête à accomplir sa mission, il se rend compte qu’il n’est pas le seul à vouloir la mort d’Alice. C’est alors que la situation dégénère…

 

 

Le film

[3,5/5]

Co-production américano-australienne, Kill me three times est une comédie noire appartenant à la mouvance du « polar cool » au scénario à tiroirs, clairement post-Tarantino, un sous-genre largement popularisé par Guy Ritchie dans les années 2000, et que Joe Carnahan a poussé dans ses derniers retranchements en 2006 avec l’indispensable Mi$e à prix.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à partir d’un récit (dé)construit en trois parties assez réjouissantes, James McFarland (scénario) et Kriv Stenders (réalisation) livrent sans conteste l’un de ces polars que l’on prendra plaisir à revoir régulièrement. Porté par un Simon Pegg à contre-emploi dans un rôle de tueur à gages, le film enchaine en effet les situations rocambolesques et les répliques cinglantes. Le scénario, gentiment alambiqué, manque certes un peu de tenue, et le film, très court, aurait mérité de durer un peu plus longtemps, mais le rythme ne faiblit jamais et offre avec régularité au spectateur son lot de séquences monumentales. Au final, Kill me three times demeure donc un divertissement de choix, en mode 100% fun, nous offrant qui plus est de très beaux plans de sublimes paysages australiens.

 

 

Le DVD

[4/5]

Contre toute attente, et malgré la qualité du film, Universal Pictures a choisi d’éditer Kill me three times sur format DVD uniquement. Côté galette, l’image est d’une précision étonnante, et fait honneur à la belle photo du film signée Geoffrey Simpson (Shine, Sleeping beauty). Les couleurs sont éclatantes, les contrastes n’étouffent pas trop les noirs, et on ne dénote pas de souci de compression majeur : si les arrière-plans laissent par moments apparaître de légers fourmillements, l’éditeur compose parfaitement avec les qualités et les limites d’un encodage DVD. Du beau travail, que vient confirmer la présence de deux mixages Dolby Digital 5.1, immersifs et très efficaces dans les séquences d’action. Pas de suppléments.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles