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DVD — 20 août 2015
Test DVD : Dear White People

États-Unis : 2014
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Justin Simien
Acteurs : ,
Éditeur :
Durée : 1h44
Genre : Comédie
Date de sortie : 25 mars 2015
Date de sortie DVD : 18 août 2015

 

La vie de quatre étudiants noirs dans l‘une des plus prestigieuses facultés américaines, où une soirée à la fois populaire et scandaleuse organisée par des étudiants blancs va créer la polémique. Dear White People est une comédie satirique sur comment être noir dans un monde de blancs.

 

dear white people 5

 

Le film

[3/5]

Ce qui s’est tristement passé à Ferguson et ailleurs montre que, malgré la double élection d’ à la Présidence des Etats-Unis, ce pays n’a pas encore réussi à éliminer cette plaie absurde et consternante qu’est le racisme. Ces problèmes sont-ils limités à des membres blancs de la police, ouvertement racistes, face à des noirs appartenant aux classes les plus pauvres du pays ? A 32 ans, pour son premier long métrage, Justin Simien a choisi de montrer, dans une comédie grinçante, ce qui se passe entre noirs et blancs dans un environnement totalement différent, une Université, lieu de tolérance et d’ouverture, tout au moins en principe. Une Université ressemblant sans doute beaucoup à la Chapman University d’Orange, en Californie, dans laquelle Justin Simien a étudié. Pour le réalisateur, une Université est l’endroit idéal pour traiter de la recherche d’identité qu’ont des jeunes qui viennent de quitter pour la première fois leurs parents et leurs lieux d’origine. A première vue, tout semble se dérouler le mieux du monde entre blancs et noirs : le Président de l’Université est blanc, le Doyen est noir, des garçons noirs « sortent » avec des filles blanches, des garçons blancs sortent avec des filles noires. Toutefois, cette vision « bisounours » et optimiste n’est pas partagée par l’ensemble de la population afro-américaine, ne serait ce que par le Doyen, sorti brillamment de l’Université, et qui se retrouve avec, au dessus de lui, un Président blanc sorti, lui, très petitement. Dans le groupe d’étudiants noirs auquel Justin Simien s’intéresse, chacun recherche son identité à sa manière et, concernant le comportement à adopter par rapport à ses condisciples blancs, cela va de la plus grande proximité au rejet. Le personnage qui a sans doute le plus de difficulté à trouver sa place est sans aucun doute Lionel, noir et gay, ce qui l’empêche de s’intégrer pleinement et parmi les noirs et parmi les gays. Quant à Sam, née d’un père blanc et d’une mère noire, elle cherche à apparaître plus noire qu’elle ne l’est en réalité, disant aimer le be bop alors que sa véritable préférence va vers Taylor Swift. Quant aux étudiants blancs, on va en retrouver beaucoup avec un comportement très ambigu dans une fête sur le thème du hip-hop qui va très vite … dé-raper ! Tout au long du film, Justin Simien pose un tas de bonnes questions sur le sujet qu’il a choisi tout en se gardant de donner les réponses. Dommage toutefois que ce réalisateur, qui se revendique de Bergman et de Woody Allen plus que de Spike Lee, ait rendu une copie assez souvent confuse et brouillonne. Par contre, l’utilisation qu’il fait de morceaux de musiques classiques plus ou moins transformés dans leur arrangement fait partie des bonnes idées du film. Quant à la distribution de ce film choral, elle est d’un excellent niveau.

Au fait, Justin Simien est noir et gay.

Au fait, la situation en France est-elle tellement différente ?

Et si vous alliez approfondir ce qu’il faut savoir sur ce film en allant consulter la critique de ce film, écrite par Mayeul Permezelet et parue sur notre site lors de sa sortie en salles !

 

Dear White People 1

 

Le DVD

[4.5/5]

Blaq Out a choisi de donner le choix entre deux options pour regarder, ou plutôt, pour écouter le film : VO sous-titrée en français en stéréo 5.1 et VF en stéréo 5.1. Beau travail concernant le transfert sur DVD, avec, en particulier, un très bon respect des couleurs. Quatre suppléments au menu. On ira vite sur les deux derniers, plutôt anecdotiques : Des scènes coupées, 3 au total pour une durée de 2 minutes et 30 secondes et un bêtisier de 5 minutes. Les deux autres sont autrement plus intéressants, même si, parfois, ils se recoupent un peu. Dans le premier, d’une durée de 11 minutes et réalisé pour Blaq Out, Justin Simien s’exprime sur son film, sur les quatre personnages les plus importants, sur son choix consistant à prendre ce qui peut se passer dans une Université pour parler de la recherche d’identité chez les jeunes adultes et des formes de racisme qu’on continue à trouver, même dans dans des lieux ouverts et tolérants, dans l’Amérique d’Obama. Le deuxième est un making of de 19 minutes qui permet au réalisateur, aux comédiens principaux et aux producteurs de raconter les difficultés rencontrées pour monter le film ainsi que la façon dont tout ce monde a vécu la période du tournage et celle de la promotion.

DVD disponible, entre autre, directement chez Blaq Out.

dear white people 4

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Jean-Jacques

Cet article a été rédigé par Jean-Jacques Corrio, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles