Test Blu-ray : Z Nation – Saison 3

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Z Nation – Saison 3

 
 
États-Unis : 2016
Titre original : –
Créateurs : Craig Engler, Karl Schaefer
Acteurs : Keith Allan, Russell Hodgkinson, Nat Zang
Éditeur : M6 Vidéo
Durée : 10h30 environ
Genre : Série TV, Horreur, Comédie
Date de sortie DVD/BR : 22 mars 2017

 

 

Toujours à la recherche de Murphy, cette saison 3 s’ouvre sur un monde rempli de nouvelles menaces. Une armée d’hybrides, mélange entre humains et zombies, fait rage. Il est l’heure pour nos héros de faire face à ce nouveau phénomène et de l’arrêter avant que ce ne soit trop tard…

 

 

La saison

[4,5/5]

Souvent présentée comme une série concurrente de The walking dead, la série Z Nation, produite par The Asylum pour la chaine Syfy depuis 2014, s’est rapidement imposée comme une série très éloignée de celle créée par Frank Darabont quelques années plus tôt. D’ailleurs, si l’on met de côté l’aspect « road movie dans le contexte futuriste d’un monde en proie à la désolation et peuplé de zombies », tout ou presque oppose les deux shows. Là où Walking dead est sérieux, solennel, premier degré et presque philosophique, Z Nation a rapidement imposé un esprit cheap, déjanté, presque punkoïde, le show créé par Craig Engler et Karl Schaefer assumant clairement et définitivement sa nature de divertissement décérébré et souvent incohérent, mal foutu mais 100% fun : le bis comme un état d’esprit… A la question « Peut-on aimer à la fois Walking dead et Z Nation ? », on pense dés lors qu’une seule réponse s’impose : « On s’en fout ! ».

Z Nation, vous le savez, sur critique-film.fr, on a aimé la première saison, et on a aimé la deuxième saison, qui parvenait à partir dans des directions inattendues et était parvenue à renouveler considérablement le show, même si les expérimentations des auteurs ont valu à la série quelques importantes variations d’audience ces deux dernières années : après une première saison qui tournait à 1,4 million de téléspectateurs en moyenne, ces deux dernières années, on a plutôt une moyenne à 850.000, avec des pointes au-delà du million en début et fin de saison. Mais si les audiences retranscrivaient vraiment la qualité d’une série, depuis le temps, on le saurait, non ?

 

 

Pour peu que l’on adhère à son esprit bête et méchant, et que l’on fasse abstraction d’une facture formelle par moments un peu à la ramasse, Z Nation n’en demeure pas moins une excellente série, qui en a sous le pied et a toujours des choses à raconter. On en veut pour preuve cette troisième saison, qui nous propose une entrée en matière fracassante avec un double-épisode qui replonge vraiment le spectateur dans le bain de son univers sanglant et barré, au cœur d’un flashback prenant lieu dans la première moitié de la deuxième saison. Au programme de cette saison 3, comme d’habitude, des histoires indépendantes qui se greffent à une intrigue générale plus ténue : [ATTENTION SPOILERS] une visite par la zone 51, un asile de fous, une serre à zombies, mais également à « Murphytown », où se dessine le destin d’une partie de la saison… On aura également droit à un jeune garçon élevé par des corbeaux, ou encore à un zombie « kraken »… Du grand Art, garanti 100% WTF.

Cette escale à Murphytown sera l’occasion pour les auteurs de verser dans la féroce satire politique, avec un discours anti-Trump assez réjouissant (Sketchy cherchant à convaincre les survivants de donner de l’argent pour construire un mur qui les isolerait des zombies), mais également de séparer le groupe, ce qui permet de proposer des épisodes « loners » un poil différents des saisons précédentes puisqu’ils se basent sur un seul, ou un plus petit groupe de personnages qu’à l’accoutumée. Une façon intéressante d’approfondir un peu leur personnalité, en même temps que de proposer des rencontres avec des survivants toujours aussi frappadingues. Côté formel, les réalisateurs maison nous proposent toujours régulièrement quelques éclairs de génie, et imposent de belles trouvailles de mise en scène, évitant par exemple aux personnages à se confier aux autres, mais renforçant encore la connivence avec le spectateur. Cette troisième saison est aussi l’occasion de retrouver Lucy, la fille de Murphy, qui grandit à grande vitesse. Son retour rend d’ailleurs à Z Nation son énergie bourrine et dévastatrice, réduisant presque la conclusion du segment « Murphytown » à sa portion congrue, et revenant au joyeux bordel que nous aimons tous et à un cliffhanger de folie, laissant le doute quant à la survie de nombreux personnages importants. [FIN DES SPOILERS] [FIN DE LA CRITIQUE]

 

 

Le coffret Blu-ray

[4,5/5]

On commence à avoir l’habitude : c’est sous les couleurs de M6 Vidéo que débarque aujourd’hui cette troisième saison de Z Nation sur support Blu-ray et DVD, l’éditeur français nous proposant les quinze épisodes de la saison (en réalité 14, mais avec un premier épisode scindé en deux) dans un coffret réunissant quatre belles galettes HD. Les possesseurs des deux premières saisons ne seront pas dépaysés : la série créée par Craig Engler et Karl Schaefer s’offre à nouveau un transfert optimal, riche d’une définition et d’un piqué irréprochables et précis, et imposant une palette de couleurs légèrement désaturée du meilleur effet. L’encodage est proposé en 1080i, mais il semble que cela soit également un élément récurrent des productions The Asylum, et qui semble approprié étant donné que les épisodes durent, à quelques secondes près, les 44 minutes réglementaires annoncées sur le site de référence IMDb. En bref, c’est un sans faute côté image, comme côté son d’ailleurs, puisque les mixages DTS-HD Master Audio 5.1 balancent la purée avec puissance et dynamisme, en VF comme en VO. La spatialisation a été bien travaillée, et les nombreuses scènes d’action comme les scènes plus posées proposent une solide immersion au cœur de la série.

Du côté des suppléments, M6 Vidéo nous propose tout d’abord, outre le teaser de la saison, deux featurettes qui survolent en moins de dix minutes tout compris les enjeux de cette nouvelle saison et les maquillages, notamment celui de Murphy, qui a évolué depuis l’année dernière. On se réjouira donc de découvrir, même rapidement, l’envers du décor. Enfin, pour terminer, un court module appelé La chasse est ouverte compile en musique les 27 équarrissages de zombies, parfois bien gratinés, qui émaillent le premier épisode.

 

 

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